Et un, et deux, et trois zéro. Trois, comme le nombre de bombardiers qui ont survolé et ravagé Pékin, sans la moindre résistance, avant la marche victorieuse des tanks et des chevaliers aztèques dans la capitale communiste ! Nous sommes en l'an de grâce 1915, et la civilisation aztèque vient de terrasser la Chine populaire. Une capture de la dernière capitale ennemie - la moins accessible, elle était sur une île ! - qui offre aux Sud-américains une impressionnante victoire militaire sur le reste du monde.
Civilization Revolution est le cousin direct de Civilization IV. Les connaisseurs retrouveront donc avec plaisir leurs seize habituels compagnons d'insomnie, Bismarck, Cléopâtre, Napoléon, Mao, Jules César ou encore la reine Catherine, lancés dans une guerre de plus de huit mille ans pour explorer la planète, développer ses infrastructures, sa culture, sa science et son armée, et devenir la Civilization la plus resplendissante.
Les Aztèques, ça désaltère
Qui gagnera ? Avec leurs unités guerrières qui naissent, vétérans et des casernes à moitié prix, les Allemands sont prédisposés pour la victoire militaire (quatre capitales ennemies capturées), de même que les Aztèques, qui se régénèrent après chaque combat. La France part avec un net avantage pour la victoire culturelle, grâce à la cathédrale dont elle hérite dès le début du jeu, tandis que les Américains disposent à partir de l'âge industriel d'usines trois fois plus productives, un atout indéniable pour la victoire économique. La victoire technologique reviendra quant à elle au premier à se lancer dans la conquête spatiale, une mission pour laquelle les Chinois partent avec un train d'avance, grâce à leur connaissance innée de l'écriture, une des compétences racines qui mène aux plus hautes branches du savoir.
C'est peu dire que Civilization Revolution sied bien à l'iPad. La diagonale de l'écran offre un confort qu'on n'aurait jamais eu sur iPhone, tandis que le tactile remplace aisément la souris. On aurait tout de même apprécié un bouton « annuler » pour les quelques fois où le doigt glisse au moment de définir le trajet d'une unité. Pour le reste, l'ergonomie est simple et bien pensée, et la longueur des parties - de deux à quatre heures - convient parfaitement à une utilisation dans le train, dans l'avion ou juste sur un canapé.
De l'Histoire-fiction sur iPad
Seule la réalisation se montre en retrait : au contraire des versions originales sur Xbox 360 et PS3, « Civ Rev » tourne intégralement en 2D sur iPad, avec une carte du monde sans éclat et des animations minimalistes, parfois même, mal synchronisées. A sa décharge, le titre est commercialisé 10,99 €. C'est cher pour une application iPad, mais beaucoup moins pour un jeu dont la version 3D est aujourd'hui commercialisée à 30 €. Sans doute 2K Games aurait-il pu faire l'effort d'intégrer un mode multijoueur, ainsi qu'une traduction en français. Mais en l'état, et au vu du catalogue encore tout jeune de l'iPad, voici l'un des premiers vrais jeux dignes de ce nom sur la tablette d'Apple, un titre riche, simple d'accès, autant que passionnant. Sur ce, prochain objectif : construire la Grande Muraille à Madrid, convertir Manchester au communisme, et envoyer un Zoulou dans l'espace avant les Américains !
points positifs
- L'ergonomie réussie
- Les parties haletantes et imprévisibles
- Le nombre de possibilités stratégiques...
- ... et de situations historiquement absurdes !
- 16 civilisations au choix
- La durée de vie conséquente
points négatifs

test










![]() |
Infrastructure réseau vieillissante?
Découvrez la boutique 01net !
|
|


nos newsletters













agrandir la photo
