Totalement autonome, cette extension de S.T.A.L.K.E.R. fonctionne sans le jeu original. Cependant, une pratique préalable de la survie en milieu radioactif reste recommandée pour aborder l'aventure sans frustration et adopter d'emblée les bons réflexes (courir se mettre à l'abri en cas d'émission nucléaire, ne pas traverser inconsidérément les zones d'anomalies, baisser son arme face à un personnage neutre...). De plus, le scénario suit directement les événements racontés dans Shadow of Chernobyl et nous plonge sans ménagement au beau milieu du périmètre contaminé. On y incarne un militaire ayant chaussé les bottes d'un stalker, afin d'obtenir la confiance de ces chasseurs de prime et de leur soutirer un maximum de renseignements.
A la croisée des genres
Ce préambule étant posé, nous considérerons donc que Call of Pripyat s'adresse essentiellement aux fans de la série. A ce titre, il remplit parfaitement sa mission et prolonge très efficacement l'aventure. On retrouve avec plaisir l'ambiance de désolation post-apocalyptique que seuls des développeurs ukrainiens pouvaient rendre aussi intense et crédible.
Et, plus que jamais, le jeu trouve le parfait équilibre entre FPS et RPG (jeu de rôle). Si les combats sont toujours aussi intenses, ils sont tout de même un peu moins fréquents qu'auparavant. Cette extension fait la part belle à l'exploration et aux quêtes habilement scénarisées. Les missions qui nous sont proposées ne semblent jamais trop artificielles et les différents personnages rencontrés font tous preuve d'un certain charisme.
Le fond, plus que la forme
Des esprits chagrins et par trop comptables pourraient éventuellement regretter le faible nombre de fonctions inédites. Ils devront tout de même noter l'arrivée d'une fonction de sommeil, d'une arme supplémentaire et de quelques nouveaux monstres mutants. De toutes manières, l'architecture des lieux traversés, l'évolution du scénario et la qualité des quêtes de cette extension suffisent amplement à raviver la flamme de la passion.
Le seul véritable regret concerne la faiblesse du moteur graphique qui, malgré une remise à niveau technique récente, affiche par moments des paysages un peu trop datés. Mais comme le dit si bien le proverbe franco-ukrainien : peu importe le flacon pourvu qu'on ait la vodka !
points positifs
- Une ambiance post-apocalyptique délicieusement oppressante
- Un bon compromis entre jeu de rôle et jeu de tir
- Bien plus stable que les deux épisodes précédents
points négatifs

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