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Tristan Debove (Intersystems France)

‘ Nos clients sont surtout des développeurs de solutions verticales, le SGBD est transparent dans leurs produits. ‘

Tristan Debove est responsable des opérations d’Intersystems France, société qui édite Caché, un SGBD relationnel/objet très implanté dans le secteur de la santé, et la solution d’intégration Ensemble.01 Informatique : Les grands éditeurs de SGBD proposent des versions gratuites de leurs bases. Cela vous tente-t-il ?


Tristan Debove : Ces versions d’entrée de gamme visent à contrecarrer l’avancée des bases open source. Et à attirer les développeurs vers les versions moins limitées et payantes. Les bases open source peuvent satisfaire
nombre d’applications fondées sur des modèles de données standards. Et prendre ainsi des parts aux grands éditeurs, quitte à les rendre méfiants.


Avec Caché, nous nous impliquons plutôt dans des projets où les modèles de données sont complexes et les performances importantes. Tels les systèmes du dossier médical personnel.Des projets open source tel Postgre-SQL ne peuvent-ils pas devenir de sérieux concurrents pour Caché ?


Beaucoup dépend du réseau de partenaires. Nos clients sont surtout des développeurs de solutions verticales, et le SGBD est transparent dans leurs produits. Dans de nombreux cas, ils ont conçu leurs produits pour fonctionner soit sur des
bases open source, soit sur Caché, selon les contraintes de performances et de volumétrie.


Nous collaborons étroitement avec eux, et essayons d’avoir une réactivité proche de celle des communautés open source. Pour nous, la notion de support est fondamentale. Les utilisateurs discutent directement avec les experts.Mises sur la touche par les bases relationnelles, les bases objet semblent refaire surface…


L’envol des bases relationnelles a correspondu à celui des progiciels : des tables comptables stockées dans des tables relationnelles. C’est cohérent. Il restera toujours des applications pour lesquelles les SGBDR seront mieux
adaptés.


Mais désormais les applications, plus riches et évolutives, emploient des données fort diverses, souvent multimédias. Ce qui induit, pour les développeurs, un problème de correspondance entre les objets de l’application et les données
du SGBD. Avec les bases objet, on peut s’en affranchir.


Philippe Davy