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Preview – Dead to Rights : Retribution, gentil le chien…

Passé presque inaperçu en 2003, pour cause de concurrence déloyale de Max Payne, Dead to Rights revient dans un nouvel épisode next-gen plus bourrin.

Si on fera la fleur d’oublier Dead to Rights II, le premier Dead to Rights n’a pas connu le sort qu’il méritait pour la simple et bonne raison qu’il s’était retrouvé en concurrence directe avec un certain Max Payne. Six ans plus tard, on reprend les mêmes et on recommence peut-être. En effet, Max Payne s’apprête à revenir en force au début de 2010, tout comme Jack Slate et son chien loup, Shadow.

Rien que pour vos yeux

En l’occurrence, on se retrouve avant le premier épisode, puisqu’on apprendra notamment comment Jack et Shadow se sont rencontrés… Le passage aux consoles next-gen implique évidemment des graphismes améliorés. De ce que nous avons vu lors de notre preview, on reste loin d’un Uncharted 2 ou d’un Gears of War 2, pour placer la barre au plus haut. Les effets de lumière dynamiques sont un peu mécaniques et les textures pas forcément très précises. Toutefois, l’impression générale est plaisante.

Mélange des genres

Ce qui retient l’attention, c’est l’action, mélange de jeu de tir à la troisième personne (TPS) et de beat’em all. Dans les deux cas, elle est intense et bien rythmée. Certaines couvertures sont destructibles pour pouvoir abattre ses ennemis ou pour vous obliger à toujours aller de l’avant. On retrouve les grands classiques du genre, tir par-dessus la tête à couvert, séance de snipe et le bon vieux bouclier humain. Les armes sont variées et apparemment bien équilibrées. Ainsi, le fusil mitrailleur est plus précis mais moins puissant que le bazooka.

Le système de couverture est assez classique.
Le système de couverture est assez classique. – Le système de couverture est assez classique.

Mais rien ne vaut un bon poing dans la figure pour faire entendre raison. Et Jack Slate est passé maître en la matière. Il bénéficie même d’un système de contres et de combos coups forts et faibles, main et pied. Il peut d’ailleurs frapper dans tous les sens, devant, derrière et sur les côtés et repousser un adversaire pendant qu’il en garde un sous le coude et en tabasse un autre.

Des actions héroïques, au même titre que les headshots, qui permettent de remplir la jauge du Focus Mode, sorte de bullet time qui ne dit pas son nom. Car Jack ne ralentit pas le temps, il se concentre et voit tout au ralenti. Quelle différence !

Un jeu qui a du chien

Mais la grosse innovation du gameplay, c’est l’interaction avec Shadow, le chien-loup. Un soin tout particulier a été apporté à ce personnage, certains niveaux lui sont même dévolus. Quand vous l’incarnez, vous disposez de trois modes : normal, furtif et agressif. En furtif, il pourra se glisser à patte de velours et voir ses ennemis à travers les murs. Alors qu’en agressif il montrera les dents et sera bien plus réactif. Les animations, très réalistes, ne prêtent pas à confusion entre l’un et l’autre.

Shadow peut faire un strike et renverser ses ennemis.
Shadow peut faire un strike et renverser ses ennemis. – Shadow peut faire un strike et renverser ses ennemis.

N’allez pas croire que, pendant que vous incarnez son maître, Shadow se roule les pouces. D’une pression sur un bouton, l’action étant choisie selon le contexte, vous pouvez l’envoyer rapporter une arme, faire diversion, immobiliser un ennemi lorsque que vous le descendez ou le faire sauter à la gorge d’un pauvre homme de main qui n’en demandait pas tant. Parfois son choix se porte sur une autre partie de l’anatomie de vos opposants que ma mère m’a interdit rigoureusement de nommer ici. 

Le meilleur ami de l’homme (et de Jack) résume bien la première impression qu’on a du jeu. Sauvage, presque sadique, apportant beaucoup au gameplay, Shadow est un partenaire efficace et classe, sauf peut-être quand il urine sur un corps…

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Pierre Fontaine