On a beau avoir passionnément aimé Fallout New Vegas, c'est avec un peu d'inquiétude qu'on a vu arriver l'extension Dead Money, téléchargeable depuis quelque temps sur Xbox 360, et maintenant sur PS3 et sur PC contre environ 6 550 anciens francs (ou 10 euros). Si l'idée de prolonger de quelques heures l'expérience Fallout a quelque chose de séduisant, on ne peut s'empêcher de penser aux extensions, pas toujours géniales, voire franchement mauvaises, auquel avait eu droit Fallout 3.
Elijah, Elijah, fais moi sauter le cou
Tout commence par une réclame pour le casino de Sierra Madre, captée sur votre Pip-Boy. En suivant le signal radio, vous ne tarderez pas à vous faire enlever, plus sûrement qu'en répondant à l'e-mail de la première riche héritière ivoirienne venue. Le réveil est rude : vous voilà à la Villa, cité mort-née baignée dans un nuage toxique, où rôdent des créatures qui n'ont plus grand-chose d'humain.
Autour de votre cou, un collier qui menace d'exploser si vous faites mine de revenir en arrière. Votre ravisseur, c'est le Père Elijah, l'ancien big boss de la Confrérie, dont la nouvelle marotte est d'envoyer des cobayes à l'assaut du casino, supposé renfermer des trésors merveilleux. Mais avant de perpétrer le casse du siècle, vous allez devoir monter une équipe avec trois des autres otages d'Elijah.
On l'aura deviné, Dead Money n'est pas une extension comme les autres. Loin du canon du jeu de rôle, c'est presque un petit jeu d'aventure qui nous attend, très écrit, très scénarisé, avec des PNJ incroyablement charismatiques. Il n'est pas question de massacres d'ennemis à la chaîne (ils sont quasi invincibles), mais plutôt de destins brisés, d'âmes errantes, littéralement prisonnières des fantômes de leur passé. Ce qui nous attend est bien plus qu'un braquage : c'est l'histoire tragique d'amours déçues, de trahisons et de monstres prêts à tout pour un peu de gloire ou d'argent.
A boombox is not a toy
Si l'histoire est magistrale, l'exécution est un peu laborieuse. On pense au brouillard toxique, mais surtout aux haut-parleurs qui abondent à Sierra Madre, et dont la simple proximité risque de faire sauter votre collier. Deux obstacles systématiques et un peu gimmick qui n'apportent pas grand-chose, sinon une difficulté artificielle, et qui nuisent au rythme de l'aventure.
Dead Money n'avait pas besoin de ça, d'autant que toute la première partie compte sur des moyens plus subtils pour tester notre habileté : la rareté des munitions ou des soins et l'incroyable résistance des ennemis. Un petit peu comme dans un STALKER, on compte ses balles, on n'hésite pas à fuir, on se planque, on scrute le sol à la recherche des pièges et on fouille chaque poubelle, chaque frigo, pour tenter de bricoler de quoi survivre.
Dog only knows
L'aventure prend un tour plus classique une fois entré dans le casino, mais l'ambiance reste tout aussi prodigieuse, grâce à une bande-son parfaite, à des dialogues complètement barrés et à des personnages tellement fascinants qu'on aurait voulu les ramener une fois la quête terminée. Il faut absolument que vous rencontriez Dog/God, le super mutant schizophrène, le plus fidèle ami de l'homme (son pire ennemi aussi).
Alors oui, Dead Money n'est pas donné, ses graphismes et son gameplay (brouillard et haut-parleurs) sont un peu à la ramasse, mais c'est probablement l'une des meilleures quêtes de New Vegas, l'une des plus complexes, des mieux écrites et, avec 5 heures de jeu au compteur, l'une des plus longues.
En gros, c'est l'anti-Operation Anchorage, la première et médiocre extension qu'avait connue Fallout 3. Nous voilà donc rassurés et impatients de voir ce qu'Obsidian nous réserve pour les prochains DLC.
points positifs
points négatifs

test










![]() |
Youseemii
Mesurez gratuitement votre visibilité sur internet et les réseaux sociaux
|
|


nos newsletters














agrandir la photo
