En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01Business
Applis, logiciels
Produits
Télécoms
Sécurité
Culture, médias
Politique, droits
Technos
Buzz, société
Jeux
Science, recherche

Données personnelles : Microsoft proposera un stockage hors des Etats-Unis

Discrédité par les révélations d’Edward Snowden sur le programme Prism, l’éditeur veut se refaire une virginité et permettre aux clients étrangers de choisir le lieu de stockage de leurs données. Mais ce n’est pas forcément efficace.

laisser un avis
Données personnelles : Microsoft proposera un stockage hors des Etats-Unis
Données personnelles : Microsoft proposera un stockage hors des Etats-Unis
Face aux révélations d’Edward Snowden, les grands groupes informatiques américains commencent à avoir des sueurs froides, car ils perdent de plus en plus de crédibilité vis-à-vis des particuliers non américains. Le premier à craquer est Microsoft, qui vient d’annoncer, par l’intermédiaire de son juriste en chef Brad Smith, qu’il proposera bientôt à ses clients étrangers de stocker leurs données personnelles dans des datacenters situés en dehors du territoire des Etats-Unis.
Objectif : regagner leur confiance et éviter qu’ils n’aillent voir ailleurs. « Les gens devraient avoir la possibilité de savoir si leurs données sont soumises aux lois et aux accès gouvernementaux d’un autre pays et doivent avoir la possibilité de faire un choix éclairé de l'endroit où sont stockées leurs données », explique Brad Smith dans les colonnes de Financial Times.

Le choix était déjà possible pour les entreprises

Concrètement, cela voudrait dire qu’un client français Xbox ou Office 365 pourrait, à l’avenir, choisir entre plusieurs datacenters pour le stockage de ses données personnelles et, par exemple, sélectionner celui situé en Irlande. Techniquement, ce n’est pas très difficile.  Depuis plusieurs années déjà, les entreprises qui utilisent le service cloud professionnel Windows Azure peuvent choisir entre plusieurs datacenters répartis sur la planète pour stocker leurs données.
Cette option a été introduite pour permettre aux sociétés d’être conformes à certaines restrictions légales relatives à la gestion et au transfert de données personnelles (loi Informatique et Libertés par exemple). Les autres solutions cloud professionnelles telles que Google Coud Platform ou Amazon Web Services, proposent également ce choix. Mais c’est bien la première qu’un fournisseur informatique le propose pour des services grand public. Les startups du web ne voient pas d’un bon œil ce genre de démarche, car seuls les grands groupes peuvent se permettre d’avoir plusieurs datacenters dans le monde.

Légalement, cela ne changera presque rien

Par ailleurs, on peut se demander si c’est réellement efficace vis-à-vis de la NSA. La localisation des données n’a que peu d’importance dans les lois Patriot et Fisa, qui fournissent aux services secrets américains la base légale pour leur cybersurveillance mondiale. Selon le défenseur des droits de la vie privée Caspar Bowden, que nous avions interrogé début 2013, la NSA peut contraindre une entreprise américaine d’accéder à leurs données, même si elles sont stockées en dehors des Etats-Unis.
Théoriquement, une entreprise domiciliée en Europe n’a pas le droit de transférer des données personnelles en dehors de la zone de l’Union européenne. Mais non seulement il existe des exceptions à cette règle (accord Safe Harbour), mais en plus personne ne contrôle réellement ces transferts. D’ailleurs, la commissaire Vivian Reding elle-même a estimé récemment que l’accord Safe Harbour était un « fromage plein de trous ».
Enfin, le président Barack Obama s’est certes engagé, dans un discours tenu la semaine dernière, à ce que les services secrets limitent leurs actions d’espionnage dans les pays étrangers. Mais pour l’instant, rien n’est réellement mis en place. Bref, ceux qui ne souhaitent pas être pris dans les mailles du filet Prism ne doivent pas s’abonner à un service web américain. Ce n’est pas une condition suffisante, mais nécessaire.
Lire aussi:
Barack Obama reçoit les grands patrons de la high-tech, le 17/12/2013
Source :
L’article de Financial Times
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Etude : 80% des objets connectés mettent en danger votre vie privée
Une faille permettait de prendre le contrôle de 99% des smartphones Android
L’Europe prépare une force d’action contre le cybercrime
La Russie veut-elle la peau de Tor ?
A quoi servent les étranges portes dérobées découvertes dans les iPhone ?
La Tesla Model S hackée lors d’un concours de sécurité
Des milliers de LiveBox Orange piratées par un détournement de DNS
Amazon au service de la CIA et de la NSA
Cartes bancaires : 20 fois plus de fraudes sur Internet qu’en magasin
L’édifiant arsenal des espions britanniques pour manipuler les contenus sur le Web
Projet Zero : Google ouvre la chasse aux failles zero day avec une unité d’élite
CNET.com hacké pour sensibiliser le web aux questions de sécurité ?
Smartphone d’occasion : vous vendez vos données personnelles sans le savoir
Silent Circle lance des forfaits de voix sur IP chiffrée
La base de données des fonctionnaires américains, piratée depuis la Chine
Des données personnelles de membres du site l'Equipe.fr dans la nature
La NSA a espionné d'éminents musulmans américains
Invisible.im, la messagerie instantanée qui ne veut laisser aucune trace
Vols vers les Etats-Unis : quels risques posent réellement les terminaux mobiles?
La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires