Toujours plus fort ? Après un Oppo Find X9 Ultra encore plus premium que l’excellent Oppo Find X9 Pro, la marque chinoise spécialisée dans les smartphones haut de gamme sort pour cette nouvelle génération un Oppo Find X10 Pro Max, accompagné d’un Oppo Find X10. Nous avons pu le tester en amont de sa commercialisation le modèle le plus haut de gamme. Voici notre avis complet.
Prix et date de sortie du Oppo Find X10 Pro Max
Le Oppo Find X10 Pro Max est commercialisé avec une seule configuration. Contrairement à ses concurrents, celle-ci est un peu musclée, puisqu’il démarre en 512 Go de stockage, avec un prix assez élevé de 1799 euros.
Design : un brin d’audace sur une couche de luxe
Qui a dit que tous les smartphones se ressemblaient ? Certes, le Oppo Find X10 Pro Max ne bouleverse pas les codes en profondeur. Il reprend tous les passages obligés du smartphone premium en 2026 (dos en verre façon velours, tranche en métal plate et lissée pour une prise en main optimale, bordures autour de l’écran réduites au maximum), mais il s’autorise une petite marque d’originalité dans son design.
Souvent, qui dit smartphone chinois ultra premium dit bloc photo gigantesque. Alors certes, le Find X10 Pro Max ne gagnerait pas un concours de sobriété à ce petit jeu là, mais se contente d’un carré noir assez sage pour loger l’essentiel de ses capteurs photo. Un subtil contour cranté vient simplement l’habillé, sur un léger liseré orange pour apporter un peu de couleur.

Mais pour se démarquer du Oppo Find X10, le modèle plus entrée de gamme, Oppo a décidé d’ajouter un second ilot en forme de pilule en aluminium appelé Lumo Island. La marque y loge son système de double flash ainsi qu’un capteur dédié à la couleur, afin de créer les scènes les plus naturelles possibles. Nous verrons ce qu’il en est dans la partie photo.

En parlant photo, surprise, Oppo a abandonné son bouton déclencheur présent sur les précédents modèles. Dommage, cela était plutôt pratique pour shooter rapidement et avec précision. La marque conserve toutefois le bouton raccourci.
Concernant les mensurations, nous sommes sur un beau bébé tout de même. 8,4 mm d’épaisseur, lorsque des téléphones arrivent aux 7 mm, ce n’est clairement pas sa force. Il en va de même pour le poids qui monte à 226 g, lorsque la cohorte de smartphones sous les 200 g grandit de jour en jour. C’est le prix à payer bien souvent pour s’offrir un ultra premium.

Qui dit ultra premium, dit petit effort en plus attendu sur le capteur d’empreintes et c’est le cas. Nous avons là un ultrasonique 3D caché sous l’écran qui réagit au quart de tour. Un régal au quotidien.
Pour terminer, évoquons la résistance de l’ensemble, Oppo ne puise pas dans l’habituel Gorilla Glass de Corning comme ses concurrents, mais a développé un verre de protection en partenariat avec l’entreprise spécialiste : Crystal Guard Glass, positionné à l’avant et à l’arrière. Le téléphone est également certifié IP 66, IP 68 et IP 69. Une surenchère qui garantit sa résistance à la poussière, mais aussi aux éclaboussures, à l’immersion et aux jets d’eau à haute température.
Écran : une fidélité colorimétrique exemplaire, mais une luminosité en retrait
L’Oppo Find X10 Pro Max intègre une large dalle de 6,78 pouces en OLED capable de monter en rafraichissement jusqu’à 144 Hz et de descendre jusqu’à 1 Hz. L’écran propose une définition de 2772 x 1272, soit un ratio de 20:9 large et confortable sur une résolution de 450 ppp qui ne laisse voir aucun pixel. Les bordures autour de l’écran sont fines, 1,15 mm, ce qui donne un ratio corps-écran de 90,6 % d’après nos propres mesures, ce qui est plutôt élevé.
Sur le banc d’essai de notre laboratoire, scruté par notre sonde et le logiciel Calman Ultimate de Portrait Displays, la dalle souffle le chaud et le froid.

