Ne dites plus que la Wii n'a pas de bons jeux en dehors des titres Nintendo. Avec Sonic Colours, Sega signe non seulement l'un des meilleurs produits de Noël sur la petite console blanche, mais également le meilleur épisode de la série depuis Sonic Advance 2 sur Game Boy Advance en 2003.
A l'origine de Sonic Colours, on retrouve l'idée simple, mais géniale, de Sonic Unleashed (2008) : proposer des niveaux en 3D, qui gardent la construction en montagne russe des épisodes vus de côté, mais en jouant sur l'angle de vue pour varier les possibilités et les sensations. Quant aux phases musclées en « Sonic-garou », elles ont dégagé, Sonic se concentrant sur ses acrobaties.
Sonic Galaxy
Pourtant, si Sonic Colours s'inscrit dans la parfaite lignée des Sonic de 1991 à aujourd'hui, c'est une autre référence qui saute aux yeux dès le lancement du jeu : Super Mario Galaxy. Comme lui, le jeu de Sega se déroule dans l'espace intersidéral. Comme lui, il propose une bande-son orchestrale grandiloquente. Comme lui, il joue avec la gravité, les caméras, les couleurs et les concepts, s'affranchissant de tous les codes habituels de la plate-forme pour proposer un pot-pourri d'idées fantasques.
A la manière de Mario, Sonic se transforme en attrapant des petits aliens colorés, il obtient ainsi le pouvoir de forer le sol, de planer, ou encore de changer la consistance de certains objets. Cela faisait plusieurs années que l'on n'avait plus vu le célèbre hérisson aussi protéiforme, imprévisible et audacieux.
Le grand huit
L'aventure, qui est globalement très courte, se rue dans la brèche ouverte par ce cadre intergalactique pour offrir une multitude de niveaux. Dans leurs couleurs, leur rythme, leur longueur, ils offrent une variété de tous les instants, de rampes aériennes supersoniques dans un ciel orangé à des séances de plate-forme lentes et méticuleuses sur une base suspendue, en passant par des chutes bras écartés au milieu de l'espace.
Fête foraine intergalactique, flipper stroboscopique étincelant, feu d'artifice d'ambiances et de sons, Sonic Colours est tout cela à la fois. De la même façon que Super Mario Galaxy en 2007, quoique en plus court, en plus rectiligne et en plus speed, le nouvel épisode du hérisson donne cette impression de créativité débridée et de débauche visuelle et sonore, comme une explosion de saveur dans les yeux et les mains des joueurs.
Sans renier la tradition de la saga - vitesse, grands huit et bumpers - ni même esquiver ses classiques défauts - pics de difficulté abrupts, impression d'être parfois plus spectateurs qu'acteurs - Sonic Colours s'impose comme un jeu de plate-forme réussi, engageant, et qui parvient, jolie gageure, à faire oublier l'absence de Mario à Noël.
points positifs
- Le rythme endiablé
- Le déluge de couleurs et de sons
- Les transformations originales
- La variété des niveaux
- Le mélange entre 2D, 3D et grand huit
- La musique orchestrale
- Des niveaux à jouer et rejouer
- Un cadre dépaysant
points négatifs

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