Fin 2008, Valkyria Chronicles faisait la joie des amateurs de jeu de rôle tactique sur PS3. Aujourd'hui, le titre revient avec une suite réservée à la PSP. On retrouve l'Europe historique et fictive, où Gallia, pays balte d'opérette, suscite envie, trahison et convoitise. La faute à sa situation géographique et à ses richesses naturelles. Des gisements de lait deuxième âge AR ?
Une touche de contexte
Si la paix est revenue, les troubles intérieurs créent des tensions et luttes intestines. Les intouchables du cru, les Darcsen, ont un représentant élu à la tête de l'Etat. Des rebelles, légèrement racistes/fascistes, ne l'entendent pas de cette oreille et se livrent à des exactions partout dans le pays.
Sur ces entrefaits, on incarne Avan, jeune frère d'un héros de la grande guerre, celle de Valkyria Chronicles I, disparu au cours d'une mission secrète. Bien que peu tenté par la chose militaire, Avan s'engage et va à l'Académie militaire pour mener son enquête.
C'est là qu'y a des mies
Très joliment rendue graphiquement, l'Académie est le cœur du jeu et de ses rouages. Vous n'enchaînerez pas les batailles comme dans le premier Valkyria, ici, vos pas vous ramèneront toujours à l'Académie. En plus d'être une vraie respiration dans la « narration », c'est un lieu de formation, où vous apprenez le fonctionnement du jeu et ses subtilités, grâce à des missions et des entraînements.
Mais c'est aussi un lieu social d'importance. Car, à vous promener et interagir avec les personnages – tous attachants à leur manière – vous pourrez devenir ami avec eux et accéder à des missions inaccessibles autrement. Et cette rareté vous apporte évidemment son lot de nouvelles compétences pour développer vos personnages.
Choix tactique
Car, pour chaque bataille, vécue en vue à la troisième personne, vous devez choisir jusqu'à six compagnons, six soldats. Chacun appartenant, au départ, à une classe : scout, soigneur, soldat de choc, etc. et chacun se comportant d'une manière particulière selon l'environnement (nuit/jour, etc.) et les conditions climatiques (brouillard, neige, etc.). Vous développez leurs capacités (et celle d'Avan) au fil du temps.
Et, en en choisissant un en particulier avant une mission, en faisant appel à lui pour des actions décisives pendant les combats, vous le ferez progresser en fonction de vos points d'action, et puis aussi selon le bon vouloir de la console. Et c'est un des défauts du jeu. L'intervention de la console pour le passage de classe est un poil agaçante. Selon des critères assez flous, elle permettra une évolution ou non, donnera une récompense ou pas. Dans ce dernier cas, il faut prendre son mal en patience et recommencer la mission.
Batailles et grandes manoeuvres
Un défaut qui devient vraiment gênant quand le verdict tombe à la fin d'une bataille particulièrement périlleuse. Si ces dernières sont généralement expédiées en une quinzaine de minutes, ce qui est parfait pour un jeu portable, elles se compliquent en effet avec le temps, en multipliant les zones de combat. On peut en avoir jusqu'à cinq, qui communiquent entre elles, toujours pour six compagnons d'arme maximum. Autant dire qu'il va falloir la jouer tactique, effectivement.
Valkyria Chronicles II est de ces jeux, trop rares hélas, qui redonnent envie de se promener avec sa PSP en permanence. A la fois adaptation réussie de l'héritage de Valkyria Chronicles sorti sur PS3 et rafraîchissement en profondeur d'un genre le jeu de rôle tactique, où les Japonais règnent toujours en maître.
points positifs
- Les graphismes
- L'interaction entre les personnages
- Les personnages attachants et bien campés
- La gestion des combats
- L'adaptation parfaite à la PSP
points négatifs

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