Faire de la croissance avec du libre: pas si simple...
de
Yves38
, posté le 06 décembre 2006 à 09h54
J'ai l'impression qu'on se trompe de solution. Je ne suis pas sur que le libre cree de la croissance, loin de là.
Le vrai moteur de la croissance, c'est l'innovation. Pour cela, il faut une recherche forte et des mécanismes de transfert vers les sociétés privés.
Ce que fait le gouvernement avec les pôles de compétitivité est vraiment une bonne chose, dans le domaine du matériel comme du logiciel. Mais il faut investir plus dans la recherche, vrai moteur de la croissance. Et on manque cruellement de capital pour lancer les start-up qui créent la croissance.
Je suis pour les logiciels libre, mais contre l'affirmation qu'on peut faire facilement de l'argent avec et créer de la croissance. Si seulement c'était aussi simple...
En fait, la majorité des acteurs qui font du libre sont soit contre l'idée de l'utiliser dans une sphère commerciale, soit l'utilise comme produit d'appel: ils vendent autre chose et utilise le libre pour "appater" les clients.
L'exemple de Free est aussi parlant: ils vendent de la bande passante, pas du libre. Et pour l'administration, ils sont hors de la sphère commerciale. Ils ne vendent rien (ne cree donc pas de croissance...)
On voit bien la contradiction dans l'article: au début on parle de croissance, donc de commerce, d'argent, en fin on fustige les brevets et le commerce.
Cette contradiction est inscrit dans l'ADN du libre et tout ceux qui veulent faire de l'argent avec du libre doivent être extremement habiles pour surfer entre ces deux mondes. Faire de l'argent avec du libre est presque un oxymore.
Malheureusement, il y a fort peu de sociétés d'éditions logicielles qui vivent bien en vendant du libre. Celles qui marchent le mieux utilisent en général un modèle hybride : le dual licensing. Ils donnent leur logiciel en GPL pour les aficionados et le vende classiquement en licence propriétaire pour les sociétés privées. Exemple: mysql.
Quand au brevet logiciel, c'est souvent le seul actif d'une startup pour valoriser une société en face de Ventures Capitalists. Pas la panacée, mais pas si nuisible que cela.

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Quel buts pour le libre
de
obc
, posté le 06 décembre 2006 à 11h20
Bonjour !
Je suis d'accord avec toi sur le fait que le libre seul ne crée pas de "croissance", dans le sens financier du terme:
Ce n'est qu'un outil, difficile a utiliser dans cet but qui plus est.
Pour moi, le principal interêt du libre, c'est d'abord et avant tout d'améliorer la connaissance:
Pour moi toute entreprise devrais avoir le code source de TOUS ses logiciels, ne serais-ce que pour changer de fournisseur en cas de conflit (ou tout simplement de rachat et faillite du fournisseur de logiciel).
Même si moins de 0.0001% des utilisateurs iront jamais voir le code source, au moins ceux qui le veulent, le peuvent.
Ensuite, effectivement plusieurs modèles pour faire de l'argent marchent + ou -:
Vente de services associés, double-licence,...
Certe, le développement a un cout, qui peut être important, et qu'il faut répartir entre les utilisateurs.
Ce qui est sur, c'est que le modèle "vente de logiciel", lui, ne marche pas avec les logiciels libres, parceque basé sur sur faux principe: Faire passer le logiciel pour un bien plutot qu'un service (objectif des DRM, licences OEM, et autre)
Pour résumer, les logiciels libres ont un but différent que purement mercantile: Protéger le client (le client *final*, l'utilisateur, pas les intermédiaires), et augmenter la connaissance pour ceux qui veulent savoir comment ca marche, voire même d'améliorer si possible.
C'est intéréssant sur le long terme.
Malheureusement, de nos jours, toute les sociétés (et la "société" en général) ne jurent que par le court terme, alors...
C'est surtout là que se situe la contradiction a mon avis, l'exemple Microsoft vs Linux est typique de ce cas de figure:
D'un coté on a une société (certe, très innovante) qui cherche l'argent à tout prix quelqu'en soit les moyens et les conséquences, y compris illégaux. Une majorité de personnes utilisent les produits, sans comprendre comment il marche (même ceux qui voudraient comprendre ne le peuvent pas), et sont enfermés dans des règles d'usages qui deviennent des habitudes et de formats fermés.
Pratiquement personne ne sais comment le produit est fait à l'intérieur, et AUCUN utilisateur ne peux le modifier, quelqu'en soit la raison.
De l'autre on a un produit fait par un groupe de passionné, utilisé par une minorité de gens pour la plupart techniquement très avancés, et qui pourraient modifier le produit par envie ou nécéssité.
Par contre, ce produit est assez difficile à utiliser (encore aujourdhui, même si ca change TRES rapidement), et surtout ne génère pas d'argent directement, mais plutot via des services associés.
Par contre la pérénité du produit est absolue, puisque tout le monde peux voir comment il est fait, et également aux connaissances nécéssaires pour le modifier ou le reconstruire.
A mon avis, le but du gouvernement est mauvais (promouvoir les logiciels libres pour économiser du fric) mais sur le long terme, on sera gagnant, parceque plus il y a d'utilisateurs, plus la probabilité que un nombre important de contributeurs se présentent (même si ne n'est que 0,00001% des utilisateurs)
A nous, programmeurs de logiciels libre, de faire en sorte dans un premier temps de 1/ faire des logiciels de qualité et facile à utiliser, et 2/ Augmenter la qualité de la documentation et des services autours du développement, pour inciter les gens même non-experts à participer.

