Qui aime bien Dragon Age : Origins, châtie bien Dragon Age II ! Ce proverbe ici improvisé trouve sa source dans la nouvelle orientation de la série, qui cherche à tout prix à draguer le sacro-saint grand public. Et cela commence par une restriction des libertés du joueur perfectionniste, qui ne peut plus réellement façonner le personnage de ses rêves. Certes, il peut choisir le sexe, l'apparence physique, le prénom et la classe (guerrier, mage ou voleur), mais plus question de sélectionner la race ou le passé du héros ! Vous incarnerez M. ou Mlle Hawke, humain(e) de son état, fuyant sa ville natale ravagée par les Engeances, finissant par trouver refuge avec les survivants de sa famille dans la cité de Kirkwall. Un postulat pas foncièrement désagréable, mais forcément restrictif.
Double Dragon
Vient l'heure de découvrir les premières quêtes, de se rendre compte qu'elles se résolvent quasiment toutes par la force. Dragon Age II tiendrait-il plus du jeu d'action que du véritable jeu de rôle ? Cela se confirme lors des combats, qui ont subi plusieurs aménagements pas aussi anecdotiques qu'on pourrait le croire. A commencer par la suppression, brutale et définitive, de la vue tactique, héritée de l'époque des Baldur's Gate ! Il est possible de passer à loisir d'un des (quatre) personnages de l'équipe à un autre, ainsi que de mettre le jeu en pause active afin de préparer tranquillement ses attaques et ses sorts.
Mais l'absence de vue réellement élevée complique inutilement toute tentative de placement précis de chaque combattant. Quiconque persisterait dans cette voie s'embêterait pour pas grand-chose dans les trois premiers modes de difficulté, le jeu ne gère plus du tout les dégâts alliés. Un mage peut donc lancer des effets de zone dévastateurs en boucle, sans jamais avoir à s'inquiéter du fait qu'ils puissent atteindre ses coéquipiers. Pour la subtilité, on repassera.
Mon nom est Wall, Kirk Wall
La litanie des reproches concerne également Kirkwall, une ville dans laquelle on a du mal à s'immerger. La plupart de ses habitants restent muets comme des taupes, tandis qu'il faut passer par un menu pour passer d'un quartier à un autre. Les paysages extérieurs, souvent étroits et recyclant à l'envie les mêmes textures et éléments de décors, ne sont guère plus enthousiasmants.
Pourtant, la recette Dragon Age fait encore son petit effet. Les combats ont gagné en dynamisme ce qu'ils ont perdu en tactique, et les dialogues intégralement parlés renforcent l'aspect cinématographique. Le système de discussion reprend d'ailleurs celui ayant fait le succès de Mass Effect, à savoir une roue de dialogues présentant plusieurs options résumées en quelques mots, auxquels viennent s'ajouter des icônes donnant une indication sur le ton employé (compréhension, humour, charme, agressivité…).
D'une manière plus générale, l'interface a subi un lifting salutaire et se montre aussi discrète qu'élégante. Souvent irritant, parfois séduisant, Dragon Age II se révèle être un jeu agréable et plutôt bien fichu. Dans l'absolu, tout de moins. En tant que suite de Dragon Age et, surtout, en tant qu'héritier indirect du mythique Baldur's Gate, il est tout simplement décevant.
points positifs
points négatifs

test










![]() |
Besoin d'un progiciel?
Tous vos besoins sont sur la boutique logiciel pro !
|
|


nos newsletters














agrandir la photo
