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Castlevania : Lords of Shadow sur Xbox 360

  • test jeu vidéo Xbox 360 :  Castlevania : Lords of Shadow sur Xbox 360
  • test jeu vidéo PS3 : Castlevania : Lords of Shadow sur Xbox 360
Editeur : Konami     Développeur : Mercury Steam Entertainment
Castlevania débarque avec force galipettes et coups de chaîne. Seuls défauts, son manque d'originalité et sa répétitivité.
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Castlevania, puissant mais pas assez original

Commençons par ce qui fâche. Avec son scénario peu original et ses multiples sources d'inspiration – God of War, Dante's Inferno, Devil May Cry, etc. –, Castlevania : Lords of Shadow n'incarne pas tout à fait le renouveau flamboyant de la licence qu'on attendait. Son identité est trop floue pour mériter l'appellation « Castlevania ». Pour autant, voici une renaissance plutôt plaisante.
Dans la peau de Gabriel Belmont, jeune membre de la Confrérie de la lumière, vous partez en quête de la vérité sur le meurtre de votre femme. Vous vous retrouvez entraîné dans une aventure tout en cabrioles, combats, cinématiques et quick time events qui vous mène dans les domaines des Seigneurs noirs.
Les Lords of Shadow menacent l'équilibre entre le bien et le mal, mais leurs pouvoirs conjugués pourraient, surtout, permettre à Gabriel de ramener sa compagne à la vie. Une bonne motivation pour notre héros qui va manger du loup-garou, du vampire et des gobelins pendant plus de 30 heures de jeu.

Un chemin trop balisé
Avec ses beaux décors rappelant le Seigneur des anneaux, le Monde de Narnia (pour l'extérieur) ou encore Underworld (pour les intérieurs), Castlevania cherche son atmosphère, sans vraiment la trouver. Le mélange de heroic fantasy, de style gothique mais aussi de mythologie se fait sentir tant dans le bestiaire (loup-garou, vampire, gobelin) que dans les endroits que vous visitez tout au long de l'aventure (abbaye, cathédrale, vallée luxuriante, etc.)
Castlevania conserve une forte coloration « plates-formes », et, comme le veut généralement le genre, la liberté n'est pas de mise. Il est impossible de sortir des sentiers battus ; vous ne pouvez faire que de petits écarts  contrôlés » pour trouver des objets, des armes ou encore des trésors. Si vous passez à côté de l'un d'eux, vous pouvez recommencer à loisir les niveaux déjà parcourus. Ce sera même une obligation, certains endroits n'étant accessibles que bien plus tard, lorsque vous aurez acquis d'autres armes ou pouvoirs.

L'en-chaîne-ment, clé de tous les combats
Tout le gameplay est articulé autour de l'arsenal à votre disposition. Outre votre arme principale – une relique en forme de croix, sans fouet mais pourvue d'une chaîne à améliorer au cours du jeu –, des dagues en argent, des fioles d'eau bénite, des cristaux démoniaques ou encore des fées constituent les quelques accessoires que vous devrez utiliser pour vous frayer un chemin jusqu'aux différents boss.
Au cœur du principe du jeu, on trouve également la magie. Rapidement, vous acquérez la faculté de vous servir des pouvoirs de la Lumière et de l'Ombre. Ils transforment, amplifient ou complètent temporairement les effets de votre arme principale, des dagues ainsi que des autres objets que vous ramasserez sur la dépouille des boss. De quoi mener des combats violents et sanguinolents en enchaînant les mouvements dévastateurs. Dans la grande tradition du beat'em all, vous pouvez les débloquer ou les acheter grâce à votre journal d'aventure, en dépensant les points d'expérience acquis après avoir taillé en pièces tout ce qui vous passe sous votre chaîne.
Toutefois, si les mouvements sont nombreux et fluides, qu'ils demandent une bonne maîtrise de la manette et que Gabriel est réactif, les combats deviennent rapidement ennuyeux. La faute à un schéma répétitif : mouvement circulaire autour de l'ennemi, esquive, frappe, roulade, parade jusqu'à avoir nettoyé les environs.

Gabriel le survivant
Mais, plus encore que la maîtrise des combos et des phases de plates-formes ou que la compréhension des énigmes (simplissimes), le défi est bien de rester en vie. Car vous êtes toujours en infériorité numérique ou face à des ennemis colossaux qui frappent dur. Et tout n'est pas qu'une question d'adresse. La gestion des collisions n'est pas toujours respectée.
Il faut alors savoir tirer parti de certains défauts du jeu. Ainsi, comme les fontaines de santé sont rares, pour se requinquer, il faut parfois abuser du fait que les ennemis sont généralement assignés à une zone. Si vous restez sur le seuil d'une porte, entre deux salles, ils ne vous suivent pas et ne peuvent vous attaquer. Vous, en revanche, pouvez y aller de bon cœur en ne mégotant pas sur la magie de la Lumière pour restaurer une partie de votre jauge de vie.

Verdict
Malgré une réalisation presque sans faille, à quelques chutes de frame rate (nombre d'images par seconde) près, cet opus de Castlevania nous a un peu ennuyés. Les combats sont répétitifs, les énigmes, vraiment simplistes, et le scénario, cousu de fil blanc. Les environnements sont si beaux qu'on aurait aimé avoir un peu plus de latitude pour découvrir les régions sans être tenu par la main, voire aborder les affrontements autrement qu'en mode frontal et bourrin. Mais qu'attendre d'autre d'un beat'em all mâtiné d'aventure ?

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