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Command & Conquer 4 : Le Crépuscule de Tiberium sur PC

  • Test jeu vidéo PC : Command & Conquer 4 : Le Crépuscule de Tiberium sur PC
Editeur : Electronic Arts     Développeur : Electronic Arts
La saga des C&C touche à sa fin et tente de rompre avec les trois épisodes précédents. Entre bonnes idées et déceptions.
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Command & Conquer 4 : Le crépuscule du Tiberium, fin de non-recevoir

Command & Conquer est une licence qui tient en haleine les stratèges de tout poil depuis quinze ans. Pour ceux qui auraient oublié, replantons brièvement le décor. Deux forces s'opposent depuis que le Tiberium - ressource minérale aux pouvoirs démentiels venue de l'espace - est apparu sur Terre.

Un peu d'histoire
La Confrérie du NOD, secte de fanatiques menée par le charismatique et chauve Kane, et le GDI, regroupement international militaire, tentent par tous les moyens de maîtriser le Tiberium et ses formidables pouvoirs pour prendre l'avantage l'un sur l'autre.
Lors du troisième volet, une race extraterrestre, les Scrins, a fait irruption dans ce conflit, déployant un arsenal dévastateur pour éradiquer la race humaine, s'emparer du Tiberium et surtout retrouver le Tacitus, un artefact renfermant des connaissances incroyables.
Face à cette menace, le GDI et le NOD ont dû s'allier et, après avoir bouté l'envahisseur hors du globe, ils ont conservé cette alliance fragile, baptisée le Réseau de contrôle du Tiberium.
Quinze ans plus tard, l'alliance s'étiole et le Machiavel chauve commence à nourrir des projets belliqueux. On est reparti pour un tour. S'offre à nous la campagne, jouable en solo ou en coop, comme dans Alerte rouge 3, ou le mode multijoueur.

On prend les mêmes et on fait autrement !
C&C 4 tranche assez radicalement avec les volets précédents dans le domaine de la gestion et donc de la stratégie. Adieu la collecte de ressources. Adieu la construction de bâtiments, mis à part quelques structures défensives.
Un peu à la manière d'un Dawn of War II, les unités de combat sont construites/restaurées sans extraire quoi que ce soit. La clé de voûte de ce nouveau gameplay est le Crawler. Ce remplaçant du VCM, le véhicule de construction mobile qui vous permettait de déployer votre base et de produire des unités, se charge de la production de toutes les unités.
Pour les développer et les améliorer, vous dépensez des points de commandement. Ils serviront également pour amorcer des attaques spéciales (en mode soutien uniquement) qui transforment rapidement les combats en un gigantesque bain de sang. Vos unités gagnent en expérience, en campagne et en multijoueur.

Technologies et multijoueur
Ainsi, technologies et unités sont accessibles plus rapidement. L'expérience est stockée sur les serveurs en ligne d'EA et joue un rôle central dans le mode multijoueur. Elle sert à établir des fourchettes de niveaux, afin d'équilibrer les affrontements entre joueurs ayant débloqué certaines technologies et les autres. D'ailleurs, pour accéder aux technos avancées, il faudra passer par le multijoueur ou escarmouche…
Toutefois, finies les grosses descentes d'unités sur une base ! Leurs coûts d'entretien très élevés obligent le joueur à les préserver et à les faire évoluer. Dommage, d'ailleurs, que d'une mission à l'autre, on ne conserve pas ses anciennes unités ! Tout est à refaire à chaque nouvelle partie.

Une guerre, trois méthodes
Autre gros changement, GDI et NOD possèdent désormais trois familles d'unités correspondant chacune à un mode de jeu : Attaque, Défense et Soutien. Le Crawler change d'aspect suivant le mode retenu. Il faut opter pour l'un des trois modes de combat avant chaque début de mission.
Un choix qui conditionne votre façon de jouer, vous l'aurez compris. Et comme le fin stratège doit savoir s'adapter à toutes les situations, il est possible de changer de mode de jeu suivant la tournure des événements.
Si vous aimez « rusher », l'Attaque est pour vous. Si les embuscades et la guerre de position vous conviennent mieux, vous opterez pour le mode Défense. Enfin, le mode Soutien, plus particulier, se montrera utile pour compléter les assauts d'un ordinateur allié ou même d'un autre joueur avec des attaques dites hors cartes.
C'est-à-dire des actions qui coûtent des points de soutien mais qui ne font pas intervenir vos unités. Elles visent, par exemple, à tirer plus rapidement, à diminuer le moral des troupes adverses, etc. Cette complémentarité est particulièrement intéressante en mode multi, vous vous en doutez.
Qui dit nouveau mode de jeu, dit nouvelle interface. Adieu la barre latérale droite où se mélangeaient carte, ressources, courant électrique et commande de constructions de bâtiments ou d'unités. Plus épurée, cette nouvelle interface ressemble d'avantage à celle d'un jeu de stratégie en temps réel conventionnel : en bas de l'écran et séparée en plusieurs parties. Un bout de l'âme de C&C s'en est allé.

Une fin vraiment ?
Un autre changement vient du fait que vous devez choisir votre camp, GDI ou NOD, non pas au début de la campagne, mais au fil de la campagne, lors de la quatrième mission - pour être exact - sur la grosse vingtaine qu'elle compte au total.
Né au cœur du studio Westwood, père de la stratégie en temps réel, cet opus conclut la saga de manière décevante. Où est l'apothéose de quinze ans d'un jeu phare ? La rupture est-elle si énorme avec les épisodes précédents ? Sans compter que le politiquement correct a encore frappé. Il n'est plus possible de tuer des civils, ni d'écraser les soldats ennemis avec les imposantes unités motorisées.
Les deux campagnes sont expédiées assez rapidement en difficulté normale. Certes, les combats sont nerveux et les scénarios pas trop mal menés mais le jeu a perdu de sa superbe. Les séquences de transition filmées en haute définition ne servent pas à grand-chose. Elles sonnent faux et rallongent artificiellement la durée de vie du jeu. En multijoueur, que ce soit en escarmouche ou en coopération, le jeu prend une autre dimension, plus amusante, qui offrira son lot de défis.
Pour autant, globalement, Command & Conquer 4 reste assez abordable et donne peu de fil à retordre aux initiés, mais il décevra les aficionados. Là où on attendait la conclusion en apothéose d'une grande série vidéoludique, on se trouve face à une fin… bien triste.

Découvrez notre diaporama ici, qui fait le point plus avant sur le jeu.

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