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Xavier Niel envisagerait-il la cession de Free ?

Tout en assurant ne pas être prêt à prendre sa retraite, le fondateur d’Iliad indiquait hier devant des analystes qu’il restait ouvert à d’éventuelles propositions de rachats de son bébé.

Officiellement, Xavier Niel n’est que le vice-président et le directeur délégué à la stratégie d’Iliad, maison-mère de Free dont il est le fondateur et actionnaire majoritaire. Mais il reste l’âme et le visage de la société aux yeux de tous. Difficile aujourd’hui d’imaginer l’un sans l’autre. Pourtant, l’idée fait son chemin.
Alors que Free a perdu des abonnés mobiles et fixes au premier semestre et que son action est à son plus bas depuis juin 2012, ses concurrents ne se privent pas pour émettre de nouveaux scénarios de consolidation du marché où Free serait cette-fois la cible.

“Ne jamais dire jamais”

Pour ne rien arranger, Xavier Niel aurait déclaré hier matin à des analystes « qu’il restait ouvert à une offre » et « qu’il ne fallait jamais dire jamais ». Il a également affirmé dans le même temps qu’il n’était pas favorable à la retraite à 51 ans. Une manière détournée de dire qu’il n’est pas prêt à abandonner le contrôle de sa société. Il a par ailleurs assuré qu’il n’avait encore jamais reçu pour le moment de propositions satisfaisantes.
Ces propos ont été confirmés hier par Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, lors de la conférence de presse qui suivait la réunion avec les analystes.

Ajoutons à cela que Xavier Niel a beaucoup diversifié ses acquisitions et ses activités ces dernières années. Montrant une certaine lassitude pour les télécoms, il s’est pris de passion pour l’innovation, investissant avec succès dans de jeunes pousses ou le campus de start-up Station F dont il est très fier.

Les résultats financiers de Free restent bons

De son côté, Thomas Reynaud a évacué catégoriquement le scénario d’un départ de Xavier Niel. « Ce n’est pas la fin de Free et ce n’est pas nous qui déclencherons la consolidation », a-t-il affirmé. Le dirigeant a aussi évoqué des projets porteurs de croissance dont le déploiement accéléré de la fibre et la sortie de la nouvelle Freebox, conditions des futurs succès du groupe. Pour lui, la consolidation passerait plutôt par un scénario de rapprochement entre Bouygues Telecom et SFR.

Il est vrai que malgré de mauvais résultats commerciaux, la situation économique de Free n’est pas en péril grâce notamment à un faible endettement et son lancement en Italie se passe à merveille. Le titre du groupe a même grimpé en bourse hier matin malgré des nouvelles en demi-teinte.

Voir aussi notre vidéo sur ce que l’on attend de la prochaine Freebox :

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Amélie Charnay