Parce que l'affaire est un peu compliquée, commençons par une mise au point : Flames of Vengeance est l'extension téléchargeable de Divinity II Ego Draconis, hack'n'slash sympathique mais pas évident sorti l'an dernier. Et pour ceux qui auraient raté le début des aventures de notre Chevalier dragon, une version boîte nommée Divinity II The Dragon Knight Saga est disponible dans le commerce et compile ces deux épisodes. Si vous avez raté Ego Draconis, c'est l'occasion de vous y mettre, après bien sûr avoir lu ce qu'on en pensait. Les autres peuvent continuer leur lecture !
Draguons les possesseurs de télé HD !
Flames of Vengeance est donc la suite directe d'Ego Draconis, ce qui devrait réjouir ceux qui avaient trouvé que le premier épisode se terminait un peu en queue de drag... pardon, de poisson. On peut d'ailleurs reprendre son ancien personnage, à moins qu'on ait perdu sa sauvegarde ou qu'on préfère en créer un nouveau, directement propulsé au niveau 35. Et pourtant, malgré cette filiation directe, on a – à bien des égards – l'impression d'avoir affaire à un jeu différent.
Graphiquement d'abord : le titre de Larian Studios a bénéficié d'un sérieux coup de polish, qui, s'il ne risque pas de vous décrocher la mâchoire, le met à peu près au niveau des standards actuels du jeu de rôle. A noter d'ailleurs que Ego Draconis, le premier épisode de la série présent sur le DVD de The Dragon Knight Saga, a lui aussi bénéficié de ce dépoussiérage salutaire.
Bien sûr, les mécaniques du jeu n'ont pas changé, elles : il s'agit toujours d'un hack'n'slash, comprenez un jeu de rôle plus axé sur les combats et la constitution de l'armure ultime que sur le libre arbitre et l'exploration. Il faut toujours jongler entre ses potions et ses nombreux pouvoirs, choisir soigneusement entre un anneau « +0,12 % de régénération de la santé » et « +1,5 en force ». Et à une occasion, on se transformera même en dragon, comme au bon vieux temps.
Les joies de l'habitat urbain
Mais exit les vertes prairies de l'insouciance : revenu sur Terre, notre héros se voit cette fois-ci cantonné à Aleroth et ses souterrains, ville sur laquelle menacent de déferler d'un moment à l'autre les forces des ténèbres. Et bien sûr, tout le monde compte sur vous pour leur faire changer d'avis.
Et c'est justement ce parti pris a priori étriqué qui fait la richesse de Flames of Vengeance : on a rarement vu autant de quêtes au mètre carré, beaucoup étant d'ailleurs liées entre elles d'une manière ou d'une autre. Et pas le genre bourrine s'il vous plaît, simple prétexte à massacrer du mob à la chaîne : la majeure partie du jeu est étonnamment calme, lorgnant presque vers le jeu d'aventure.
Le plus fort, c'est qu'on serait bien en peine de trouver une seule quête de type « dératisez cette cave » ou « livrez ces trois racines à l'alchimiste ». Dans Flames of Vengeance, chaque quête est totalement unique, bien écrite, jamais gratuite, nous mettant face à des situations souvent décalées et rarement vues dans un jeu de rôle. Soulignons au passage la VF, tout simplement impeccable et rendant parfaitement justice à l''humour omniprésent, et, pour une fois dans un jeu vidéo, réellement drôle.
Juste une extension ? Peut-être, mais aussi une leçon, et surtout une certaine densité qui interdit de s'ennuyer pendant la petite dizaine d'heures que dure cette nouvelle campagne.
points positifs
- Prolongé le plaisir d'Ego Dragonis
- Les quêtes nombreuses, bien écrites, originales et jamais répétitives
- L'humour omniprésent et qui fait toujours mouche
- la VF irréprochable
- La refonte graphique
points négatifs

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