











Selon Fabrice Frémy, directeur général de la Société des encyclopédies Quid, la chute des ventes de l'encyclopédie ne saurait être attribuée à sa version Web : “ Internet a été au contraire un bon relais publicitaire, un élément dynamisant auprès des jeunes et le Quid a enregistré ses meilleures ventes en 2000-2001, soit quatre ans après le lancement de Quid.fr ”.
Le fils des fondateurs de l'encyclopédie rappelle par ailleurs que sur Internet, les informations contenues dans l'édition papier de l'année en cours étaient payantes ; l'accès est devenu entièrement gratuit début 2007, suite à la décision des éditions Robert Laffont. Sans nier pour autant l'impact global du Web sur le monde de l'édition et de la presse, Fabrice Frémy affirme que la baisse des ventes de l'encyclopédie (200 000 exemplaires pour le Quid 2006, environ 100 000 pour le Quid 2007) a été aggravée par l'arrêt de la campagne publicitaire menée chaque année sur la radio RTL, que Robert Laffont n'a pas renouvelé.
La Société des encyclopédies Quid recherche un autre éditeur, mais la version 2008 est d'ores et déjà condamnée.
Première publication le 3 décembre 2007
La célèbre encyclopédie a été lâchée par les éditions Robert Laffont. La faute à Internet et surtout à la version Web de l'ouvrage, consultable gratuitement.
Inutile de chercher l'édition 2008 du Quid dans les librairies pendant vos emplettes de Noël. La célèbre encyclopédie en un volume, qui a bercé les études de plusieurs générations d'élèves depuis 1963, ne sera pas publiée cette année. Ainsi en a décidé son éditeur, Robert Laffont, constatant la chute chronique des ventes de cet ancien best seller. Le Quid 2007 n'aurait même pas été vendu à 200 000 exemplaires cette année.
Contactées, les éditions Robert Laffont indiquent que le contrat les liant avec les auteurs de l'encyclopédie, la famille Frémy, est simplement arrivé à échéance. Elles précisent néanmoins que le contenu du Quid est toujours accessible sur Internet, gratuitement, “ comme le voulaient les auteurs ”. Une pique adressée à leurs anciens partenaires, dont la stratégie Internet aurait coulé le livre, vendu environ 30 euros dans le commerce.
Le Web aurait donc eu raison du Quid et de ses 2 000 pages d'information. Non seulement à cause de la concurrence des sites du type Wikipédia, bien que l'exactitude des informations n'y soit pas garantie, mais aussi par son auto-concurrence : l'accès aux articles de Quid.fr est gratuit, ce qui n'était pas le cas au départ. Certainement la pression des internautes, toujours hermétiques aux services payants sur le Net. Mais rien n'empêche un autre éditeur de reprendre le flambeau et d'offrir une nouvelle vie au Quid.
