En matière de lisibilité, le smartphone d’Oppo délivre un pic lumineux standard de 808 cd/m². Il talonne ainsi l’iPhone 18 Pro (800 cd/m²) et surclasse largement la luminosité manuelle d’un Galaxy S26 Ultra (476 cd/m²). En revanche, le constructeur se montre plus réservé sur le mode boost en extérieur face au soleil direct : là où un Xiaomi 17 Ultra s’envole à 3 567 cd/m² et l’iPhone à 2 788 cd/m², le Find X10 Pro Max n’active pas d’amplification démesurée d’après nos mesures. Les contenus HDR profitent quant à eux d’un pic mesuré à 1 256 cd/m², un niveau très décent qui reste toutefois en retrait face aux cadors de la catégorie. Les adeptes de lecture nocturne salueront en revanche une luminosité minimale exemplaire de 1 cd/m².
C’est sur le terrain de la colorimétrie que la dalle d’Oppo brille de mille feux. Calibrée par défaut avec un soin remarquable, elle affiche une balance des blancs mesurée à 6 572 K, frôlant la perfection des 6 500 K de référence et évitant les dérives bleutées visibles chez Apple (6 761 K) ou Samsung (6 767 K). La justesse d’affichage se confirme avec un Delta E 2000 sRGB de seulement 1,2, imperceptible pour l’œil humain, et une échelle des gris parfaitement homogènes à 1,9. Dans l’espace colorimétrique étendu DCI-P3, le Delta E reste contenu à 2,9, marquant une nette amélioration par rapport au Find X9 Pro (3,3) et devançant le Xiaomi 17 Ultra (3,1).
En définitive, la prestation est excellente sur la partie couleur, un peu plus discutable en luminosité. Rien qui permette d’entacher l’expérience de visionnage sur cet écran, qui, grâce à une excellente calibration et des bordures fines, se montre digne de ce qu’on attend sur le segment ultra haut de gamme.
Recommandation du 01lab
Le profil par défaut est donc très bon. Mais si vous voulez pousser encore un peu plus loin, le 01lab vous conseille de passer sur le profil Naturel, sur le réglage de balance des blancs chaud. Cela vous donne une précision des couleurs encore plus fine avec un delta E des gris à 0,7, un delta E sRGB 0,7. Le P3 y perd légèrement, passant à 3,1 et la balance des blancs est inchangée.
Shortcode :
Logiciel : ColorOS 17
En guise d’interface, Oppo propose ColorOS 17, sa mouture maison d’Android 17. Le smartphone sera mis à jour pendant 6 ans, ce qui est un peu moins que les 7 ans proposés par de nombreux concurrents, mais la prestation demeure honnête.
Cette version de ColorOS s’inspire fortement du Liquid Glass de l’iPhone en ajoutant toujours plus de transparence. Le tout parvient à être esthétique tout en demeurant lisible. L’interface est plutôt ergonomique, en ceci qu’on n’en peine pas à trouver ses réglages grâce à un système de pictogrammes bien identifiables et des menus bien organisés.

La personnalisation est toujours un point fort, avec la possibilité de choisir un fond d’écran animé, ou bien de transformer la photo choisie pour lui donner un effet de transparence. Vous pouvez également choisir les icônes, l’Always on display, la police de caractères, les animations, etc.
Le principal reproche formulable à l’égard de ColorOS est l’absence de fonctionnalités qui sortent du lot. Certains pans sont même directement inspirés des concurrents (le bouton raccourci, bien que pratique, est tiré de l’iPhone), voire se trouvent carrément en retrait de la concurrence (la recherche globale qui ne permet pas d’installer une application manquante). Les intégrations de l’IA, lorsqu’elles dépassent le cadre d’un simple Gemini présent partout ailleurs, ne sont pas extrêmement pertinentes non plus. On peine à voir la valeur ajoutée de cette interface, au delà de son look très propre et épuré.
Photo : triple 200 Mpx
La configuration photo du Oppo Find X10 Pro Max a de quoi impressionner. Le géant chinois a mis trois capteurs de 200 Mpx pour impressionner la galerie.

