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Trente millions de dollars grâce à des photos de chats

Cheezburger Network a levé 22 millions d’euros auprès d'investisseurs. Rentable, l’éditeur de sites humoristiques participatifs génère 375 millions de pages vues par mois. Retour sur une success-story.
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Belle levée de fonds pour un pure player d'Internet. L’éditeur Cheezburger Network vient d’obtenir auprès des sociétés de capital-risque Foundry Group, Madrona Venture Group, Avalon Venture et SoftBank Capital 30 millions de dollars (22 millions d’euros). Peu connu de ce côté de l’Atlantique, l’éditeur a développé son modèle économique sur un phénomène dont les internautes sont très friands : les photos et vidéos humoristiques mettant en scène chats, chiens et autres personnages dans des situations burlesques. Le groupe édite plus d'une quarantaine de sites. Parmi les plus célèbres, I Can Has Cheezburger,  dont les contributeurs postent des images de leurs amis à poils longs, Historic Lols, qui détourne des images anciennes, Fail Blog, pour les chutes ou clichés étonnants, ou encore The Daily What, qui recense les vidéos, clichés et articles étonnants et amusants du jour.

Un chiffre d'affaires qui double chaque année

Les chiffres de cette start-up née il y a trois ans ont de quoi séduire. Cheezburger network compte « une base de 16,5 millions de contributeurs qui mettent en ligne plus de 500 000 images et vidéos chaque mois », selon un communiqué de la société. L’ensemble des sites réalise 375 millions de pages vues par mois, pour 110 millions de vidéos regardées. A cela, ajoutez 1 million de followers sur Twitter. Mieux, la société est rentable depuis sa conception. « Depuis notre création, nous doublons notre chiffre d’affaires chaque année », a déclaré Ben Huh, le PDG de Cheezburger Network à Reuters.
Tshirt et calendrier trop LOL !
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Un modèle économique à 3 pattes

Mis à part les frais d’hébergement et les salaires de l’équipe des modérateurs, les coûts sont peu importants. Les internautes contribuent à l’ensemble des sites sans être rétribués. Cheezburger trouve ses sources de revenu dans la publicité, la revente de contenus à d’autres sites Internet ou à des magazines papier et le commerce en ligne. Sur LOLmart, les internautes peuvent acheter des T-shirts, cartes postales, calendriers ou autres goodies réalisés à partir des photos postées par les internautes.
Forte de cet apport financier, la société entend doubler le nombre de ses salariés (une cinquantaine aujourd’hui) et lancer de nouveaux sites. Histoire de faire rire encore plus la Toile.
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