En mars dernier, God of War 3 ramenait Kratos, le guerrier spartiate devenu dieu, sur le devant de la scène avec un superbe épisode pour la PS3. Deux ans après sa première balade sur la portable de Sony, l'éternel rebelle, l'homme qui défie les dieux et nie leur emprise sur son destin, revient dans un volet toujours confié au studio Ready At Dawn.
L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt
Voilà un adage auquel on n'avait jamais accordé aucun crédit jusqu'à God of War : Ghost of Sparta. On avait peut-être tort... Ready At Dawn, littéralement « prêt dès l'aube », réussit un sans-faute aussi bien d'un point de vue narratif que du côté du gameplay ou de la réalisation en général. En se penchant davantage sur la vie de Kratos, le studio californien, fondé par d'ancien de Naughty Dog et de Blizzard, enrichit non seulement son jeu mais également la trilogie sur console de salon. On comprend ainsi pourquoi Poséidon a une dent contre notre héros dans God of War III. On découvre également une belle tranche de son passé. Car ce Ghost of Sparta est sous-tendu par la quête de son frère, Deimos, kidnappé par les dieux de l'Olympe alors qu'il était encore enfant.
Pour tout dire, avec ce cinquième jeu sur console Sony, Kratos éblouit. Ghost of Sparta n'a aucun défaut. Certains chipoteront peut-être sur deux ou trois détails. Sur l'absence d'innovation dans le gameplay, même si la possibilité d'enflammer les lames d'Athéna en est une, par exemple, ou encore sur la relative facilité des dernières heures de jeu. Mais ce God of War est de ces (trop rares) titres qui donnent envie de ressortir sa PSP.
Un Grec sans salade
Outre les beaux moments narratifs et les cinématiques toujours amenées au bon moment, Ready At Dawn propose une action variée et plaisante ainsi qu'une montée en puissance des pouvoirs et de l'armement de Kratos plutôt bien gérée. A coup d'orbes, de jauge de vie, de magie et de feu, le Spartiate taille son chemin de monstre en monstre, de Charybde en Scylla, de palais sous-marin en lupanar, lors d'un passage à Sparte. Sans jamais lasser.
Entre combat frénétique à coup de combos et patterns enchaînés à la seconde près et quick time events (QTE) savamment amenés, pour des mises à mort encore plus impressionnantes, l'avancée dans Ghost of Sparta est un réel bonheur.
Un Grec aux petits oignons
La caméra automatique, synonyme habituellement d'arrachage de cheveux, ne souffre d'aucun défaut et affiche pour nos yeux avides des graphismes beaux comme rarement et une animation d'une fluidité aquatique. Ajoutez à cela une prise en main fantastique, intuitive et juste assez pointue pour titiller votre ego de joueur et vous avez clairement un grand, très grand jeu pour PSP.
D'ailleurs, on en arrive à se demander si ce jeu est vraiment conçu pour la PSP. C'est si rare de voir un titre qui tire aussi bien partie de cette console portable sans en dévoiler les défauts. Du coup, on en redemande. A peine terminé le jeu, voilà qu'on le recommence, pour le plaisir d'utiliser un autre costume, un autre personnage ou savoir à quoi peuvent bien servir les objets collectés au fil de la première partie et qu'on nous réservait pour la seconde. Voilà qu'on se rend compte au bout de neuf heures de jeu qu'on a affaire non pas à un jeu, mais à un classique, déjà inoxydable.
@Le test en 140 signes
Après Ghost of Sparta (PSP), difficile de dire que le meilleur God of War de l'année était sur PS3. Un Kratos plus divin que jamais.
points positifs
- Les graphismes
- La réalisation
- Les combats épiques
- La narration
- La jouabilité
- Le plaisir de retrouver sa PSP
points négatifs

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