Le nouvel opus des aventures du prince de Perse débarque enfin sur nos PC ! Dans Les Sables oubliés, comme nous l'indiquions dans notre test de la version Xbox 360, vous incarnez un jeune homme venu apprendre la diplomatie et l'art de régner aux côtés de son grand frère Malik et voilà qu'à peine débarqué, c'est la guerre. Il va falloir aider ce dernier à se tirer de ce mauvais pas, mais lui n'a rien trouvé de mieux que de vouloir libérer la mythique armée du roi Salomon (constituée de créatures extraordinaires) pour occire ses opposants qui l'assiège. Rien ne se passe comme prévu et vous libérez des hordes de morts vivants, et quand on dit des hordes... ce sont des hordes.
Une jolie adaptation...
On commence à avoir l'habitude avec Ubisoft. Le joueur PC doit attendre quelques semaines de plus que son voisin le joueur de console. C'est dur de porter un jeu de nos jours. Mais trêve de sarcasmes ! L'adaptation est plutôt réussie, il faut être honnête. Les graphismes sont tout à fait enchanteurs, la bande-son envoûtante et la jouabilité plus que correcte au clavier et à la souris. On est dans l'univers des Mille et Une Nuits, pas de doute !
Seul fait frustrant, le fait que la caméra ne soit pas plus libre sur PC que sur console ! De temps en temps, avoir une vision d'ensemble pour savoir où faire de la grimpette serait un vrai plus.
Guerrier des bacs à sable !
Hélas, la faible durée de vie du jeu, déjà évoquée lors du test sur Xbox 360, est plus que décevante. En une demi-journée, c'est emballé et pesé ! D'habitude, sur PC, on a une carte en plus parce qu'on a été gentil de patienter... Ici : rien !
Les séquences d'escalade ne se résument qu'à une bonne coordination de mouvements entre l'utilisation de pouvoirs et les sauts. Les combats, impressionnants de prime abord à cause de votre infériorité numérique, se résolvent en quelques coups de sabre, un ou deux coups de pouvoir de Tornade sans oublier un ou deux finish pour rompre avec la monotonie des estocs. Mais bon... pas de quoi s'en relever la nuit ! Même les plus coriaces sont, en fait, simplissimes : peu de challenges et toujours les mêmes techniques de combat pour les faire passer de trépas à trépas (oui ce sont des morts vivants, on le rappelle).
Certes, c'est une bonne suite du PoP sorti en 2003 (Les Sables du temps) mais on aurait préféré – et on est peut-être les seuls – qu'il soit plus dans la continuité de celui sorti en 2008, avec ses graphismes novateurs (pour la série), son univers bien plus mystique et désolé, avec ce jeune prince plus gredin que noble... Allez courage, cette suite-là, c'est pour...2008 + 7... l'hiver 2015. Un peu de patience donc !
Un peu plus de contenu ?
Autre petit plus des jeux Ubisoft sur PC, le UPlay. Et Prince of Persia a également droit à ces quatre succès ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette interface, rappelons qu'elle fonctionne un peu comme le Market des consoles sauf que c'est grâce aux succès que vous accumulez dans les jeux Ubisoft que vous pouvez vous offrir quelques soupçons de bonus contre des points sonnants et trébuchants. Par exemple, vous pourrez vous déguiser avec le costume d'Ezio dans PoP moyennant quelques dizaines de points ou encore vous offrir un « Défi » supplémentaire. Mais là encore, pas de quoi prolonger la durée de vie du jeu de quelques heures.
Moins de bugs et de problèmes techniques aussi
Bon, passons rapidement sur le DRM qui vous oblige à avoir une connexion Internet active en permanence pour jouer, on commence à connaître la chanson. Lors de nos tests, quelques petits bugs sont apparus : le prince qui ne se retourne pas (malgré un matraquage du clavier en règle) et qui se fait gentiment lacéré le dos par les squelettes ou encore les bugs de collision avec quelques murs.
Et ce qui est le plus rageant c'est, par exemple, ne pas avoir d'affichage lorsqu'on démarre le jeu ou, encore, un décalage entre le son et l'image lorsqu'on recharge une sauvegarde... un suicide plus tard, tout rentre dans l'ordre. Soulagement.
Verdict
La version PC n'apporte rien de plus que la version console. On a l'habitude maintenant, le PC est laissé pour compte par les éditeurs. Un volet des aventures du prince de Perse aussi immersif que sur console ? Oui. Plus beau ? Oui aussi, à la condition d'avoir un PC avec des chevaux sous le capot, quoi qu'en dise la configuration minimale de la boîte (et c'est un bon point !) On l'achète ? Non, sauf si vous êtes un fan des pièges à pointe du premier opus, sorti il y a... vingt ans, ou à moins de l'acquérir lors d'une opération promotionnelle sur Steam.

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