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L’agenda, premier révélateur de la mission impossible des DSI

A force de faire gagner du temps, l’informatique devient de plus en plus chronophage. L’agenda des directeurs informatiques en témoigne.

” Mes collaborateurs commençaient à se demander si je n’avais pas postulé pour une autre société “, s’amusait un directeur informatique en évoquant leurs soupçons. Il avait en effet réservé quelques grandes plages horaires consécutives sur son agenda, sans réunion !Un fait complètement inhabituel pour un homme dont l’emploi du temps est hyper organisé. Pas étonnant que ces individus soient au bord du stress. Ils sont tiraillés de tous les côtés.Avec leur direction générale d’abord. Là, c’est de la haute politique. “Je bloque à l’avance toutes les réunions du comité de direction sur l’année”, racontait l’un d’entre eux. Stratégie oblige ! Ensuite, puisque maintenant l’informatique fonctionne main dans la main avec la maîtrise d’ouvrage, il s’agit d’inscrire toutes celles qui vont se profiler au long du semestre avec les directeurs opérationnels. Ici, c’est l’impératif métier qui prime.Mais il ne faut pas oublier ses rencontres régulières avec le contrôle de gestion. Sans quoi, comment mesurer le coût de ses systèmes ou mieux, la productivité engendrée par leur performance ? Et, il le sait bien, selon les résultats, c’est son poste qui se joue !Quant aux fournisseurs, éditeurs et sociétés de services, il convient de leur consacrer du temps . “Et cela paye ! “, s’exclamait un directeur informatique d’un grande entreprise. “Certains n’hésitent pas à baisser leurs tarifs uniquement pour nous citer en référence.”Avec la grande vogue de la relation clients, du système qui se doit d’être au service de ces derniers, certains directeurs informatiques, plutôt dans les PME, cette fois, multiplient les rendez-vous avec eux… Il faut bien comprendre leurs attentes, n’est-ce pas ? Et hop, voilà l’agenda qui se noircit encore un peu plus.Et cela va sans dire, un directeur informatique digne de ce nom se doit également d’être proche de ses équipes (dont l’effectif varie d’une dizaine à plusieurs centaines de personnes). Leur performance est essentielle à la bonne marche du système. Et voilà notre homme contraint à de multiples réunions de travail régulières ou informelles pour écouter, proposer, organiser, encourager, voire recruter.Pas étonnant dans ces conditions qu’un délégué général d’une association de DI accuse l’agenda du DI dêtre son plus grand concurrent !Prochaine chronique lundi 21 janvier 2002

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Anne-Françoise Marès