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Élections européennes : Facebook renforce sa traque aux fake-news

D’ici la fin mars, Facebook va mettre en place un outil anti-fake news pour traquer la désinformation en vue des prochaines élections européennes, en mai. 

L’info

Fin mars, Facebook déploiera un dispositif anti-fake news dédié aux élections européennes de mai 2019. En visite à Paris, Katie Harbath, chargée des questions relatives aux élections chez Facebook, a expliqué mercredi 20 mars, que les personnes ou entités qui veulent diffuser des publicités politiques dans le cadre de la campagne devront suivre une procédure spécifique.

« Nous allons exiger que les personnes suivent cette procédure d’agrément dans chacun des pays où ils veulent cibler des électeurs », a-t-elle précisé à l’AFP. Ce dispositif interne a pour objectif d’endiguer les tentatives de manipulations d’opinion et de réduire de 80% les vues des contenues identifiés comme faux.

Ce que ça implique

Cet outil de transparence va permettre au réseau communautaire de procéder à des vérifications, d’exiger des précisions sur l’activité des annonceurs, et d’interdire si nécessaire la diffusion de publicités financées par des acteurs étrangers. Les publicités à vocation politique resteront publiquement accessibles sept ans après leur diffusion. Sur chaque spot publicitaire, il sera possible de cliquer pour obtenir des détails, tels que l’estimation du montant dépensé et du nombre de vues générées. Des rapports hebdomadaires pays par pays seront également diffusés en mai.

Pour accompagner cette mesures, Facebook a récemment créé deux nouveaux « centres opérationnels » régionaux dédiés aux élections, dont un à Dublin pour pouvoir réagir à toute heure à d’éventuelles tentatives d’interférences.

Le contexte

La Commission européenne avait reproché, fin février, aux géants du Net, et en particulier Facebook et Twitter, de ne pas lui donner suffisamment d’informations sur leurs efforts contre la désinformation à l’approche des élections des eurodéputés, prévues fin mai.

Cette mise en garde faisait référence à l’élection présidentielle américaine de 2016 lorsque le réseau avait servi de support à l’ingérence d’officines russes œuvrant en faveur de Donald Trump. Même si depuis Facebook avait créé des outils de vérification lors des grandes élections, comme lors des « midterms » américaines ou de la présidentielle au Brésil.

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Marion Simon-Rainaud avec AFP