Le prix reste une composante déterminante dans l’achat d’un véhicule, y compris les voitures électriques. Si l’autonomie et la capacité de recharge jouent un rôle important dans le processus de décision des acheteurs, le prix est toujours l’argument final. Pour baisser les prix, la chimie de la batterie est une solution, notamment les batteries LFP, mais tous les constructeurs n’avancent pas à la même vitesse. Stellantis, qui utilisait majoritairement des batteries NMC, va passer au LFP dès l’année prochaine. Antonio Filosa, le patron de Stellantis, l’a annoncé lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2026.
Vers une généralisation de la batterie LFP ?
Stellantis n’est pas vraiment en retard sur les voitures électriques. Tous les modèles commercialisés par le groupe en Europe, ou presque, ont une déclinaison électrique, allant de la citadine électrique au grand SUV familial, en passant aussi par des supercars et des voitures sans permis. Il y a une voiture électrique Stellantis pour chaque usage, mais toujours avec une batterie NMC (Nickel, Manganèse et Cobalt).
Toutefois, Stellantis a lancé une ligne de modèles électriques plus abordables qui reposent sur la plateforme Smart Car et utilisent des batteries LFP (Lithium-Fer-Phosphate) de 30, 44 ou 54 kWh, que l’on retrouve dans les Citroën ë-C3, ë-C3 Aircross, Opel Frontera et Fiat Grande Panda.

Ces modèles représentent actuellement l’entrée de gamme du groupe Stellantis en électrique en raison des batteries LFP moins chères à produire. Toutefois, le groupe devrait généraliser cette chimie de batterie dans d’autres véhicules dans le but de faire baisser les prix et de répondre à cette guerre des tarifs lancée par les Chinois et suivie par les autres constructeurs européens.
Une batterie moins coûteuse
Tout l’intérêt d’intégrer des batteries LFP dans ses véhicules réside dans le coût. Ces batteries sont environ 40 % moins chères à produire par kWh qu’une batterie NMC. Quand on sait que la batterie représente 25 à 40 % du coût de production du véhicule, travailler sur une batterie plus abordable a un véritable intérêt pour réduire sensiblement le prix du véhicule.
Stellantis devrait intégrer dès l’année prochaine des batteries LFP dans d’autres de ses véhicules. À commencer par la Fiat 500e, la citadine électrique de segment A, qui utilise actuellement des batteries NMC et affiche un prix de départ de 23 900 euros. Sauf que depuis son lancement en 2020, les autres citadines électriques se sont multipliées et affûtées. Une Renault Twingo est proposée à moins de 20 000 euros, notamment grâce à sa batterie LFP. La Fiat 500e pourrait alors passer à la batterie LFP dès 2027, conformément à ce qu’a annoncé Antonio Filosa, CEO de Stellantis, lors de la présentation des résultats financiers du mercredi 28 octobre 2026 : de nombreux modèles électriques européens de Stellantis allaient adopter des batteries LFP en 2027. Et surtout, le prix de la Fiat 500e pourrait descendre sous les 20 000 euros.

Stellantis devrait aussi profiter du déploiement de la nouvelle plateforme STLA One pour généraliser la batterie LFP dans sa gamme. Cette plateforme sera celle utilisée pour la future 208 électrique, attendue en fin d’année 2027, et qui aura fort à faire pour tenir tête aux Volkswagen ID. Polo, Cupra Raval et Renault 5 E-Tech.
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