Sony, iOS, Stuxnet distingués aux « Oscars » du hacking
La conférence Black Hat s’est achevée la semaine dernière par une remise de prix un peu particulière, les Pwnie Awards, qui consacrent les plus belles réussites... et les pires échecs en matière de sécurité informatique.
Quand un hacker pirate la batterie d’un Macbook
Charlie Miller est un habitué des conférences de sécurité. Ce hacker, spécialiste des systèmes Apple, qui avait fait déjà parler de lui à la Black Hat en réussissant à pirater un iPhone avec de simples SMS ou régulièrement au concours Pwn2Own, a récidivé cette année à la Black Hat : il a mis au point une technique permettant à un hacker de « pirater » la batterie d’un portable Apple. En effet, pour une gestion correcte des batteries, tous les ordinateurs ont besoin d’un jeu de microcontrôleurs spécifiques, situés dans la batterie, en l’occurrence des puces de Texas Instruments dans le cas des Macbook.
Ceux-ci sont protégés par une clé, mais Apple, d’après Miller, n’a pas jugé important de modifier le mot de passe par défaut de ces puces. Résultat : il a pu accéder à certaines des fonctions de ces puces et a réussi à en modifier leur comportement. Il explique que, grâce à sa technique, un pirate pourrait rendre inopérante la batterie ou l’utiliser pour une attaque contre le système d’exploitation, attaque qui résisterait donc à une réinstallation de ce dernier… Miller a cependant indiqué qu’il n’est pas parvenu, contrairement à ce qui a été écrit ici et là après sa présentation, à faire « exploser » un Macbook en surchauffant la batterie, mais expliquait dans sa présentation que cela demeurait une possibilité.
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