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Prison Break sur Xbox 360

  • Test jeu vidéo PC : Prison Break sur Xbox 360
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  • test jeu vidéo PS3 : Prison Break sur Xbox 360
Editeur : Koch Media    
Mal fagoté et pas très malin, ce jeu a de quoi faire honte aux héros de la série télévisée. On l'enferme et on l'oublie.
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Prison Break aurait mieux fait de ne pas s'évader

Comme on dit chez nos amis de Groland : « Eh là ! c'est le drame ». Parti avec les meilleures intentions du monde, Prison Break se ramasse de tout son long, écrasé par le poids du genre qu'il essaie d'adopter (l'action/infiltration) et par une maladresse narrative qui fait peine à voir. Une tragédie qui fait mal au cœur, surtout si l'on est un fan de cette série télé, qui a connu son heure de gloire il y a quelques mois. On ne va pas s'étendre sur l'historique télévisuel de Prison Break : pour aller vite, on dira que ça commence très fort, mais que ça s'effondre lamentablement dès le début de la deuxième saison, avec un final à faire passer un film de Luc Besson pour du Ingmar Bergman. Bref, mettons notre cruelle désillusion télévisuelle en berne et tâchons de nous remonter le moral avec ce Prison Break version jeu vidéo, qui a l'intelligence de situer son scénario pendant la première saison. 

Cellule de crise
Développé par le studio slovène Zootfly, Prison break a pris son temps pour sortir, arrivant finalement après la bataille vu que la série est terminée (et la supercherie éventée). Qu'importe, c'est toujours agréable de retrouver le pénitencier de Fox River et ses charmants détenus : toutes les bonnes têtes de la série sont là. Mais, surprise, on n'incarne pas le charismatique et tatoué Michael Scofield mais l'agent spécial Paxton, qui est chargé d'espionner ce dernier pour le compte de la Compagnie. Pourquoi pas, après tout : scénaristiquement, le concept tient la route et permet de revivre quelques moments clés de l'histoire. Une initiative qui donne une certaine crédibilité devant les fans. Quoi qu'il en soit, on vous prévient d'emblée : vous ne pourrez pas empêcher l'évasion. Pas très motivant...

Le coup de la savonnette
Paxton, donc, un grand brun avec des gros muscles, beau comme un Soprano, est décidé à s'introduire finement dans le milieu carcéral pour mieux observer son gibier. Pour cela, il devra rendre des menus services aux caïds du coin : choper de la drogue pour untel, piquer un couteau pour tel autre, écouter aux portes, bastonner des mouchards... L'ordinaire d'un détenu, en somme, selon les critères en vigueur à Hollywood. Réalisé en vue à la troisième personne – bizarrement cadrée –, le jeu se découpe en phases distinctes : de l'exploration permettant de rencontrer des personnages et de faire avancer l'histoire, des séquences d'infiltration et enfin quelques phases de combat. La première partie est faite à la truelle, scandaleusement simpliste et bourrée d'incohérences. On ne veut pas savoir où Paxton planque son petit dictaphone dans lequel il confie ses états d'âme, ni quelle mouche le pique lorsqu'il lui prend l'envie de l'utiliser n'importe quand, parfois sous le nez des gardes. Prison break n'a jamais eu des ambitions de thriller psychologique, mais franchement on dépasse les bornes du simple bon sens dans de nombreuses situations.

Réclusion à perpétuité
Ce n'est pas mieux en ce qui concerne les phases d'infiltration : maladroites, rigides et simplistes, elles ne sont en rien excitantes. Au mieux expédiées rapidement, au pire frustrantes. Là aussi, bonjour la crédibilité : tous les endroits où vous devez passer sont peints d'un jaune agricole jurant à peine avec le reste de l'environnement. Le système de crochetage de serrures est ennuyeux et les séquences en Quick time Event sont mal ficelées et achèvent d'user la bonne volonté du joueur. Les combats sont un peu mieux réalisés mais manquent totalement d'intérêt, en raison d'un nombre de coups très restreint.
Le joueur occasionnel ou le fan hardcore de la série (celui qui a envie de se répliquer le tatouage de Scofield) pourraient passer outre ces défauts, si le jeu avait eu la chance d'être beau. Pas de chance, il est aussi sexy qu'un parpaing humide, avec des textures à la margarine et des visages douloureusement inexpressifs. Wentworth Miller ressemble à un marabout malade, Abruzzi à un mec qui s'est fait massacrer par son coiffeur à coup de gel ultrafixant et Burrows à un grizzli épilé... Seul le pénitencier s'en sort à peu près bien côté représentation graphique, mais sinon c'est dingue le nombre de conduits d'aération et d'armoires vides que ce lieu héberge ! Direction le mitard pour ce jeu, définitivement non récupérable pour la société. Un gâchis !

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