Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Actualités
Tests
Vidéos
Sélection Jeux Vidéo
Télécharger
Bons Plans
Jeux gratuits en ligne

Halo Reach sur Xbox 360

  • test jeu vidéo Xbox 360 :  Halo Reach sur Xbox 360
Editeur : Microsoft Games     Développeur : Bungie
Pour l'ultime épisode de la série, le studio Bungie nous livre une aventure aussi grave que légère. Le test en solo.
laisser un avis
Halo Reach, divin bac à sable sous un ciel d'orage

Halo, épisode zéro : une race extraterrestre, les Covenants, débarque sur la planète Reach et y déploie son artillerie. Bientôt, les territoires occupés par les humains sont laissés à l'abandon, et une guerre s'engage avec l'ennemi, à terre, dans les airs et même dans l'espace. Vous êtes Noble Six, membre de l'escouade spéciale Noble Team. N'espérez pas sauver Reach. Mais c'est aux premières loges, avec la dignité des derniers résistants, que vous assisterez au basculement du conflit.

Il y a différentes manières d'envisager Halo Reach. On peut le voir d'un regard un peu technique, clinique, celui du joueur méticuleux et exigeant. On pourrait l'éplucher strate par strate, pour constater froidement ses qualités et ses défauts. Dans la première colonne, on mentionnerait certainement ses graphismes fins, bien plus que ceux de Halo 3, avec des explosions chatoyantes et une animation fluide, mais aussi l'équilibre entre les différentes armes, le nombre de possibilités tactiques qui s'offrent au joueur, l'aventure jouable seul ou à plusieurs (jusqu'à quatre en coopération), en réseau local ou en écran divisé.
Peut-être citerait-on dans la seconde colonne la faible durée de vie du mode solo, qui se boucle en moins d'une dizaine d'heures. Et puis l'absence de nouveautés majeures, mis à part quelques gimmicks discrets, comme les exécutions silencieuses et la gestion tactique des pouvoirs spéciaux (sprint, autorégénération, bouclier, lévitation…).

Mais l'aventure de Halo Reach dépasse toutes ces considérations. Dans les situations qu'elle propose, dans ses ennemis, dans ses codes, elle fait revivre en boucle les fondamentaux de la série. Mais cet épisode y ajoute une étrange dimension d'apesanteur.
Quoi qu'elle fasse, quoi qu'il lui arrive, la série Halo semble avoir dans ses gènes cette une capacité à surpasser les clichés. Le ton le plus grave n'y survit pas, et, même dans une ambiance funèbre, au milieu de décors maladivement beaux, il émane de Reach une tenace impression de légèreté. A l'image de son scénario très elliptique, prompt à la référence et beaucoup moins à l'explication, Halo Reach vit dans une bulle d'autonomie et d'insouciance.
C'est un dernier raid dans des paysages crépusculaires, à la beauté majestueuse, aux couleurs malades. L'aventure se vit comme un ultime râle, inutile et puissant ; pourtant, à tout moment, l'opus est capable du plus joyeux n'importe quoi.

La bande sonore, par exemple, a cette capacité à passer de chœurs lents et pompeux, façon Chaussée aux moines, à des riffs de guitare électrique jouissifs où dominent l'entrain et l'irrépressible envie de bouffer du Covenant.
Le pitch très sombre du jeu, ses enjeux grandiloquents sont systématiquement désamorcés par la folie suicidaire des Grunts, les petits Covenant fous-fous, ou par l'humour viriloïde de la Noble Team, que les clichés n'effraient pas. Et c'est au moment même où un champ de bataille semble devoir devenir fatidique, que des vaisseaux oppressants assombrissent le ciel, à ce moment où le temps se suspend tandis qu'on se dit : « Oh purée il va se passer quelque chose », que soudain Halo Reach lâche les fils de l'histoire, pouf, et laisse joueurs et Covenants s'affronter dans un grand n'importe quoi tactique intersidéral, une grande bouillie d'improvisation, de prises à revers retorses, de percées suicidaires, de feux de couverture croisés, de rodéos à la sulfateuse, comme si sous le ciel orageux d'un univers de science-fiction au premier degré religieux, soudain, le jeu se transformait en cour de récré pour soldats colorés, petit bac à sable géant, où des G.I. Joe excités sautilleraient tout autour de Monstroplantes au rire sardonique.

Halo Reach, épisode d'adieu, a ce génie de savoir tirer sa révérence sans pleurer. Il promène sa légèreté pendant 10 heures et offre même au joueur, ici un jetpack pour léviter au-dessus des montagnes – ô fantasme –, là un niveau en orbite, avec faible gravité et bonds de 10 mètres – amuse-toi copain joueur –, ou encore cette longue séquence de respiration spatiale, au bord d'un vaisseau dans le vide intergalactique, interlude zen dans une épopée qui prend son temps, genre Bouddha tranquille – la Terre va péter, mais prenons d'abord un thé au lait.

Toujours sur le fil entre space opera grandiloquent et pesant et fusillades libres et régressives, Halo Reach ne perd pas de vue ses fondamentaux. Il les pousse à l'extrême, insiste dessus, livre la quintessence de la série, fait un dernier tour de scène, reprend son imper, dit au revoir et merci, puis s'en va. Chapeau.

Votre note :  
Passez votre souris sur une étoile puis cliquez
imprimer
test
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!
Avira
Connaissez-vous l'antivirus professionnel au parapluie rouge ?

Kaspersky Pure:
Analyse en temps réel vos connexions entrantes et sortantes pour vous protéger en permanence des nouvelles menaces du Web !
Service 01net
Newsletters 01net
abonnez vous gratuitement !
Téléchargement
Voir le dernier numéro