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petite remarque
de
trd
, posté le 06 décembre 2006 à 11h29
petite remarque:
je pense ne pas me tromper en disant que c'est ridicule de mettre "innovation" et "microsoft" dans la même phrase. En tout cas le "très" est certainement de trop, ça se serait vu si Microsoft était "très" innovant.
mais globalement je suis d'accord avec ces avis.

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Libre n'est pas égal gratuit
de
Olivier_B
, posté le 07 décembre 2006 à 12h48
Libre ne veut pas dire gratuit. Il est tout à fait possible qu'un logiciel libre soit exclusivement payant. Un logiciel libre correpond à un logiciel "livré" avec ses sources.
Il me semble que la GPL n'oblige pas un logiciel à être gratuit, mais à être fournit avec ses sources.
En conséquence, un modèle économique basé sur le libre peut être tout à fait rentable.

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D'ACCORD
de
Donald LeDuc
, posté le 07 décembre 2006 à 18h37
Vous avez tout à fait raison. Le "LIBRE" est anti-croissance. Je le répète depuis toujours.
Vous avez vu le communisme ? 70 ans d'horreur et finalement on l'a balayé. Eh bien, le "OPEN SHIT" disparaîtra de la même façon : dans les chiottes de l'histoire.

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A peu près complètement faux
de
Traroth2
, posté le 08 décembre 2006 à 12h09
"J'ai l'impression qu'on se trompe de solution. Je ne suis pas sur que le libre cree de la croissance, loin de là.
Le vrai moteur de la croissance, c'est l'innovation. Pour cela, il faut une recherche forte et des mécanismes de transfert vers les sociétés privés." : Tu sous-entends que le logiciel libre n'est pas innovant, ce qui est faux. Quant aux transferts de technologie entre organismes de recherche publics et entreprise, ça peut facilement avoir des effets pervers, comme le Minatec de Grenoble, qui transfère son savoir vers des entreprises comme AMD ou Intel, ce qui permet àç ses entreprises de fabriquer de magnifiques microprocesseurs grace à l'rgent du contribuable français... à Cork (Irlande), Dresde (Allemagne), Tel-Aviv (Israel) ou dans la Silicon Valley. Voila de l'argent du contribuable bien gaspillé et qui ne servira pas à la croissance française.
"En fait, la majorité des acteurs qui font du libre sont soit contre l'idée de l'utiliser dans une sphère commerciale, soit l'utilise comme produit d'appel: ils vendent autre chose et utilise le libre pour "appater" les clients." : Tu as un exemple concret ? J'ai plutôt l'impression que la majorité des entreprises qui font du libre ne font que ça, comme les SSII ou les éditeurs/intégrateurs (Red-Hat, Mandriva...)
"L'exemple de Free est aussi parlant: ils vendent de la bande passante, pas du libre. Et pour l'administration, ils sont hors de la sphère commerciale. Ils ne vendent rien (ne cree donc pas de croissance...)" : Free n'est pas un acteur du monde du logiciel. Je connais une usine de tondeuses qui utilisent des logiciels libres, ben ils ne vendent pas de logiciels non plus. L'administration produit une part du PIB et peut donc parfaitement créer de la croissance si elle réussit à optimiser ses process. Prétendre le contraire, c'est de la propagande libérale. Ouvre un livre d'économie...
"On voit bien la contradiction dans l'article: au début on parle de croissance, donc de commerce, d'argent, en fin on fustige les brevets et le commerce." : Là, on est dans le délire le plus complet. Critiquer les brevets, ça n'est pas forcément critiquer le commerce. Dans l'article, ce qui est critiqué, c'est les brevets et l'économie de rente qu'ils engendrent. Rien de plus normal.
