Ching-I Hsu (Raritan)
' Nous allons développer nos offres dans l'administration des serveurs en lames. '
01net.
le 14/02/06 à 07h00
Le PDG de Raritan Computer, Ching-I Hsu, est considéré comme l'inventeur des KVM (Keyboard, video, mouse), qui donnent la main sur un serveur à distance. Il revient sur l'évolution de sa société et du
marché.
<i>01 Réseaux :</i> Comment vous est venue l'idée du KVM ?
Ching-I Hsu : En fait, ce n'est qu'une succession de coïncidences autour du PC. Je suis né à Taïwan et, après mes études aux États-Unis, j'y suis resté. Au début des années 80, mon hobby était d'assembler des PC dans
mon garage. A l'époque, les PC coûtaient cher et comme je connaissais bien les fabricants taïwanais de composants, mes prix étaient très intéressants.
Au bout d'un certain temps, on a du émigrer vers une zone industrielle et entamé une phase de croissance soutenue. On arrivait alors à fabriquer plusieurs milliers de PC par mois. En 1988, en cherchant un système de test de clavier et
de carte mère pour accélérer les vérifications, nous sommes parvenus à centraliser les câbles du clavier, de la vidéo et de la souris autour d'un seul boîtier et d'un câble coaxial.
Qu'est-ce qui vous a poussé à vendre ces boîtiers ?
En visitant notre usine, Intel a découvert nos boîtiers et nous en a demandé pour ses propres besoins. Le bouche-à-oreille a fait le reste. Puis la fabrication des KVM a remplacé celle des PC. Nous avons ensuite intégré les câbles de
catégorie 5 et la fibre optique, et, plus récemment, nous avons pris la voie de l'administration par IP.
Quelle est l'évolution attendue et comment vous positionnez-vous ?
Nous sommes deuxième sur le marché, derrière Avocent. Nous nous sommes renforcés en achetant trois sociétés : Arula, CCC Network Systems et Peppercon. Nous allons développer nos offres dans l'administration des serveurs en lames. Le
marché des KVM progresse d'environ 14 % par an, et il devrait atteindre les 800 millions de dollars en 2005.
Intel travaille avec Avocent pour intégrer une partie d'un KVM directement sur les cartes mères, pour simplifier l'administration à distance. Y a-t-il vraiment un avenir pour les KVM ?
Oui. Il existe d'ailleurs le même projet chez AMD, sur lequel travaillent de nombreux industriels comme nous. Il y a encore beaucoup à faire pour simplifier l'administration des serveurs.