Electronic Arts et Activision ne s'aiment pas : les deux titans américains se livrent une guerre commerciale acharnée depuis des années. En lançant sa franchise Skate au moment où l'étoile de Tony Hawk commençait à pâlir, EA a su la jouer fine, proposant une alternative plus roots au skateboard de luxe d'Activision.
Tous patrons
En Amérique, les self made men sont éminemment respectés : c'est pour cela que ce troisième volet vous fait endosser le rôle d'un jeune skater déterminé a devenir un acteur majeur de l'industrie de la planche à roulettes en ouvrant sa propre entreprise. Mais le skate, c'est avant tout une question d'image : pour séduire les foules (et leur faire ouvrir leur porte-monnaie), vous devrez les convaincre que votre produit est meilleur que celui du voisin… En l'occurrence, vous devrez vous faire connaître en remportant des compétitions et des challenges.
Champignons magiques
Skate 3 reprend le système de contrôle qui a fait le succès de la série. L'interface délaisse les combinaisons de boutons longues comme un jour sans pain, préférant solliciter les sticks analogiques, un peu comme dans Fight Night. Ce qui donne une ergonomie surprenante pour les vétérans de Tony Hawk : le didacticiel prend alors tout son sens. C'est simple au premier abord, mais l'impression est trompeuse ! Les enchaînements de tricks (« figures ») ne se réalisent pas en claquant des doigts mais en suant sang et eau… Pour optimiser votre temps, EA a mis au point un système de balise vous replaçant, en un clin d'œil, à l'endroit que vous souhaitez. Pratique pour perfectionner un saut ou une série de grinds (« glissades »). A noter qu'il est possible de jouer en mode Facile, où les chutes sont relativement moins nombreuses. Skate 3 reste tout de même un jeu assez exigeant !
L'équipe avant tout
En plein dans l'air du temps, ce titre est délibérément tourné vers l'aspect communautaire, poussant le joueur à partager ses créations réalisées avec l'éditeur de skate parks mais, surtout, suggère fortement la pratique du jeu en ligne. Le mode coopératif se révèle prépondérant pour engranger rapidement des points de notoriété… Mieux vaut être bon, ou ne pas jouer avec des mauvais, pour progresser rapidement.
Un aspect intéressant mais qui s'impose au détriment du mode solo, que les pros finiront en une petite poignée d'heures. Les épreuves sont nombreuses et variées mais finalement assez courtes. Quant aux masos, ils iront se « couronner » les genoux dans le mode Boucherie, où le skater au plus grand nombre de fractures gagne le respect éternel de ses pairs.
Elitiste ?
Techniquement, Skate 3 a la planche entre deux rampes. Il est assez joli dans son style, privilégiant le réalisme avec ses angles de vue tout droit sortis des meilleures vidéos de ce sport. Au niveau de la finition, c'est un peu moyen, quelques ralentissements s'étant fait sentir dans la version Xbox 360. Ce qui surprend, car la réalisation n'est pas à couper le souffle. Peut-être un peu trop tourné vers ses zélotes, au détriment des nouveaux arrivants, Skate 3 frise le snobisme mais, faute de concurrent, reste néanmoins le champion de sa catégorie.
points positifs
- La réalisation bien en accord avec le sujet
- La variété des épreuves
- Le système de coéquipiers
- Le mode Boucherie
points négatifs

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