"Malheureusement, il y a fort peu de sociétés d'éditions logicielles qui vivent bien en vendant du libre. Celles qui marchent le mieux utilisent en général un modèle hybride : le dual licensing. Ils donnent leur logiciel en GPL pour les aficionados et le vende classiquement en licence propriétaire pour les sociétés privées. Exemple: mysql." : Le métier d'éditeur/intégrateur de logiciel libre est apparu très récemment (hors distributions Linux), c'est donc normal que peut d'entreprises en vivent. Le modèle économique "traditionnel" du logiciel libre, c'est de vendre des services. Beaucoup de sociétés, les SSLL, en vivent.
"Quand au brevet logiciel, c'est souvent le seul actif d'une startup pour valoriser une société en face de Ventures Capitalists. Pas la panacée, mais pas si nuisible que cela." : En Europe, le brevet logiciel est explicitement interdit. Ca me surprendrait donc beaucoup que tu trouves des start-up dont c'est l'actif principal. L'actif principal d'une start-up, c'est le plus souvent une idée, et le fait de l'avoir en premier et de conserver son avance. On ne peut pas breveter une idée, sauf aux Etats-Unis, où ils ont complètement perdu la boule, en ce qui concerne les brevets. L'expérience états-unienne en matière de brevets logiciels démontre d'ailleurs amplement que ce ne sont pas les start-up qui déposent des brevets, mais des multinationales, qui se servent de cet instrument pour bloquer des marchés et empêcher d'autrs entreprises (des petites entreprises, comme des start-up, en particulier, qui ne peuvent pas payer une licence d'exploitation pour le brevet de la multinationale), ce qui constitue l'économie de rente sus-nomméee.

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Oui et non...
de
Traroth2
, posté le 08 décembre 2006 à 12h28
Effectivement, la compilation est un service qu'on peut faire payer. Il y a des logiciels libres qui permettent d'accéder librement aux sources, mais qui font payer les versions compilées. Là où ce système trouve ses limites, c'est que rien n'empêche quelqu'un de reprendre le code source en question et de proposer sa propre version compilée, qui peut elle parfaitement être gratuite.

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Comparaison douteuse
de
Traroth2
, posté le 08 décembre 2006 à 16h19
La comparaison est douteuse, en plus de n'avoir aucune pertinence (comparer une manière de créer des logiciels qu'on désapprouve avec des régimes ayant fait des millions de morts, faut oser). Le logiciel libre peut permettre des modèles économiques parfaitement viables, ça a déjà été démontré par de nombreuses entreprises dans de nombreux pays. Quant à votre vulgarité, c'est puéril...

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Comment soumettre un projet en Logiciel Libre ?
de
danvdm
, posté le 06 décembre 2006 à 10h27
Bonjour,
Je suis sur un projet relativement important avec OSEO - ANVAR. Ce projet est un générateur automatique d'applications Logiciel Libre en ligne. Je voudrais savoir quelle est la procédure pour présenter ce projet à la labellisation en question ? Merci.

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SCANDALEUX
de
Donald LeDuc
, posté le 07 décembre 2006 à 18h34
Et dire que je paie des impôts pour un "état" qui finance du vent, je dirais même des idées dangereusement archaïques, comme la "communauté de partage" qui nous rappelle furieusement le communisme.... Croissance ZÉRO, bonjour ! Initiative privée, au revoir !!
Ce pays m'écoeure de plus en plus. Mintenant l'"open shit", demain ce sera quoi ? On financera les bricoleurs de bagnoles polluantes et dangereuses ? Les fabricants d'Arme "pour tous" ??
Logiciel LIBRE !!! Je rigole !! On est prisonnier de quelques nerds, des gourous hackers prépubères dans leur cave qui n'attendant que ça pour enfin montrer leur vrai visage... LIBRE ? Et pourquoi pas "démocratique" ? La démocratie, c'est le droit de vivre de son travail. Et pas de saigner les entreprises privées comme Microsoft qui font un très bon boulot et qui sont les inventeurs de l'informatique moderne.

