Ça peut paraître assez cruel de revenir trois ans après sa sortie sur un jeu. Mais, en l'occurrence, nous avons trois bonnes raisons de le faire. Un, nous n'étions pas là au moment de sa première sortie ; deux, Sega lui a récemment offert une seconde vie avec le PlayStation Network ; enfin, trois, la série After Burner devrait s'enrichir demain, 22 avril, d'un nouveau volet baptisé Climax. Trois bonnes raisons de se pencher sur son prédécesseur, histoire de se remettre en forme.
Héritier fidèle
Black Falcon se place dans la grande tradition arcade de la série, avec des combats simples, intenses et expéditifs. Ici, pas de question métaphysique ni le moindre aspect simulation. On vole dans une sorte de corridor où on ne peut que monter ou descendre et éventuellement aller sur les côtés – mais faites une croix sur le plan de vol libre.
Black Falcon en chiffres
Sega vous propose d'incarner un des trois pilotes disponibles, la belle et talentueuse Tomiko Rossellini, l'explosif Harrisson Duke ou le très rapide Billy Blaze. Chacun a un talent, un avion de prédilection, un caractère pourrait-on dire et une façon d'aborder les missions. Trois pilotes, donc, quinze avions plutôt bien modélisés et licenciés auprès des grands fabricants de ce monde et 24 missions.
Des missions courtes, intenses, répétitives
Plutôt courtes, elles se bouclent en moins de 10 minutes en général, elles n'en sont pas moins rapidement répétitives. Car, même quand le prétexte scénaristique change, le déroulé est identique, et le gameplay aussi. On dispose d'une mitrailleuse, de missiles air-air et de roquettes air-sol. Avec ça, on détruit tout ce qu'on peut, objectifs principaux et secondaires, afin de remporter des points et de l'argent. Avec cet argent, on pourra investir dans un nouvel appareil ou améliorer celui ou ceux qu'on possède déjà. Plus de missiles, des balles plus perforantes, une maniabilité améliorée… les grands classiques de l'upgrade d'avion de guerre y passent.
Multi et fluidité
Black Falcon propose également deux modes multijoueurs, si vous trouvez quelqu'un pour jouer avec vous, l'un, Compétition, où vous vous affrontez et qui est peu convaincant, l'autre, en coopération, qui ne marquera pas plus les mémoires maintenant qu'il ne l'a fait en 2007.
Si, on l'a dit, les avions sont plutôt bien modélisés, le reste des graphismes était déjà certainement un peu à la traîne à l'époque. Pour autant, et c'est essentiel dans un titre d'arcade, l'action est soutenue, fluide, bien que parfois assez peu lisible, les effets de vitesse très corrects quand on active la postcombustion, et le défouloir est là. Mais on se le réservera à petites doses pour ne pas s'ennuyer à cause des missions trop répétitives et du manque de liberté en vol. En attendant After Burner Climax demain, sur nos consoles de salon.
points positifs
points négatifs

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