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Phantasy Star 0 sur DS

  • test jeu vidéo DS : Phantasy Star 0 sur DS
Editeur : Sega     Développeur : Sega
Ce jeu n'est pas le mauvais bougre, loin de là, mais son gameplay antique et les limitations de la DS forcent l'ennui.
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Phantasy Star 0 : aux limites de l'ennui

Phantasy Star 0 est une nouvelle ramification scénaristique dans l'arborescent monde de la saga, qui compte déjà sa branche Online et sa branche Universe. Si l'on conserve les mêmes repères narratifs, on perd quelques éléments présents dans les autres jeux. Rien de dramatique au demeurant. On retrouve trois races connues, à incarner au choix, Humans, Casts et Newmans.
De là découlent trois grands scénarios inscrits dans un même contexte, la Terre 200 ans après le Grand Blanc. La planète est ravagée, et les Humans tentent de reconstruire la vie sur la Planète bleue en compagnie de Casts, des robots de pointe, qui ont perdu leur mémoire après être entrés en hibernation au moment de la grande catastrophe. Les Newmen, eux, reviennent de la Lune, où ils adorent une entité appelée Mother, qui leur ordonne de surveiller les humains. Faire ses preuves, retrouver la mémoire ou surveiller les humains, voilà donc les trois grandes trames.

Le plafond de verre de la DS
Phantasy Star 0 ou Zero se lance donc à l'assaut de la DS, et force est de constater que le combat est de courte durée. Malgré une réalisation très soignée, des modèles 3D honnêtes à défaut d'être vraiment personnalisables, une musique correcte qui colle à l'ambiance et de petites cinématiques plus ou moins animées et très seyantes, la DS montre rapidement ses limites. On le sent dans une certaine raideur des mouvements, dans un manque de fluidité lors de certaines actions ; l'écran tactile est par ailleurs assez peu utilisé finalement. En solo, grosso modo, on y affiche la carte ou les informations sur l'état de santé, le niveau, etc.

Guichet nº 2, suivant s'il vous plaît
Vient ensuite le jeu en lui-même : comme toujours, on se retrouve hunter, ou chasseur d'abominations causées par les nappes de pollution résiduelles qui font même plus qu'être des résidus puisqu'elles couvrent l'essentiel de la surface terrestre, semble-t-il. On va au guichet, on accepte une mission – principale, qui fait avancer l'histoire, ou parallèle, pour récupérer de l'expérience, des items de santé ou de personnalisation de son équipement, Mag y compris. Le Mag est une sorte de petit drone-compagnon bien pratique et très puissant quand on sait l'utiliser.
Une fois son ordre de mission en poche, on se téléporte dans la zone concernée, et c'est là que frappe l'ennemi, l'ennui.

Et si on tapait ? Et si on restait ?
Les combats se résument à presser les deux boutons d'attaques – rapide ou forte – et à esquiver éventuellement. Chaque arme a son rythme, qu'il faut maîtriser pour pouvoir faire mouche ou enchaîner des combos. A chaque monstre tué, on gagne en XP et, au bout d'un certain temps, en niveau. A chaque nouveau level, rien à personnaliser : comme avec tout bon RPG japonais, les critères grimpent sans votre intervention. Dommage. On a juste à bidouiller son arme ou à en changer.
Le double souci des combats est qu'ils sont omniprésents – et pour cause, c'est le fonds de commerce du jeu – et surtout qu'ils manquent cruellement de rythme. On s'y ennuie, enchaînant les vagues de monstres sans la moindre surprise, sans la moindre difficulté et sans le moindre plaisir, finalement. D'autant que des combats insipides, il va falloir en bouffer pour survivre face aux boss de fin de niveau, qui sont exagérément résistants. Et c'est d'ailleurs face à ces boss que la caméra agace le plus. Elle se replace péniblement derrière le joueur, ce qui nuit à la lisibilité de l'action et au positionnement.
Entre les combats, on avance dans des « couloirs » qui mènent à des espaces en forme d'arène plus ou moins vaste où se trouvent les immanquables ennemis. La variété des décors, ou son absence, fait qu'on ne sait pas toujours si l'on est déjà venu. Heureusement, un code couleur nous l'indique avec des flèches.

Diviser l'ennui à plusieurs
A plusieurs, en ligne ou en local, l'ennui est légèrement dilué dans le plaisir de jouer avec d'autres personnes et de devoir se caler sur leurs capacités pour survivre. On regrette que le micro ne soit pas utilisé, même si le système de Pictochat, qui utilise intelligemment l'écran tactile, permet de communiquer une fois que des messages personnalisés ont été enregistrés.
Car, oui, il faudra vous constituer une petite banque de messages écrits à l'avance : n'imaginez pas prendre le temps d'écrire votre vie pendant un combat. Le mode multijoueur est donc plus agréable, mais, comme avec tout mode à plusieurs, il faut encore tomber sur une bonne équipe ou en tout cas sur des joueurs entre lesquels existe une certaine entente, pour ne pas dire osmose. Ce qui n'est pas forcément le cas.
En définitive, plutôt joliment réalisé et fidèle à l'esprit de la saga, Phantasy Star Zero ne convainc pas vraiment (peut-être à plusieurs, mais il faudra avoir souffert en solo avant). Sauf à être fan inconditionnel de la série, on s'abstiendra.

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