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l'extremiste est revenu...
de
trd
, posté le 07 décembre 2006 à 18h47
bonjour,
je pense que ton intégrisme visible t'empêche d'avoir un raisonnement valable et te pousse à te contredire d'une manière ridicule.
Initiative privée, au revoir !!
Tiens dont? D'ou sont parties les sociétées liées aux logiciels libres si elle ne sont pas partie d'initiatives privées? De fonds d'investissement? Aussi. et ça s'oppose à ceci:
nous rappelle furieusement le communisme
Je rappellerai que le communisme de Novell, Red Hat et Sun est coté à Wallstreet...
Croissance ZÉRO, bonjour
Je ne pense pas que le passage, par exemple, du ministère de l'agriculture à Des serveur mandriva linux ai généré une croissance zéro. Au lieu de balancer son fric à un trust américain pour un produit qui a maintes fois montrée son manque de qualité (windows pour ne pas le citer), Il a été choisi d'investir dans une société Française, Mandriva, un des leader du marché.
Si ça t'enbête que le gouvernement Français investisse en France plutot que de dépendre d'un trust Américain, et bien ce n'est pas mon cas. Je pense que le gouvernement Français doit plus favoriser l'économie Française que celle des USA, surtout si c'est pour obtenir un produit de qualité supérieure.

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J'HALLUCINE
de
Donald LeDuc
, posté le 07 décembre 2006 à 19h15
Et vlan !!! J'attendais ce genre de réponse "langue de bois" débile.
Mais j'hallucine en voyant ce genre de réaction au quart de tour, comme ça, sans reflexion un peu plus poussée...
Bien sûr que ce sont des entreprises côtées à la bourse, et alors ? On peu se servir du vote démocratique pour imposer une dictature. Et dans le cas de Novel, par exemple, on voit où les mène leur politique rétrograde.
Quant au "investissons français", je ne ferai pas de commentaire. Au fait, votre Peugeot en plastique, elle roule aussi au Japon, aux States, en Australie... ? Et votre MO7 Thomson, il est où ? Etc etc... La France est en avance sur certaines technologies "lourdes" (nucléaire, trains etc.) mais qu'elle laisse l'informatique aux autres. On m'a dit que "Mandriva" était une faillite assurée à terme. Ziva ! On s'en fout, pensent les poliques, on ne sera pas là quand tout s'écroulera.
Et l'argument du "méchant" américain qui espionne, c'est de la belle propagande digne de la Stasi. Microsoft est une entreprise PRIVÉE, pas à la botte d'un état comme... comment déjà ? Ah oui : Mandriva. Ziva !!

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...
de
trd
, posté le 07 décembre 2006 à 19h27
evidemment, Microsoft n'est pas à la botte d'un état, sinon elle ne passerai pas son temps à violer les législations, ce que je voulai dire, c'est que la France n'a pas à envoyer des flux massif de fond à l'étranger, vers un trust qui n respect même pas ses lois, qui fournit un produit dont les problèmes ne sont plus à démontrer.
pour ne pas faire la langue de bois, je parle particulièrement en terme de sécurité (faut-il encore le préciser?), de performances et d'interopérabilité (mais microsoft a accumulé les retard dans de nombreucx domaines).
Tu parle du retard de la France dans le domaine informatique, mais celui de microsoft n'est-il pas aussi très significatif?
un exemple pour illustrer: depuis les années 70, on sait concevoir des systèmes de fichiers performants ou les fichiers ne sont pas fragmentées, ralentissant ainsi le système. Microsoft rame encore pour faire cela (cf WINFS, qui tente tant bien que mal d'approcher les systèmes existants).
Alors l'argument technlogique est fort mauvais, car mettre microsoft et technologie dans la même phrase, c'est vraiment du plus mauvais gout.
Le seul produit à peu près technologique dont microsoft peut se vanter, c'est la XBOX, basée sur... des technologies Apple... (PPC)

