Aux États-Unis, les Tesla Model 3 et Model Y peuvent désormais alimenter une maison pendant une coupure de courant, grâce à la fonction Powershare Home Backup, jusque-là réservée au Cybertruck. Il faut toutefois disposer d’un Powerwall 3, et Tesla ne garantit la fonction que sur les voitures commandées depuis le 1er octobre. Pour la France, comme pour le reste de l’Europe, rien n’est annoncé.
Une voiture qui prend le relais du Powerwall
La voiture se branche sur un Wall Connector, dans une maison équipée d’un Powerwall 3. Quand le réseau tombe, la batterie du véhicule prolonge celle du Powerwall. Tesla promet « plus de deux jours » d’autonomie supplémentaire pour une maison qui consomme 30 kWh par jour, avec une batterie chargée à 90 %. Les finitions Standard plafonnent à « deux jours », contre « plus de trois jours » pour le Cybertruck. Le système délivre au maximum 11,52 kW en continu.
Powershare Home Backup is now available for new Model 3 & Model Y with Powerwall 3
Extend your home backup by over 2 days with your vehicle https://t.co/a0codvZ2yH
— Tesla Energy (@teslaenergy) October 6, 2026
Si le propriétaire a déjà un Powerwall 3 et un Wall Connector, aucun matériel supplémentaire n’est nécessaire. Il doit seulement contacter l’assistance de Tesla pour faire activer la fonction.
Les limites à connaître
Ces promesses valent pour un public restreint. En effet, Tesla ne garantit la compatibilité que pour les Model 3 et Model Y commandés à partir du 1er octobre 2026 aux États-Unis et à Porto Rico. Pour les modèles plus anciens, la marque dit seulement que « certains, mais pas tous » en sont capables. Tout dépend d’un onduleur baptisé PCS2 Lite, dont elle n’a pas précisé la date d’arrivée sur chaque version. Un propriétaire peut vérifier lui-même sur l’écran du véhicule : dans « Logiciel », puis « Informations supplémentaires sur le véhicule », la ligne « Powershare Support » doit être activée.
Le Powerwall 3 est obligatoire, la prise en charge des Powerwall 2 et Powerwall+ étant annoncée comme « bientôt disponible ». Contrairement au Cybertruck, les Model 3 et Model Y ne peuvent pas passer par une passerelle de secours, et ils ne peuvent pas revendre d’électricité au réseau. De plus, les Model S et Model X ne sont pas concernés.
Tesla arrive après les autres
D’autres constructeurs ont pris de l’avance, comme Ford qui propose le secours domestique sur son F-150 Lightning, dont la production a été arrêtée depuis 2022, avec 9,6 kW de puissance. General Motors s’était engagé à l’étendre à ses modèles électriques, et Kia le propose sur l’EV9 avec un chargeur bidirectionnel.
Tesla s’était pourtant fixé son propre calendrier. Lors de son Investor Day de mars 2023, un de ses responsables avait annoncé que la recharge bidirectionnelle pourrait arriver « d’ici deux ans ». Elon Musk avait aussitôt tempéré, estimant que peu de gens voudraient s’en servir « à moins d’avoir un Powerwall ». C’est précisément ainsi que la fonction a été lancée, trois ans et demi plus tard.
Et en France ?
Rien n’indique pour l’instant que Tesla prévoie d’étendre la fonction à l’Europe. Côté recharge bidirectionnelle, Renault propose de son côté un service différent, Mobilize V2G. La batterie de la voiture renvoie du courant vers le réseau quand la demande monte, et le propriétaire est rémunéré par une déduction sur sa facture d’électricité. Renault promet jusqu’à 100 % de frais de recharge à domicile supprimés, selon l’usage.
Il faut pour cela un modèle compatible, comme la Renault 5, une borne bidirectionnelle à 1 599 euros installation comprise et un contrat d’électricité Mobilize Power. Ce n’est donc pas du secours en cas de coupure comme chez Tesla, mais de la recharge bidirectionnelle vers le réseau.
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Source : Electrek

