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insolite
La poésie de la langue française
Olivier Lapirot,
Micro Hebdo (n° 508), le 16/04/2008 à 07h00
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Plutôt que de se moquer des erreurs de grammaire, de l'argot régional ou des expressions maladroites, ne faut-il pas au contraire se féliciter de la bonne santé d'une langue qui ne prend pas la poussière ? Héritiers littéraires à
la fois de Raymond Queneau et de Michel Audiard, les participants au site « Les doigts bleus » s'amusent à créer de nouveaux mots (à « motcréer ») afin de « poétiser » nos
dictionnaires. On découvre ainsi que le verbe « éciller » signifie épiler les sourcils, que le « hambargo » sonne la fermeture volontaire et massive des restaurants Mc Donald's, que l'adjectif
« lampestre » s'accole à tout ce qui se rapporte à l'éclairage, ou que le « sifflouseur » possède une sonnerie de portable complètement nase.
A la manière des dictionnaires officiels, les définitions sont parfois illustrées d'une citation de référence. Ainsi Victor Hugo lorsqu'il écrivit
« Tu es aussi radieuse et sucrée qu'un cakelicot ma
douce »,
fait allusion à une fleur rare de la famille du coquelicot qui a la particularité originale d'avoir le goût d'un cake aux fruits confits. Le site permet de lire seulement quelques-uns de ses charmants mots, alors
n'hésitez pas à vous procurer le
Dictionnaire du nouveau.

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