Terminée la maison de poupée. Dans les Sims Medieval, vous avez la responsabilité des héros de tout un royaume. Les faire manger, dormir, discuter, tisser des histoires d'amour et veiller à leur réussite professionnelle... sauf qu'ici, ce n'est plus une fin en soi. A vrai dire, c'est même un aspect secondaire et simplifié.
Le but du jeu, on le choisit en début de partie : construire le maximum de bâtiments, conquérir tous ses voisins, etc. On appelle ça des « Ambitions », et il y en a douze différentes. Mais avant d'atteindre son but, on devra d'abord en passer par une ou deux dizaines de quêtes, chacune influençant le bien-être, la culture, la sécurité et la connaissance dans votre royaume. Et c'est là qu'interviennent nos héros.
Humble héros
Pas facile la vie de héros. Même si, contrairement aux autres jeux de la série, ils ne vieillissent pas et ne peuvent pas avoir d'enfants. Déjà deux soucis en moins. Prenez le roi par exemple, seul accessible en début de partie. Son quotidien : faire voter des édits, écrire des lois, écouter et répondre aux doléances de ses sujets... Ainsi chaque matin, le jeu impose au hasard deux de ces activités, dont la réussite boostera votre concentration. Et, par ricochet, la probabilité que vous réussissiez vos quêtes.
Les objectifs de ces dernières sont extrêmement simples à valider : il suffit de cliquer dessus. Mais un Sim de mauvaise humeur risquera de rater son coup. Bon, pour la première quête du jeu, couper du bois et ramasser des cailloux, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes.
La ligue des « gentlemen extraordinaires »
Chaque quête est récompensée par des points de royaume, nécessaires à l'achat de nouveaux bâtiments. Mauvaise nouvelle : vous pouvez ranger les plans de ce donjon gigantesque dont vous rêviez. Les bâtiments sont livrés clé en main, il n'y a plus qu'à choisir le mobilier et le papier-peint. Bonne nouvelle en revanche : la plupart des bâtiments débloquent un nouveau héros. Dix en tout, du chevalier à l'espion, en passant par le barde, ou le médecin. Comme le roi, chacun à ses petites tâches quotidiennes spécifiques.
Mais surtout, chaque nouveau héros donne accès à de nouvelles quêtes, selon un système aussi complexe que malin. Ainsi, avoir sous ses ordres un roi, un prêtre jacobin et un forgeron déverrouillera telle quête, tandis qu'un sorcier, un espion et un prêtre prétérien donneront accès à telle autre. Mieux : la plupart des quêtes possèdent quelques variantes qui sont autant d'approches auxquelles vous pourrez avoir accès selon votre cheptel de héros.
La maison de poupée gonflante ?
Variées, pleines de rebondissements, ces quêtes sont plutôt bien écrites et toujours amusantes, ce qui ne gâche rien. Sauf qu'on l'a dit, il suffit généralement de cliquer sur les différents objectifs avec un Sim de bonne humeur pour en venir à bout. Et même s'il est question de voyage dans des contrées inhospitalières ou d'invasion de chinchillas, ne vous attendez pas à y assister en personne. Tous les évènements extérieurs à notre village ou au petit quotidien de nos Sims ne nous étant rapportés que par des petits textes, ou exceptionnellement, des dessins. Pas très 2011, tout ça.
Du coup, pas sûr que la plupart des joueurs s'y retrouvent plus longtemps qu'une partie ou deux. Heureusement pour les autres, les développeurs ont été généreux : le nombre impressionnant de quêtes, les différentes combinaisons entre héros et les douze « ambitions » pousseront le joueur patient à enchaîner les parties. Encore faut-il garder à l'esprit qu'avec une gestion de la vie quotidienne moins poussée et sans mode construction, Les Sims Medieval n'est pas « juste » un Sims. C'est plus, mais aussi moins, que ça.
points positifs
points négatifs

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