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Crystal Castles accusé de violer la licence Creative Commons

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Au printemps dernier, le duo musical canadien Crystal Castles s'attirait les foudres de l'artiste Trevor Brown pour avoir utilisé l'un de ses dessins (une Madonna passablement amochée avec une couronne d'épine) sur des disques et des T-shirts. L'affaire a fini par se régler, mais le duo fait actuellement face à une autre polémique, concernant cette fois sa musique. Crystal Castles utilise pour ses compositions les sons rudimentaires de jeux vidéo des premiers temps (du genre Pacman). Or un collectif d'artistes utilisant la même matière, 8bitpeoples, accuse les deux Canadiens d'avoir intégré à leurs créations certaines des leurs, sans autorisation.
Le site Pitchforkmedia, qui raconte l'affaire, explique que les artistes de 8bitpeoples soumettent leurs ?"uvres au régime de droit alternatif des Creative Commons. Pour utiliser ces ?"uvres, il faut citer leur auteur, ne pas en faire un usage commercial et ne pas les altérer. Toutes choses qui peuvent être éventuellement revues si l'on en fait la demande à l'auteur. Selon Pitchforkmedia, Crystal Castles se serait servi de créations sonores des artistes Lo-bat et Covox sans respecter aucune des trois conditions.
Devant l'agitation grandissante sur le Web, Crystal Castles a adressé un e-mail d'explications à Pitchforkmedia. Le duo reconnaît la pratique du sampling mais fait remarquer que les morceaux incriminés remontent à ses débuts, en 2004, et qu'ils n'ont jamais été publiés. Pas par eux en tout cas, qui ne les estimaient pas aboutis. De plus, ils utilisaient tellement d'extraits d'autres artistes (Madonna, les Stooges et, effectivement, Lo-Bat et Covox) qu'il aurait été trop compliqué d'acquérir tous les droits.
Certains de ces titres sont cependant apparus sur la page MySpace de Lies Records, label qui a publié le premier disque de Crystal Castles. Pour sa défense, celui-ci explique qu'il a essayé de joindre Lo-bat, mais sans succès.
Moralité : la violation du terme de non-commercialisation des Creative Commons n'est pas avérée, en tout cas pas pour le groupe, puisqu'il n'a pas publié lui-même les morceaux incriminés. Mais Crystal Castles, un peu gêné aux entournures, a annoncé qu'il allait se fendre d'une compilation de ses morceaux favoris issus de la communauté 8bitpeoples. A paraître sur le label... Lies Records.
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