Evacuons d'office l'évidence : techniquement, Rock Band Green Day est un bon jeu. On retrouve tout ce qui a fait le succès de la série des (ré)inventeurs du jeu musical, à savoir la possibilité de jouer à la guitare, à la basse, à la batterie et au micro, possibilité couplée à un gameplay précis et exigeant.
Et, comme dans Rock Band Beatles, tout ça est enrichi avec la possibilité de faire des harmonies (avec plusieurs micro), et bien sûr des tas de petits trucs à débloquer, comme des photos qu'on imagine rares et des vidéos qui enchanteront les fans. Le tout étant emballé dans un graphisme soigné à la gloire du plus célèbre des groupes de néo-punk californien.
Le boulevard des rêves brisés
Le problème, c'est qu'on se demande bien si les fans en question existent. Probablement de superstars dans leur patrie d'origine, Green Day ne fait pas vibrer grand-monde de ce côté-ci de l'Atlantique, pas grand-monde de plus de 16 ans en tout cas. Et même si leurs derniers albums se veulent plus élaborés (on a même entendu parler d'« opéra punk »), même s'ils ont délivré quelques hymnes bien sentis à reprendre en Ppantacourt, une bière tiède à la main, reste un constat terrible : 47 titres de Green Day, c'est un peu 47 fois la même chanson.
Bon, on est un peu durs, parce que si Rock Band Green Day s'attarde longtemps sur le très culte (mais très répétitif) album Dookie, le reste de la tracklist est trusté par les plus récents et plus variés American Idiot et 21 st Century Breakdown. D'ailleurs, le jeu fait très peu de place aux autres albums, à l'exception d'une petite poignée de titres tirés d'Insomniac, de Nimrod ou de Warning.
Green Day, un jour sombre pour le jeu vidéo musical ?
Mais là où Rock Band Beatles brillait par sa variété, alternant les concerts cultes, les enregistrements en studio et les délires psychédéliques, Rock Band Green Day ne nous permet de revivre l'histoire du groupe qu'à travers trois salles différentes, seulement. Même s'il s'agit sans doute des jalons dans l'histoire du trio, elles sont loin de restituer la folie et la fulgurance du Shea Stadium ou du Rooftop Concert des Beatles. Sans compter qu'elles ne parleront sans doute qu'aux fans hardcore : The Warehouse (salle fictive, symbole de leurs débuts bondissants, en 1994), Milton Keynes (2005) et Fox Theater, Oakland (2009).
Notre désintérêt pour ce nouveau Rock Band, ce n'est sans doute pas de la faute de ces pauvres Green Day, groupe plutôt sympathique. C'est juste que leur histoire et leur répertoire ne se prêtent pas tellement à ce type d'exercice. Sympa à la radio ou en MP3, sans doute excellents sur scène, Billy Joe et sa bande ne font pas de très bons héros de jeu.
Harmonix aussi reste au-dessus de tout soupçon, avec un habillage impeccable ou une difficulté revue à la hausse (sur certains morceaux). Enfin, « au-dessus de tout soupçon » il faut le dire vite, à moins de vouloir cautionner ce mode Défi, dont certains demandent de passer obligatoirement par la boutique en ligne (et payante) pour acheter des morceaux manquants du dernier album…
Non, le vrai souci, c'est la rencontre improbable de ces deux noms, Green Day et Harmonix, qu'on n'attendait pas tellement et qui ne saura convaincre que les fans.
points positifs
- Le savoir-faire d'Harmonix
- L'interface et les doubles virtuels du groupe plutôt réussis
- Tracklist 100 % Green Day
- Goodies et vidéos à débloquer
points négatifs

test










![]() |
Utilitaires :
Votre PC est lent ? Téléchargez PC Speed Maximizer - Scan gratuit !
|
|


nos newsletters














agrandir la photo