Voici la configuration complète :
- Module principal (grand-angle) : 200 Mpx (Samsung ISOCELL HPC de type 1/1,3 pouce, équivalent 24 mm, ouverture f/1.5, stabilisation optique OIS ;
- Module ultra grand-angle : 200 Mpx (Samsung ISOCELL HP5 de type 1/1,56 pouce), équivalent 13 mm, champ de vision 124°, ouverture f/2.2, autofocus, mode macro à 4 cm ;
- Téléobjectif périscopique : 200 Mpx (Samsung ISOCELL HP5 de type 1/1,56 pouce), équivalent 70 mm (zoom optique 3x, crop sans perte 6x à 50 Mpx), ouverture f/2.1, stabilisation optique OIS, mise au point mini à 10 cm (télémacro)
- Capteur True Color : Multispectral 24 canaux, 3,2 Mpx, FOV 95°, ouverture f/2.4 ;
- Caméra frontale (selfie) : 50 Mpx (Samsung ISOCELL JN5 de type 1/2,75 pouce), équivalent 18 mm, champ de vision 100°, ouverture f/2.0, autofocus.
Voici les fonctionnalités vidéo : 4K à 60/120 fps et 8K à 30 fps sur les trois modules arrière, Dolby Vision, profil O-Log2 avec 3D LUT en temps réel, Open Gate Capture, Ultra Steady Video (correction jusqu’à 5°), support Blackmagic Camera.
Photos de jour
De jour, le Oppo FInd X10 Pro Max offre une prestation excellente avec une grande polyvalence grâce au triple capteur 200 Mpx. On profite d’un piqué, d’un niveau de détail très satisfaisant. La dynamique, comme à son habitude chez Oppo, laisse la place à des noirs avec du détail. Il n’a pas peur d’exposer un peu moins que ses concurrents les scènes, ce qui apporte du caractère.
Autre point très réussi : le flou d’arrière-plan, notamment en macro, est confondant de réalisme, malgré un traitement tout à fait artificiel derrière.
Enfin la colorimétrie opère un bon équilibre entre des petits peps de couleurs par ci par là, sans jamais basculer dans le criard ou le too much.
Photos de nuit
De nuit, l’Oppo Find X10 Pro Max arrive à récupérer des détails tout en conservant un aspect “nuit” très intéressant. La colorimétrie est assez juste aussi, on ne bascule pas dans des scènes trop blanches ou trop jaunes.
En revanche, le temps de pose est souvent un peu trop long pour son propre bien. L’Oppo délivre régulièrement des clichés flous.
Portrait et selfie
Comme vu dans les photos de jour, le mode portrait et son flou d’arrière-plan, son fameux Bokeh, offre un résultat très naturel. De façon générale, les sujets sont bien identifiés par l’appareil photo. Les détails du visage et le ton de la peau sont maitrisés.
Performances : le MediaTek Dimensity 9600 Pro montre les muscles
Le Oppo Find X10 Pro Max profite d’une puce légèrement plus avancée que son petit frère, puisque sa MediaTek Dimensity 9600 Pro est gravée en 2 nm contre 3 nm. Un gain non négligeable sur le papier pour la dissipation thermique et la densité de cœurs.
La puce intègre une architecture dite “all big core” avec deux cœurs cadencés jusqu’à 4,55 GHz, une nouvelle puce graphique G2-Ultra NX, un double NPU pour l’IA, le tout refroidit par une chambre à vapeur.

