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Un éditeur de jeux tente l'accord à l'amiable avec les pirates

Techland propose à des internautes de payer un dédommagement forfaitaire pour éviter de lourdes procédures judiciaires.

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C'est la dernière affaire qui suscite en ce moment l'émoi des internautes. Un cabinet d'avocats parisien envoie des lettres de mise en demeure à des utilisateurs de réseaux peer to peer ayant téléchargé illégalement le jeu vidéo Call of Juarez, de l'éditeur polonais Techland. Après leur avoir rappelé ce qu'ils risquent au titre de la contrefaçon (jusqu'à trois ans de prison et 300 000 euros d'amende), l'avocate propose un règlement à l'amiable. Pour 400 euros et un engagement par écrit à cesser de pirater, l'internaute évite le tribunal. La méthode est courante aux Etats-Unis, mais en France, c'est une nouveauté dans les pratiques des ayants droit.
Selon l'une des lettres, publiée par le site Ratiatum, qui a levé le lièvre la semaine dernière, le cabinet cible particulièrement les freenautes et a pu récupérer auprès du FAI leur adresse IP et leurs coordonnées à la suite d'une ordonnance du tribunal de grande instance de Paris, rendue fin janvier.
Comme souvent en matière de justice et de litige, Free ne veut pas commenter l'affaire. L'entreprise rappelle simplement que, d'après la loi, ' les coordonnées d'un internaute ne peuvent être divulguées par le FAI que sur autorisation d'un juge '. Manière pour elle de dire qu'elle n'a rien à se reprocher, la lettre prouvant que c'est bien la voie qui a été suivie.

Une plainte pour contrefaçon

Le ton du courrier reste cependant assez virulent. L'avocate explique, par exemple, que s'il y a plainte de l'éditeur pour contrefaçon, l'internaute va non seulement devoir payer des dommages et intérêts importants mais aussi des frais de procédure ' substantiels ', y compris ' ceux de la partie qui gagnera '. Car, bien sûr, il est sûr et certain que l'internaute perdra le procès.
' Considérant la nature des preuves réunies [...] nous avons informé notre client qu'une plainte déposée à votre encontre aurait gain de cause et que vous devriez par conséquent le dédommager. ' Et, histoire de bien faire comprendre que le client et son avocat ne rigolent pas : ' Dans le cas où vous ne seriez pas en mesure de régler les dommages et intérêts et autres sommes mises à votre charge par le tribunal, notre client se verrait dans l'obligation de réclamer sa créance en faisant procéder à la vente de vos biens. ' Si avec ça, l'internaute n'a toujours pas compris...

400 euros pour classer l'affaire

C'est là qu'intervient la proposition de règlement à l'amiable. Pour ne pas courir le risque de finir sans le sou et à la rue (on résume), l'internaute peut fournir un engagement par écrit qu'il cessera de télécharger et de mettre à disposition le jeu vidéo, qu'il en supprimera les copies faites sur le disque dur et sur tout autre support. Enfin, et surtout, il doit payer 400 euros. Il a deux semaines pour répondre en renvoyant le formulaire joint à la lettre.
Du côté du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), la chose laisse perplexe. ' Quand on m'en a parlé, je suis tombé des nues ', affirme son délégué général Jean-Claude Larue. ' C'est un peu des méthodes de cow-boy. En France, si on a un problème, on peut toujours aller devant un tribunal. ' Il est aussi sceptique quant à l'intérêt de la démarche. Pour le Sell, attaquer des pirates pour obtenir un dédommagement n'a de sens qu'avec de gros utilisateurs, qui téléchargent des quantités de jeux. Pour les autres, le syndicat avait privilégié une action de sensibilisation, avec envoi automatisé de messages après autorisation de la Cnil. Pratique arrêtée en 2005.
Aux dernières nouvelles, selon le site Ratiatum, le barreau de Paris se serait mis à ' enquêter de manière approfondie sur le comportement de l'avocate ', afin de vérifier s'il n'irait pas à l'encontre du code de déontologie de la profession.
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Avis sur «Un éditeur de jeux tente l'accord à l'amiable avec les pirates»

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Extorsion ?

de serapis , posté le 04 avril 2007 à 22h29
On s'approche quand même plus de l'extorsion ou du chantage que de la conciliation là ... :ouch:
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ouaip

de subrico , posté le 05 avril 2007 à 08h32
D'autant plus que :
- d'après ratiatum, le formulaire de conciliation à 400€ ne comporte pas de close interdisant des poursuite future
- on peut se poser des question sur la validité des IP relevées : je suis chez free, et j'ai 10 alertes par minute de PC qui essaient de pénétrer le mien sur le reseau proxad. Free est telement au courant des PC zombies qu'il ont même désactiver le port 25. De là a imaginer que l'IP relevée puisse être contesté.
- Sur la méthode : il s'agit d'une société suisse de sécurité qui collecté des IP sur des téléchargement, puis propose aux éditeurs de leur vendre la liste. La qualité des relevés sont douteux : ça concerne aussi la démo gratuite du jeu :??:

Mais bon, il est tjs bon de rappeler que personne n'est anonyme sur le net, chaque "transaction" est traçable et tracé.
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il faut etre precis....

de kernel31 , posté le 04 avril 2007 à 22h50
y'a une petite erreur...enfin petite.... c'est le concepteur qui tente le coup...rien a voir avec l'editeur qui lui est bien affilié a la SELL
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ce ne sont pas les premiers

de c6teen , posté le 05 avril 2007 à 12h30
Je ne suis pas surpris de voir ce genre de pratique arriver en France.
Il y a quelques années, alors que j'avais 16 ans et que mes parents connaissaient une mauvaise passe financière, les sociétés de crédit et de recouvrement employaient déjà ce genre de techniques. J'ai subi à maint reprises leurs assauts au téléphone avec des menaces à peine voilée.

Ce qui me rassure c'est que certaines personnes se posent quand même des questions. J'attends de voir la suite donnée par le barreau.

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le poids des mots...

de elef 783 , posté le 05 avril 2007 à 14h00
pirate attention à la présomption !
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