Les marchés américains n’ont pas tardé à réagir à cette manœuvre menée par l’entreprise d’Elon Musk. En décrochant de précieux sésames hertziens auprès du fonds d’investissement Grain Management, SpaceX s’arme pour contourner les antennes-relais terrestres. Derrière cette transaction colossale, on retrouve la promesse d’une connexion directe entre les satellites et les smartphones qui prend forme, au grand dam des opérateurs en place.
Le pari des basses fréquences pour s’affranchir des obstacles
L’utilisation de bandes basses change techniquement beaucoup de choses pour un réseau satellitaire. Contrairement aux fréquences intermédiaires déjà exploitées par la constellation Starlink, ces ondes possèdent la capacité physique de parcourir de longues distances tout en traversant sans encombre les obstacles (murs, arbres, etc.). Les utilisateurs n’auront donc pas besoin de s’équiper de téléphones spécifiques, puisque la quasi-totalité des appareils du marché américain gèrent déjà la bande des 800 MHz.
We announced an agreement to acquire a nationwide low-band spectrum license portfolio that will pave the way for @Starlink to become a major mobile carrier in the US.
With this new spectrum and our Gen2 constellation, Starlink Mobile can ensure Americans have access to high-speed mobile broadband no matter where they are → https://t.co/1Uaf48v5pm
— SpaceX (@SpaceX) October 8, 2026
Cette brique technique supplémentaire vient compléter l’approbation récente par la FCC (la Commission Fédérale des Communications aux États-Unis) de la demande concernant la seconde génération de satellites Starlink. Quinze mille nouveaux satellites, optimisés pour les fréquences de 2 GHz et positionnés en orbite terrestre basse, viendront alimenter un service. Du côté de la concurrence, les réactions ne se font pas attendre, les actions de T-Mobile, Verizon et AT&T ayant chuté d’environ 6 % après l’annonce.
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Vers un bouleversement complet du marché des télécoms
Les analystes estiment d’ailleurs que SpaceX ne se contentera pas d’une offre de base, prévoyant l’arrivée d’un pack combinant l’accès haut débit Starlink, la téléphonie mobile et pourquoi pas l’intelligence artificielle de Grok. Face à cette offensive, les opérateurs historiques rappellent que disposer de blocs de fréquences ne suffit pas sans une infrastructure solide.
L’autorité américaine des communications salue quant à elle une dynamique promise à dynamiser l’investissement national. Reste que l’aval final de la FCC reste indispensable pour valider officiellement le transfert de ces précieux sésames hertziens initialement cédés par T-Mobile. La bataille pour connecter les zones blanches et concurrencer les abonnements traditionnels vient de franchir un cap décisif.
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