Il semblerait que le rock soit soluble dans le Web. Pour preuve, par exemple, l'initiative de Radiohead distribuant son nouvel album en direct, au prix souhaité par l'internaute. C'est-à-dire rien s'il est radin ou pauvre. Mais la
mixité rock/Web qui me séduit aujourd'hui, on la doit à Arcade Fire et ses clips interactifs.
Après un sublime
Neon Bible (
www.beonlineb.com) où mains et visage du chanteur Win Butler nous appartenaient, le groupe remet ça avec
Black Mirror
(
www.rorrimkcalb.com). Plus de jeu avec la vidéo, qui défile, comme pour tout bon clip qui se respecte, dans une atmosphère à la confluence d'un Fritz Lang et d'un Méliès. L'interactivité est ici dans la
bande-son : ses six pistes (voix, percussions, etc.) font à notre gré silence ou réapparaissent. Libre à nous d'écouter
Black Mirror de mille façons différentes, selon l'envie. Moi, j'y retourne.