Warhammer 40.000 : Dawn of War 2 avait rompu avec la tradition de la stratégie en temps réel en faisant la part belle au micromanagement d'unités, sans gestion de ressources. Juste vous, vos hommes, que vous appreniez à connaître, à déployer en fonction de leurs capacités, que vous faisiez évoluer et, puis, en face, les grands ennemis traditionnels de la série : Orcs, Tyrannides et Eldars.
Au commencement...
Un an après la victoire contre les Tyrannides, l'univers de Warhammer 40.000 connaît à nouveau un séisme à même de le mettre à mal. Le Warp vient de relâcher la planète Aurelia. Un code d'urgence des Space Marines vous replonge immédiatement dans l'action, vous, le commandant – vous pouvez importer le profil de vos troupes de Dawn of War 2, sans leurs armures Terminator et leurs équipements hélas – et vos fidèles soldats, spécialisés, qui dans l'infiltration et la pose d'explosif, qui dans le tir de barrage, qui dans l'avancée tactique et le combat bouillant. Tous sont des Space Marines, et ce n'est pas rien.
Des nouveautés
En très bonne extension, Chaos Rising apporte son lot de nouveautés. Tout d'abord, vous pourrez pousser vos personnages jusqu'au niveau 30. Nouveau seuil un peu léger, puisqu'on atteint très vite ce palier. Ensuite, vous affrontez des ennemis dignes de vous, les Space Marines du Chaos. Pendants sombres de vos unités, ils sont aussi noirs que vous êtes rouges.
Outre le fait que ce sont des combattants hors pairs, leur arrivée apporte une nouvelle profondeur au jeu. L'aspect jeu de rôle s'en trouve en effet renforcé. Au fil du jeu et des missions, vos troupes – au sein desquelles se cache un traître, véritable choc tant on a appris à les apprécier en frères d'armes – peuvent en effet être corrompues.
Jeu de rôle stratégique en temps réel
Soit par leurs actions : certains objectifs apportent des points de corruption, ou font échouer à maintenir telle position sur une carte. Ne pas participer à telle mission pour un des éléments lui coûtera des points de corruption, etc.
Soit par les armes qu'ils utilisent : le loot sur le champ de bataille est toujours aussi essentiel pour récupérer de nouvelles armes plus puissantes et destructrices. Parmi elles, des armes corrompues. Plus efficaces, elles entachent leur possesseur, lui imputant un ou plusieurs points de corruption.
C'est là que le côté jeu de rôle s'affirme davantage. Il est en effet possible de choisir sciemment la voie de la corruption. Les talents et capacités de chacun sont alors remplacés par un équivalent sombre. Par exemple, la capacité de régénération de la santé est remplacée par une soif de sang, qui s'apparente à une folie meurtrière. Et pouvoir invoquer des démons est sans aucun doute un argument de poids en faveur du Chaos.
En vérité, je vous le dis, entre « Pur aux yeux de l'Empereur » et « Possession démoniaque », le chemin peut être rapide... Et c'est un choix, le vôtre. Les changements induits dans le gameplay permettent même de finir le jeu en « pur » puis en « corrompu ». Pour apprécier le tout à sa juste valeur.
Multijoueur enrichi
Voilà qui ajoutera à la durée de vie de cette extension, qui aurait pu, avec un peu plus de contenus, une campagne par race, par exemple, être un titre stand alone. Le multijoueur participera également de ce plaisir prolongé. Dawn of War 2 avait vraiment séduit grâce à ses combats acharnés en opposition ou en collaboration. Chaos Rising fait mieux et enrichit le tout.
Avec de nouveaux personnages, par exemple. Le Librarian des Space Marines, le Wierdboy des Orcs, le Wraith Guard des Eldars, etc. Et puis évidemment, les troupes du Chaos. Les parties en x contre x contre x (3 équipes de 2 joueurs, par exemple) sont vraiment démoniaques. Le plaisir de retrouver ses repères sur de nouvelles maps est indéniable et les combats effrénés auront de quoi redonner du plaisir aux accros de la stratégie en temps réel qui taille dans le vif du sujet, sans état d'âme.
Chaos Rising est une excellente extension, graphiquement très plaisante, avec des décors plus vivants – les avalanches sur Aurelia en sont un bel exemple. Elle frappe surtout par son gameplay mêlant stratégie/tactique nerveuse et jeu de rôle riche où chaque décision fait pencher la balance du côté de l'Empereur ou du Chaos...
points positifs
- Le scénario
- Le gameplay nerveux
- La nouvelle limite de niveaux
- Les Space Marines du Chaos
- Les nouveaux équipements
points négatifs

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