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Test du Velomad Urban Elite : un VAE autonome pour une ville tout en souplesse

Muni d’un moteur central Shimano et de gros pneus, ce vélo électrique promet des déplacements confortables en ville, mais aussi de belles balades en dehors.

L'avis de 01net.com

Velomad Urban Elite

Les plus

  • + Souplesse et confort de pilotage
  • + Moteur progressif et puissant
  • + Autonomie endurante

Les moins

  • - Placement de la batterie sous le cadre

Confort & ergonomie

4 / 5

Qualité de fabrication

4 / 5

Autonomie

4 / 5

Qualité de l'équipement

4 / 5

Appréciation générale

4 / 5

Note de la rédaction

Voir le verdict

Fiche technique

Velomad Urban Elite

Type(s) Ville
Vitesse max. annoncée 25 km/h
Application Mobile Non
Diamètre de roues 28 "
Type de transmission Chaîne
Voir la fiche complète

C’est la nouveauté de la rentrée chez Velomad, la petite marque rouennaise qui monte. Pour son cinquième anniversaire, le fabricant français dégaine deux nouveaux modèles. Si le Sport Elite à cadre fermé et fourche suspendue s’adresse à un usage un peu plus engagé, c’est l’Urban Elite qui nous intéresse de près. Grâce à son cadre ouvert en aluminium et son moteur Shimano central, il met en avant une configuration parfaitement adaptée aux tourments de la ville.

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© JSZ/01net.com

Le moteur tout d’abord. Exit celui assemblé par la MFC situé dans le moyeu arrière et aperçu sur les précédents modèles de la marque. Velomad a fait ici le choix judicieux du Steps E6100, le milieu de gamme de Shimano doté d’un couple de 60 Nm, situé donc dans le pédalier. Pour mouvoir l’ensemble, il est couplé à une transmission Shimano Nexus 8 qui occupe la place ainsi libérée dans le moyeu arrière. Les roues de 28 pouces sont équipées de pneus Continental Contact de 55 mm dont la largeur promet un certain confort.

Des pneus convaincants en l’absence de suspensions

C’est d’ailleurs la première impression que l’on a en enfourchant la machine. La position proposée par l’Urban Elite est confortable. La forme du cintre permet de rapprocher les mains de son buste pour le garder bien droit et conserver la tête haute, parfait pour bien observer et anticiper ce qu’il se passe sur la route devant nous. Notons que l’exemplaire fourni par Velomad pour ce test était doté d’une selle Brooks proposée en option. Le modèle d’origine est quant à lui doté de la Rio de Selle Royal.

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La selle Brooks n’est proposée qu’en option. © JSZ/01net.com

Cela a certes amélioré le confort général du vélo, mais en l’absence de suspension, il est surtout obtenu grâce à la monte des excellents pneus Continental. En ne les gonflant pas au maximum (fixé à 4,5 bars), il est ainsi possible d’obtenir un amortissement significatif sans trop d’effet de rebond indésirable.

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Les pneus Continental sont très confortables. © JSZ/01net.com

L’assistance est progressive et puissante

Cette sensation de souplesse est accentuée par la très bonne intégration du moteur Shimano. Le Steps E6100 est un modèle éprouvé qui n’a plus rien à prouver et ça se sent. Tout comme sur les moteurs Bosch, la progression de l’assistance est très progressive et linéaire, un régal pour le pédalage en ville. Par rapport à la marque allemande, on peut lui reprocher de légèrement sentir le coup d’arrêt de l’assistance lorsqu’on dépasse les 25 km/h. Mais cela ne sera remarqué que par les plus exigeants, l’effet est suffisamment discret pour qu’il ne soit pas dérangeant.

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Le moteur Shimano central. © JSZ/01net.com

Couplé à la transmission Nexus 8, l’ensemble est parfaitement taillé pour une utilisation quotidienne en ville. Ce système intégré dans le moyeu de la roue arrière est robuste, requiert un entretien minimum et évite les sauts de chaîne. Les changements de vitesses se ressentent à peine et peuvent se réaliser à l’arrêt pour repartir sur un petit rapport. Il colle donc tout à fait à la philosophie douce de cet Urban Elite.

Endurant même en assistance maximale

Mais la souplesse d’utilisation ne fait pas tout, encore faut-il que ce vélo nous emmène loin. Velomad promet une autonomie importante pouvant aller jusqu’à 180 kilomètres, cela notamment grâce au poids de 22 kg relativement contenu de sa bicyclette. Bien entendu, cela n’est possible qu’en mode « Eco », malheureusement pas vraiment adapté aux arrêts fréquents en ville. Testé en pleine semaine de canicule parisienne, nous avons fait le choix d’épuiser la batterie en ne roulant qu’en mode « High », propice au moindre effort par très forte chaleur.

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Un grand écran lisible pour visualiser toutes les infos. © JSZ/01net.com

Malgré cette assistance maximum (qui avale sans forcer les côtes les plus raides), nous avons réussi à parcourir une bonne soixantaine de kilomètres grâce à l’autonomie de la batterie de 504 Wh. Cela correspond d’ailleurs exactement à la prévision indiquée sur le compteur lorsque nous avons pris possession du vélo. En mode « Norm », adapté à un usage classique, on peut donc espérer réaliser un peu plus de 80 kilomètres. Notre parcours a été varié : sur le plat en ville, mais aussi dans des lieux plus roulant certes, mais bien plus vallonné en nous rendant sur les bords de la Marne. Nous avons d’ailleurs pu constater que si l’Urban Elite était à l’aise sur le bitume, ses gros pneus lui permettait également d’avoir son mot à dire sur les chemins gravillonneux. Un argument de poids pour ceux qui voudraient l’utiliser pour se déplacer dans des régions plus rurales.

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Des freins Shimano souples et efficaces. © JSZ/01net.com

Coté sécurité, Velomad a encore fait le choix de Shimano pour la partie freinage avec des freins hydrauliques à disque de 160 mm. Fidèle à l’état d’esprit du vélo, ils permettent un freinage très souple, mais efficace. Ceux qui adoptent une conduite plus nerveuse leur reprocheront un léger manque de mordant, mais encore une fois cela ne correspond pas vraiment à la doctrine de cet Urban Elite. Notons également un excellent choix de lumières : à l’arrière intégrée dans le porte-bagages, à l’avant c’est un projecteur Axendo 40 de Spanninga de 40 lux qui fait parfaitement le travail même sur les parcours non éclairés.

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L’éclairage arrière intégré au porte-bagages. © JSZ/01net.com

Du placement de la batterie

Toutes ces qualités sont toutefois entachées par un détail qui peut être ennuyeux au quotidien : l’emplacement de la batterie. Située sous le tube diagonal, elle est en effet difficilement accessible. Pour la retirer, il faut forcément tourner la roue pour laisser un espace suffisamment important entre le cadre et le garde-boue. Pas facile à manœuvrer lorsqu’on se gare en ville, coincé entre les autres vélos en stationnement.

Son placement sous le cadre l’expose aussi aux projections en tous genres, elle devient donc difficile à manipuler sans se salir au moins les mains. Ce choix est toutefois à relativiser et n’est pas forcément une erreur de la part de Velomad. Placer la batterie sous le tube diagonale plutôt que dessus permet en effet d’abaisser le centre de gravité du vélo. C’est aussi ce choix qui le rend aussi agréable à piloter.

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