











Le module 3D a eu un peu de retard sur le service de vues aériennes de la France, développé par l'Institut géographique national. Ouvert au public en juin 2006, Geoportail.fr devait intégrer la troisième dimension virtuelle dès le mois d'octobre.
Mais le projet a pris du retard, notamment en raison de problèmes d'inaccessibilité du site, dû à l'impréparation des infrastructures et à l'afflux de connexions, brouillant l'image d'un outil présenté comme un rival sérieux à Google Earth.
Cette V2 de Geoportail.fr intégrant la troisième dimension arrive donc ce mois-ci en bêta test. L'effet 3D est surtout saisissant pour les paysages de montagne. Pour les zones urbaines, le résultat est un peu décevant en l'état actuel, les bâtiments restant plats. C'est la vue qui peut être manipulée, inclinée, mais on ne trouve pas de modélisation des bâtiments, comme le propose Google Earth. Néanmoins certaines fonctions sont plutôt impressionnantes, comme le survol des paysages, l'accès direct à certains lieux ou le calcul de distance et de superficie, en tenant en compte des reliefs du sol.
![]() Un air de déjà-vu L'arrivée sur Geoportail 3D ne devrait pas déstabiliser les habitués de GoogleEarth. Les reliefs, sur terre comme en mer, apparaissent, comme la courbure de la Terre à partir d'une certaine altitude. On retrouve également le principe dit de « la fusée » quand on change d'endroit : un décollage du point où vous êtes, un survol très rapide puis un « atterrissage » au point d'arrivée. Pas de coupure, mais un déplacement dans l'espace virtuel.
La France en 3D Ouvert fin juin 2006, Geoportail.fr, développé par l'Institut géographique national, propose en cette fin juillet des vues en 3D de la France, DOM-TOM inclus. Ce développement était à l'origine prévu pour octobre dernier. La 2D reste bien sûr accessible.
Un service intégré au navigateur La navigation en 3D nécessite le logiciel TerraExplorer. Le site vous dirige automatiquement vers une page de téléchargement du module. Tout se passe ensuite depuis le navigateur Internet, contrairement à ce que propose Google Earth. A noter que la 3D ne fonctionne pour l'instant que sous Windows. La disponibilité des versions Linux et Mac est prévue pour janvier 2008.
Décevant à la ville Les zones urbaines (ici l'île de la Cité et l'île Saint-Louis à Paris) sont un peu décevantes. Les différentes fonctions, présentes à droite, permettent de modifier l'inclinaison, de se rapprocher du sol ou de monter en altitude, de survoler les lieux, de tourner en rond, mais les décors restent des photographies aériennes et sont désespérément plats. A noter que, utilisé indépendamment de Geoportail.fr, TerraExplorer propose certains quartiers, notamment de Paris, en modélisation 3D, et plus seulement en photo.
Spectaculaire en montagne Les mêmes manipulations que précédemment réalisées au-dessus des montagnes (ici, le massif du Mont-Blanc) donnent tout son intérêt à la 3D. Les volumes, le rendu des matières, le relief, tout y est. Et sous tous les angles. En revanche, on ne retrouve pas la fonction permettant de mélanger données cartographiques (noms des lieux, routes, etc) et vues photographiques, comme en 2D.
Un accès pratique au lieu de son choix Le déplacement sur la carte se fait très simplement en saisissant la destination de son choix. Dans la rubrique « Lieux remarquables », Geoportail propose aussi une liste de destinations auxquelles l'utilisateur peut accéder directement.
Une sélection de sites remarquables Une deuxième liste, plus complète, mêle paysages, monuments, ouvrages d'art, constructions historiques (parmi lesquels le château de Bity, la résidence des Chirac, classée monument historique).
Seulement pour naviguer L'IGN étant un établissement public de l'Etat ayant une mission de service public, Geoportail se focalise sur la navigation et l'orientation. Il n'intègre pas la localisation de services d'enrichissement de données par les utilisateurs et autres activités commerciales comme le fait GoogleEarth. En revanche, une fonction sert au calcul de distances.
Des fonctions pointues Plus élaborée, une autre fonction calcule des superficies. Il suffit de placer plus de deux points sur les vues et un polygone apparaît en surbrillance. Les lignes épousent automatiquement les courbes du relief pris en compte dans les calculs (ici un versant de la vallée de Chamonix).
|
















