Le premier épisode de Supreme Commander est devenu une véritable référence dans le grand monde de la stratégie en temps réel. Tout comme le fut en son temps Total Annihilation, lui aussi créé par Chris Taylor, papa de Sup' Com'. Ce deuxième opus reprend quelques-uns des principes du premier, en ajoutant un peu plus de nervosité et en saupoudrant le tout d'une nouveauté de taille : un arbre de technologie. A noter que l'activation du jeu via Steam est un passage obligé et qu'il faut être connecté à son compte pour jouer.
Il était une fois trois races...
... qui s'entredéchiraient pour prendre possession de la galaxie. Ah oui ! il faut bien avouer qu'en matière de STR le scénario est assez récurrent d'un jeu à l'autre. Dans Supreme Commander, ce sont les Cybrans, la FTU et les Illuminés qui forment un trio belliqueux de haut vol et qui se livrent une guerre sans merci. Et chacun emploie bien sûr son propre arsenal aussi bien sur terre, sur mer que dans les airs.
L'unité principale baptisée Commandeur, votre avatar, est toujours de la partie et son champ d'action ne s'est pas amenuisé : construction, attaque, mise en chantier d'unités dites expérimentales, etc. Toutefois, toutes les races ont des spécificités technologiques qui font leur force et leur faiblesse, ce qui pimente grandement les choses lorsque l'on commence à s'atteler au mode multijoueur, les scénarios classiques ne laissant entrevoir qu'un petit bout de la lorgnette des possibilités à ce sujet.
Un scénario un peu particulier
Contrairement au premier épisode, vous ne choisissez pas la race dont vous souhaitez connaître les nouvelles péripéties, mais vous allez toutes les incarner tour à tour au cours de la campagne. Toutefois, si le scénario pris dans son ensemble tient relativement bien debout, certains rebondissements tombent comme des cheveux sur la soupe !
Cependant, on passe un bon moment et c'est bien là l'essentiel. Malgré tout, on sent que les développeurs ont été obligés de délayer les rouages et les différents mécanismes de jeu et de bonus de Supreme Commander pour rendre le second épisode un peu plus accessible aux néophytes.
Un gameplay plus nerveux
Si le premier Sup' Com' pouvait décourager les novices à cause de la lenteur du développement de la base et des unités, mais surtout parce que le « je sélectionne tout et j'envoie tout en tas » n'était vraiment pas efficace, le second est bien plus tolérant stratégiquement parlant. En fait, il faudrait commencer par cet épisode pour se familiariser avec les mécanismes de gestion et apprivoiser les différentes unités, puis revenir au jeu initial pour affiner et voir à quel point l'étude de l'architecture des bases, et donc le développement des unités en adéquation, est primordial pour vaincre.
De là à dire qu'on est dans un StarCraft ou un Command and Conquer 3, il y a un monde car le gameplay n'est ici pas uniquement basé sur la vitesse. Toutefois, les unités et les bâtiments se construisent relativement vite et il est ainsi possible de lancer plusieurs assauts sans pour autant perdre une heure à tout reconstruire. Pour autant, tout balancer en vrac n'est toujours pas la bonne tactique, et il faut impérativement étudier les capacités des unités pour mener à bien vos attaques et bouter l'indigent hors de vos terres.
Et pour être un bon stratège, il faut toujours avoir une vue d'ensemble de l'action. Comme dans le premier Sup' Com', la possibilité de dézoomer au maximum sur la surface de combat est au rendez-vous, tout comme les rotations à 360°. Apprendre à se servir de cet outil est une obligation pour vaincre, car il permet de coordonner plusieurs attaques en même temps sans avoir à faire des allers-retours incessants entre différents points de la carte, bien souvent immense. Enfin, l'introduction de l'arbre technologique dans l'équation vous permet de développer des prototypes dévastateurs ou des unités plus évoluées.
Maître Commandeur sur un arbre perché...
L'arbre technologique est la nouveauté ! Possédant plusieurs onglets en rapport avec chaque famille d'unités, mais aussi avec votre Commandeur et vos bâtiments, il ne faut surtout pas l'oublier lorsque vous êtes en train d'échafauder votre plan d'action. Plus vous faites de dégâts et remplissez vos objectifs, plus vous acquérez des points à dépenser dans les différentes ramifications de l'arbre.
Il faut également investir dans la construction d'un bâtiment particulier pour que vous engrangiez les points plus vite. Les puristes du genre n'aimeront peut-être pas la relative aisance avec laquelle l'arbre et ses ramifications grandissent, mais pendant la campagne, cet aspect permet de faire en général légèrement pencher la balance de votre côté... Mais sachez que vos adversaires ont également accès au leur !
...tenait en son bec, un jeu pas trop mal léché !
Globalement, Supreme Commander est sympathique. Voire bon. On prend plaisir à jouer et à se lancer dans les longues missions. Le design des unités n'est absolument pas accrocheur, mais le paquet est mis sur les effets visuels (explosion, destruction, etc.) On se prend à s'amuser avec un sous-marin, à le faire plonger et remonter, par exemple, ou à poursuivre un avion pour le voir virevolter, virer de bord, etc.
Autre constat, le jeu est vraiment moins gourmand en ressource que son prédécesseur, néanmoins nous ne saurions que trop vous conseiller d'opter pour un processeur double cœur au moins pour être tranquille.
points positifs
points négatifs

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