Dans la configuration disponible sur le marché français, l’appareil intègre 12 Go de RAM LPDDR5X et 512 Go de stockage UFS 4.1.
À l’usage, cet ensemble assure un confort absolu au multitâche, des lancements d’applications instantanés et un traitement local des modèles d’intelligence artificielle sans le moindre ralentissement.
Au benchmark global AnTuTu 11, le Find X10 Pro Max frappe un grand coup avec un score vertigineux de 3 867 430 points. Il fait jeu égal avec le Snapdragon 8 Elite Gen 5 du Galaxy S26 Ultra (3 869 110 points) et surclasse l’A20 Pro d’Apple (3 592 814 points). C’est avant tout la partie graphique qui impressionne, avec un score GPU record de 1 557 591 points sur AnTuTu, dominant l’intégralité du panel.
Les mesures CPU sous Geekbench 6 révèlent toutefois une approche plus prudente : avec 2 844 points en single-core, le terminal progresse par rapport au Dimensity 9500 (2 319 points), mais reste en retrait face aux architectures de Qualcomm (3 730 points) et d’Apple (4 733 points). Son score multi-core de 5 235 points parait un peu timide, mais cela témoigne sans doute d’une régulation stricte de la température. Le test Compute GPU sous Geekbench s’établit solidement à 26 373 points, dans le match face à ses concurrents.
Soumis à l’épreuve d’endurance extrême de 3DMark Wild Life Extreme Stress Test, le GPU démarre en fanfare avec une première boucle à 7 346 points. Il subit ensuite un étranglement thermique progressif pour stabiliser sa boucle la plus basse à 3 748 points, soit une stabilité de 51 % qui s’aligne sur les 51,5 % du S26 Ultra. La véritable réussite d’Oppo réside dans sa gestion thermique externe : la température maximale mesurée à la surface du boîtier n’excède pas 41,6 °C à pleine charge CPU. Le smartphone reste donc parfaitement tempéré en main, évitant les surchauffes désagréables constatées chez certains concurrents, comme le Xiaomi 17 Ultra et ses 47 °C.
Bref, comme d’habitude, Oppo ne tente pas de squatter la première place des classements de puissance, mais vise à proposer une expérience premium et maitrisée. Si vous voulez absolument les meilleures performances du marché, allez peut-être voir ailleurs. Si vous souhaitiez vous rassurer sur le niveau de performances offert, cela est tout à fait satisfaisant.
Connectivité et audio
Sur la partie connectivité et audio, le Pro Max délivre heureusement exactement ce qu’on attend d’un téléphone de ce calibre : WiFi 7, Bluetooth 6.2, dual SIM pour ceux qui veulent séparer SIM pro et personnelle. On peut regretter l’absence de fonctions ultra wideband, présente chez des concurrents comme Google, Samsung ou Apple, mais ses applications demeurent assez maigres pour que cela ne soit pas rédhibitoire.
Le port USB-C possède un contrôleur USB 3,2 Gen 1, de quoi offrir 5 Gb/s de transfert de fichiers.

Enfin, pour la partie audio, le Pro Max propose une originalité assez rare pour être soulignée : deux haut-parleurs symétriques. La grande majorité de ses concurrents se contentent en effet d’un haut-parleur principal et d’un haut-parleur d’écoute utilisé pour les appels afin d’obtenir la stéréo.
Malgré cette débauche de moyen, le son est assez aigu et penche difficilement vers les médiums, ce qui offre un mix déséquilibré où les basses s’effacent totalement. Le rendu sonore est assez déformé et peu agréable, malgré un volume élevé qui permet de servir d’enceinte d’appoint.
Autonomie et recharge : une endurance marathonienne
Fidèle à sa réputation, Oppo a conçu son terminal pour battre des records de longévité. Si l’Europe n’a pas la chance de profiter du modèle à 8000 mAh, celui commercialisé par chez nous se défend tout de même très bien avec un système double cellule silicium carbone avec 25 % de silicium, couplé à une puce PowerCore dédiée à la gestion de l’autonomie, aboutissant à 7150 mAh de capacité tout de même. Pour donner un ordre d’idée, le smartphone le plus en vue chez Samsung, le Galaxy S26 Ultra, monte à 5000 mAh.

Résultat, cela sent sur notre protocole d’autonomie mixte maison reproduisant un usage varié et continu, l’appareil tient 1 jour, 3 heures et 54 minutes d’affilée. Il surclasse ainsi d’une tête le Galaxy S26 Ultra (23 h 15 min) et l’iPhone 18 Pro (21 h 20 min), garantissant aisément deux jours pleins d’usage intensif sans passer par la case prise de courant. Trois jours en étant extrêmement économe.
La recharge n’a pas été sacrifiée au profit de cette énorme capacité. Grâce à la compatibilité 80W SUPERVOOC, le chargeur a atteint un pic mesuré à 71 W pour une puissance moyenne un peu basse de 26 W durant le cycle. Il ne faut ainsi que 1 h 24 min pour refaire le plein complet, soit quatorze minutes de moins que le X9 Pro malgré une batterie plus volumineuse. Les utilisateurs pressés récupéreront 16 % de batterie en seulement 10 minutes, ce qui représente une réserve énergétique très confortable compte tenu de la taille du réservoir. Le tableau est complété par la charge sans fil rapide 50W AIRVOOC ainsi que la recharge inversée.
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