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Soyons serieux
de
kisito
, posté le 08 décembre 2006 à 13h00
Je crois que objectivement, recevoir (en achetant eventuellement) un logiciel avec son code source est nettement mieux que d'avoir le même logiciel sans son code source ou au moins pour celui qui achete il n'y a que des avantages et aucun inconvenient. Je pense au moins que tout le monde est d'accord sur ce point.
Alors pourquoi emettre des reserves lorsque votre gouvernement prend des mesures encourageant cela? Les editeurs qui s'engagent dans l'open source doivent être soutenus et encouragés car ce qu'ils font est extraordinnaire pour notre monde capitaliste d'aujourd'hui.

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Carrément n'importe quoi
de
Traroth2
, posté le 08 décembre 2006 à 15h30
"Et vlan !!! J'attendais ce genre de réponse "langue de bois" débile." : La langue de bois, c'est l'art de faire de la périphrase et de parler pour ne rien dire. Votre interlocuteur avait une argumentation construite que vous pouvez comprendre même si vous n'approuvez pas, non ?
"Quant au "investissons français", je ne ferai pas de commentaire. Au fait, votre Peugeot en plastique, elle roule aussi au Japon, aux States, en Australie... ?" : Ben non, parce que là-bas, ils achètent les voitures produites dans leur pays, donc Peugeot, ils ne connaisent pas. C'est justement ce qu'on cherche à vous faire comprendre.
"La France est en avance sur certaines technologies "lourdes" (nucléaire, trains etc.) mais qu'elle laisse l'informatique aux autres" : Je suis français et informaticien. J'aimerais conserver mon travail, ne vous en déplaise. Pas question de "laisser l'informatique aux autres".
"On m'a dit que "Mandriva" était une faillite assurée à terme." : Ah, et bien si "on" vous l'a dit, c'est que ça doit être vrai. Plus sérieusement, l'informatique française a quelques belles success stories à son actif, comme Dassault Systems, Mandriva (une des distributions Linux les plus connues), Business Object et Gemalto. On doit à des français des langages de programmation (Eiffel, Ada, Prolog), des entreprises américaines (Borland) et des inventions (le micro-ordinateur, la carte à puce). Il se trouve que les Européens en général et les Français en particulier réussissent plutôt bien dans des domaines où ils piétinaient jusqu'à présent grâce aux logiciels libres. Je ne vois donc pas la raison de jeter notre argent à la tête des états-uniens.
"Et l'argument du "méchant" américain qui espionne, c'est de la belle propagande digne de la Stasi. Microsoft est une entreprise PRIVÉE, pas à la botte d'un état comme... comment déjà ? Ah oui : Mandriva." : Mandriva est une entreprise privée, mais française. Microsoft est une entreprise états-unienne. Je ne comprends pas cette obstination à vouloir offrir notre argent aux états-uniens.
"Ziva" : C'est c'la, oui...
En fait, vous feriez mieux de parler de choses que vous connaissez.

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Pôle de compétivité réparti
de
zortar
, posté le 09 décembre 2006 à 15h04
Savez-vous où se trouve ce pôle de compétivité ?
Un des aspects intéressants du libre est le travail collaboratif et la mise en place de communautés réparties.
Pour donner un exemple, une société comme JBoss fait appel à des développeurs physiquement répartis dans le monde.
Le gouvernement serait bien inspiré de créer un pôle de compétitivité non localisé faisant appel à toutes les compétences françaises (européennes et internationales)sans contraintes géographiques.
Il faut des rencontres régulières mais ça ne doit pas être confondu avec localisation. Tout le monde doit pouvoir travailler ensemble.
JBoss a d'ailleurs été créé par un français, il serait intéressant d'analyser pourquoi une telle réussite est difficile (voire impossible) en France.
Si le pôle de compétitivité est localisé, même s'il y a une bonne initiative au départ c'est un signe que nos décideurs n'ont encore pas tout compris.
Faire un pôle de compétivité localisé dans le domaine du logiciel libre c'est ne pas comprendre ce qu'est le business du logiciel libre et l'apport des nouvelles manières de travailler : wiki, blog, IM

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