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Comment Zoom tente de protéger les vidéoconférences contre les fuites

Le logiciel de vidéoconférence permet d’insérer des tatouages numériques dans les images et dans le son. Si vous voulez révéler un scandale ou vous amuser au dépend d’un collègue, soyez donc sur vos gardes.

Beaucoup de réunions professionnelles se passent désormais sur Zoom, et certains participants ont peut-être déjà eu l’idée de faire fuiter certaines séquences, à la manière d’un lanceur d’alerte. En effet, on peut vite se sentir à l’abri derrière son écran, en train de capter les images et/ou le son à l’insu des autres. Mais, comme l’explique The Intercept, il y a beaucoup de chausse-trappes.
Ainsi, certains détails de l’interface utilisateur peuvent trahir l’origine, comme l’ordre d’apparition des participants. Par défaut, la personne qui visionne apparaît en premier sur son logiciel. Mieux vaut donc activer l’ordre aléatoire pour brouiller les pistes.

Mais au-delà de ces erreurs de débutants, il faut également savoir que Zoom permet d’insérer des « tatouages », des watermarks, dans l’image et dans le son.
Dans le premier cas, chaque contenu partagé est marqué de l’adresse e-mail de chaque participant en filigrane. Ce qui est donc impossible à exploiter pour un lanceur d’alerte.
Le second cas est plus pernicieux, car imperceptible. Des données d’identification sont alors intégrées dans l’onde sonore sous la forme d’ultrasons. Toutefois, les participants sont alertés par une icône de la présence de ce « watermark ».
Bref, si vous voulez révéler un scandale, faites bien attention.

Source : The Intercept

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Gilbert KALLENBORN