Le président de la 12e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Serge Portelli, pensait avoir trouvé un éditeur pour son dernier ouvrage Ruptures, qui se veut être une étude critique du bilan au ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy. Mais les choses ne se passant pas toujours comme l'on voudrait qu'elles se passent, son éditeur a, au dernier moment, changé d'avis et refusé de publier le manuscrit.
Le magistrat s'est alors tourné vers Lulu.com, une plate-forme d'impression à la demande et automatique, lancée il y a quelques années par le fondateur de Red Hat, Bob Young.
L'idée est simple. L'auteur envoie son manuscrit sous format Word ou PDF au site qui émet un BAT (Bon à tirage). Moyennant 30 euros, Lulu.com lui fournit un numéro ISBN qui permettra au futur ouvrage d'intégrer les grandes bases de données de type Amazon.com.
Le manuscrit peut, à tout moment, être modifié au format PDF et l'auteur choisit la qualité de papier, de reliure et d'impression de son ouvrage. Ainsi que le prix qu'il souhaite. Pour obtenir le prix de vente total, il convient alors d'ajouter, le coût d'impression (à peine quelques euros) dont le tarif est dégressif et la commission (de 20 %) prélevée par le site.
Pour l'auteur, l'investissement est nul puisque tous les frais sont directement prélevés sur les ventes. Et l'ouvrage est disponible sous format eBook ou en téléchargement sur Internet (gratuitement ou au prix voulu par l'auteur). En France, le phénomène est encore confidentiel, mais au niveau mondial Lulu.com vient de passer le cap du million de commandes.
