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Deux kiosques à journaux numériques à tester

Les fidèles lecteurs des revues publiées par Hachette Filipacchi et Cyber Press peuvent acheter et lire directement en ligne leurs journaux. Plusieurs centaines de titres sont déjà téléchargeables.

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Pas toujours facile de se motiver pour aller au petit matin acheter son journal préféré. Dorénavant, certains lecteurs privilégiés n'auront plus à se déplacer. Le groupe Lagardère (propriétaire d'Hachette Filipacchi), par le biais de sa filiale VirginMega, lance, en bêta, son kiosque numérique. En se connectant sur le site de téléchargement virginmega.fr, les internautes ont accès à un panel de plus de 200 revues (Journal du Dimanche, Paris Match, Stuff...). Un service similaire est également disponible chez le groupe de presse Cyber Press Publishing (Cinélive, Rock Sound...) à l'adresse monkiosque.fr.
Pour développer leur kiosque numérique, les deux éditeurs n'ont pas pris les mêmes options. Elles ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Le service développé par VirginMega n'est disponible qu'après le téléchargement d'un player. Celui-ci ne fonctionne que sous Windows.
Chez Cyber Press Publishing en revanche, la plate-forme est plus ouverte. Elle fonctionne sous Windows et Mac OS, et sans avoir à télécharger d'application : les journaux ne quittent pas les serveurs de Cyber Press. Ce choix implique que la lecture des magazines n'est possible que lorsque l'ordinateur est connecté à Internet.
Chez VirginMega, les revues sont stockées sur la machine de l'internaute. Le client a ainsi la possibilité de se plonger dans leur lecture quand il le désire. Pour son concurrent, l'accès au périodique est limité à une durée de soixante jours à partir de la date d'achat.

Achat à l'acte ou abonnement

Dans un cas comme dans l'autre, l'accès au kiosque nécessite au préalable une inscription. Un mot de passe pour accéder au service est alors envoyé par e-mail au futur lecteur. Cela fait, ce dernier choisit son magazine qu'il paie par carte bancaire auprès de Virgin.
En plus de ce moyen de paiement classique, l'utilisateur de monkiosque.fr peut choisir d'utiliser le service de micropaiement Allopass. Il est alors invité à composer un numéro de téléphone auprès duquel il obtient un code à saisir. L'achat est alors adossé à sa facture téléphonique.
Attention cependant ! Dans ce dernier cas, le surcoût du service, estimé à 1,80 euro par achat, s'ajoute au prix de la revue. A ce jour, il est à regretter qu'aucun des prestataires n'ait choisi la solution de paiement pour les micro-achats Internet Plus. Adossée également à la facture de l'opérateur téléphonique ou du FAI, celle-ci a l'avantage d'être gratuite pour le client final.
Côté tarif, les formats numériques coûtent moins chers que leur homologues papier de Cyber Press Publishing. A l'inverse, ils sont facturés la même somme par VirginMega, sauf dans le cadre d'un abonnement. Un service non disponible auprès de son concurrent. En s'abonnant sur VirginMega, l'internaute reçoit tous les mois automatiquement son magazine dématérialisé directement sur son ordinateur, dès publication. A tout moment, il peut choisir de mettre fin à sa souscription. Un forfait de 9,90 euros mensuels donne également la possibilité de recevoir quatre magazines.

