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Apple ouvre les précommandes de son nouveau portable le 17 juin… mais ce n’est sans doute pas celui que vous attendez

Sans tambour ni trompette, mais juste une publication sur son site, Apple a annoncé l’ouverture ce vendredi des précommandes pour son « nouveau » MacBook Pro. Le MacBook Air est lui toujours attendu pour le mois prochain, et, hormis, le M2, c’est bien lui qui apportera le plus de nouveautés.

Le 6 juin dernier, Apple organisait un débarquement digne de ce nom, avec une vague impressionnante (et habituelle) de nouvelles versions de ses systèmes d’exploitation, mais aussi avec deux nouveaux produits annoncés.

Un nouveau MacBook Air, redesigné autour de la deuxième génération de puce Apple Silicon, et un MacBook Pro 13 pouces, qui embarque lui aussi le M2, mais sans profiter d’une refonte de son apparence. Apple expliquait alors que le MacBook Air était son portable qui se vendait le plus, malheur aux vaincus, le MacBook Pro 13 pouces, en bon second, n’avait pas droit aux mêmes attentions. Dommage pour lui, et pour nous.

Deux MacBook Pro, un prix en hausse

Quoi qu’il en soit, c’est bel et bien son plus petit modèle Pro dont Apple vient d’annoncer la disponibilité prochaine. Il sera possible de le précommander à partir du 17 juin prochain, soit vendredi, et les personnes intéressées pourront espérer le recevoir une semaine plus tard, à partir du 24 juin.

Pour rappel, le MacBook Pro 13 pouces est décliné en deux modèles de base, dont il est possible comme toujours de modifier la configuration. Comme pour la génération précédente, ils se distinguent l’un de l’autre par la capacité de stockage offerte par défaut. Le premier, vendu à partir de 1 599 euros (soit 150 euros de plus que le modèle équivalent en M1), propose 256 Go de stockage. Tandis que le second est plus généreux avec 512 Go de SSD, mais il faudra compter 1 829 euros – là encore, c’est une hausse de 150 euros des tarifs pratiqués.

Le M1 et le M2 : une (petite) différence de taille

Le M2, et quelques atouts dans ses manches

Evidemment, le fait que le MacBook Pro n’ait pas droit à un nouveau design implique qu’il conserve les mêmes atours et atouts que la génération précédente, à la différence près du M2.

La première pierre de la seconde génération de puces Apple Silicon pour Mac apporte son lot d’évolutions. Fabriqué grâce à la deuxième itération du processus de gravure 5 nm de TSMC, le SoC embarque 20 milliards de transistors, soit une hausse de 25% par rapport au M1. La puce plus grande repose toujours sur la même répartition des cœurs pour la partie GPU, avec quatre cœurs haute performance (nom de code Avalanche) et quatre cœurs basse consommation (nom de code Blizzard). Toutefois, chaque cœur est individuellement plus performant – même ceux qui visent l’efficacité énergétique. Apple annoncé ainsi jusqu’à 18% de puissance en plus pour une même consommation énergétique.

La partie GPU est également plus musclée, elle propose dix cœurs désormais, contre huit pour le M1, avec un nombre de TFlops revu à la hausse, 3,6 contre 2,6 précédemment. Cela permet à Apple de promettre une hausse de 25% des performances à consommation électrique égale, et même une augmentation de 35% de la puissance déployée avec une consommation énergétique légèrement revue à la hausse.

Enfin, dernier maillon structurel de ce M2, le réseau neuronal (Neural Engine) affiche un gain de performances de 44% par rapport à son aîné. Cela n’est pas du tout anecdotique. Cette partie de la puce Apple Silicon est utilisée pour tout ce qui touche à la reconnaissance vocale, de texte, d’image, pour l’application de filtres intelligents, etc. Autant de nouveautés logicielles qu’Apple met de plus en plus en avant et incite les développeurs évoluant dans son écosystème à développer.

Enfin, n’oublions pas de parler d’un autre progrès appréciable par les utilisateurs qui ont besoin du plus de ressources possibles, le M2 est compatible avec un maximum de 24 Go de mémoire vive (DDR5), avec une bande passante de 100 Go/s, là où les M1 plafonnaient à 16 Go. Ce sera donc plus de souplesse et de réactivité au quotidien.

Mais, et le MacBook Air…

Vendu à partir de 100 euros plus que le nouveau MacBook Air, le MacBook Pro paraît à première vue ne pas avoir des tonnes d’arguments pour lui. Son écran est désormais très légèrement plus petit, il est un peu plus lourd et encombrant, sa webcam reste figée en 720p – au temps pour les leçons à tirer de la pandémie, le système audio est moins performant, et pour finir il ne se distingue pas par la quantité de mémoire vive qu’il peut proposer de 8 à 24 Go ou par la quantité de stockage minimal et maximal, de 256 Go à 2 To.
Bref, pourquoi choisir le MacBook Pro ? Brièvement, tout d’abord, parce qu’il devrait assurer une meilleure autonomie – deux heures de plus selon les chiffres fournis par Apple. Sur la génération précédente, le MacBook Pro 13 pouces a fixé la barre au plus haut face au MacBook Air.
Ensuite, parce que le fait qu’il embarque un système de refroidissement actif devrait lui permettre de pousser la puce M2 dans ses retranchements plus longtemps en maintenant un niveau de performances élevées…

Bien entendu, tout cela mérite d’être vérifié au cours de tests. Et il faudra voir si les gains valent la peine de se passer du plaisir d’avoir l’impression de travailler avec une machine redesignée.

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Pierre FONTAINE