Partager ses lectures sur monkiosque.fr

Dans un kiosque numérique, il n'est pas question de lire un magazine numérisé en PDF. Les deux prestataires ont développé des interfaces agréables et fluides, donnant à l'écran un rendu similaire à celui d'une version papier. Le lecteur ' feuillette ' les pages en cliquant sur des onglets. Ou arrive directement à une rubrique par le sommaire. Outre un texte papier avec photo, Internet permet d'ajouter du contenu multimédia comme des vidéos, de la musique ou encore des liens Internet. Toutes les pages sont imprimables.
Le lecteur des magazines de Cyber Press peut choisir de partager sa lecture avec ses amis. Ces derniers reçoivent un e-mail les invitant à se connecter au site pour visualiser l'article correspondant aux pages lues par le possesseur de la revue numérique. Cette fonction n'est pas disponible chez VirginMega, dont le service est encore en bêta. Un autre onglet de monkiosque.fr permet d'annoter le magazine pour qu'il s'ouvre directement aux pages marquées.
Les revues numériques sont conçues pour une lecture sur écran. Mais un transfert sur clé USB devrait être prochainement disponible sur le site de VirginMega, pour emporter sa revue électronique dans sa poche. Les internautes n'auront plus qu'une bonne raison de sortir de chez eux au petit matin : acheter les croissants qui accompagnent la lecture de leur magazine.
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Virgin a développé un player à télécharger pour lire ses magazines.
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Un mode diaporama présenté chez Virgin, comme sur monkiosque.fr, permet d'avoir une vision globale de la revue.
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Les lecteurs des magazines de Cyber Press Publishing peuvent partager leurs articles préférés avec leurs amis.
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Sur le site monkiosque.fr, les lecteurs peuvent lire la copie conforme du sommaire du magazine ou accéder à un résumé de ce même sommaire, toujours présent à l'écran pour parcourir les articles.
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5 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Deux kiosques à journaux numériques à tester»

 

1+1=1

de Michel A. , posté le 11 aout 2006 à 23h43
Pour qui affectionne et la presse et l'outil informatique, le kiosque à journaux numériques est une formule innovante et séduisante, encore que l'odeur du papier fera toujours défaut (quoique...).
Je suis tellement emballé à la lecture de cet excellent article que je vais m'empresser de découvrir ces deux nouveaux kiosques, Virginmega et Monkiosque. Ils ne sont pas loins, juste là au coin de mes favoris, j'y vais de ce doigt...
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Oui mais

de Touyou9857411 , posté le 12 aout 2006 à 00h23

Lire le canard sur PC/MAC c'est quand meme pas très pratique :

- déjà il faut démarrer l'ordi pour lire
- ensuite tout le monde n'a pas un écran orientable en mode portrait
- et puis bon c'est pas tres pratique pour ceux qui aiment lire aux WC :D

En fait ca prendra tout son sens quand le papier électronique (avec un ptit module Wifi incorporé) sera disponible. On en entends parler à chaque salon mais on voit jamais rien venir... :/
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Le gratuit, le futur ?

de Thomas S. , posté le 12 aout 2006 à 20h39
Super on va enfin pouvoir avoir des journaux gratuits, en effet malgré la relative protection imposé par ces sites web je parie que qqn va réussir à la pirater et après a partager.
Mais c'est pas pour autant que je vais arrêter d'acheter les journaux papier (pour l'instant beaucoup plus simple à lire).

Internet bouleverse les médias je pense que c'est une bonne chose pour la démocratie (vive la multiplication des sources)

Le problème reste la rémunération des journalistes (comme des artistes pour la musique) pourquoi pas des journalistes indépendants qui recevraient une part de la publicité généré par la pertinence de leur article ou un système de don facile ( 50 cent par exemple si l article nous a intéressé si l article est beaucoup lu je pense que les journalistes peuvent y trouver leur compte)
En gros il reste un problème : les imprimeurs et Lagardére (qui représentent les principaux bénéficiaires...

Vous en pensez quoi ?
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Point d'immanence pécuniaire

de Michel A. , posté le 13 aout 2006 à 11h33
Si vous me demandez mon avis, je pense tout d'abord que faire de la piraterie une donne incontournable de l'avenir des kiosques à journaux numériques est d'une affligeante tristesse. C'est peut-être une vision lucide, mais la lucidité ne présuppose pas le fatalisme.

Car enfin, l'argent doit bien venir de quelquepart. Tous autant que nous sommes, les billets qui garnissent nos porte-feuilles ont une histoire, et ne sont pas là par l'opération du saint-esprit. Certes, l'on peut imaginer l'avenir du multimédia en ligne réparti en trois catégories: celle des nantis qui paieront pour éviter la pub, celle des pauvres qui endosseront cette pub faute de la rémunérer, et celle des malins (riches ou pauvres) qui vivront comme des riches en payant comme des pauvres: filtrage des réclames par l'emploi d'outils ad-hoc. On peut l'imaginer ainsi. Ces malins-là ne seront ni pirates ni consommateurs, et pourtant leur mode de vie s'esprimera aux dépens des uns et des autres: ce n'est que l'un des paradoxes inhérents aux univers virtuels qui nous attendent.

Tout ceci concerne évidemment l'avenir des médias dits gratuits. J'insiste la-dessus car il est bien évident que l'avenir le plus souriant en terme de cash-flow est bien celui de la publicité comme source essentielle voire unique des revenus; c'est la cas à l'heure actuelle, et bientôt le médias payants auront disparus (cf. le cas du revirement de la politique d'AOL). Ou alors verra-t-on peut-être perdurer ou émerger de manière plus significative quelques revues par-ci par-là totalement dénuées de publicité mais elles, par contre, accessibles moyennant pièce sonnante et trébuchante. Qui sait?

Pour l'instant, période charnière composée de sauts dans l'avenir agrémentés de quelques retours aux recettes d'antan, le kiosque à journaux numériques tente de concilier deux modes d'accés à l'information, tout en permettant la revalorisation du papier journal, brut comme glacé, à moins que ce ne soit l'inverse. Peu m'importe en définitive la psychée économique présidant à l'objet rendu, dès lors que l'objet me plaît. Et l'objet me plaît, celui consistant à disposer, sous forme numérisée, de l'équivalence d'un journal ou d'un magazine vrai de vrai. Allez, je vais être franc jusqu'au bout: je préfèrerais que mon magazine soit exempt de pub, mais en même temps, si le vrai papelard en dispose alors je regretterais que son alter s'en débarasse. Very sentimental, vous ne trouvez pas?

Alors, en définitive, que fait-on? Je dispose d'un produit, numérisé ou pas. Ce produit a une valeur et un prix. Je fais abstraction du vol (je ne pique pas le journal, ni au coin de la rue ni chez Virgin ni chez MonKiosque). Alors? Alors je ne vois qu'une alternative: soit je paye le produit, soit j'honore la publicité qu'il affiche. Mais payer pour honorer, que voulez-vous, voila bien ce qui me chagrine...

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Idées

de Thomas S. , posté le 21 aout 2006 à 21h54
Selon moi il faut rétribuer les journalistes pour leur travail sans quoi il n'y a plus de journalisme, je pense que ca peut être admis par tout le monde.
Maintenat il faut savoir qui doit rétribuer ces journalistes.

Pour la presse papier il existe plusieurs modéles : ceux qui se pasent sur un travail de recopiage et pas de journalisme (j'entend par la reflexion, liberté de ton etc..) et qui peuvent être financé :
- par la pub en totalité ( ex : Metro), ils n'apportent pas un travail de journalisme mais constituent une source d'information (peu objective mais qu'il faut prendre comme tel).
- par la pub en partie (ex: Vogue) ou le "lecteur" (plutôt "visualisateur") paye le papier (les imprimeurs et la distribution) ce lecteur ne cherchant pas des informations mais des images. ou le lecteur achêt
- seulement par les lecteurs (ex: le canard enchainé)ou le lecteur achete une liberté de ton.

Je pense que ces modéles peuvent être transposé sur internet le plus dur étant de faire payer les internautes pour le travail journalistiques. Je pense que les gens sensés existent et par moment certains lecteurs peuvent trouver normal pour soutenir un journaliste de lui donner quelques euros (le canard reste moins cher que vogue). (un autre probleme surgit à terme: les journalistes français qui écriront en anglais toucheront plus ...) ça permetra aussi de faire un classement en fonction des dons qui peut être interressant pour évaluer la pertinence ...

J'attend une réponse ...
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