Il y a la musique de John Williams, les bruitages qui font relever la tête quand on les entend, le souffle épique qui traverse les galaxies jusqu'à nous, le brillant brio d'un univers mille fois vu, revu, parcouru et adoré, des débuts de la guerre des clones jusqu'à la bataille de Hoth, ce Battlefront : Elite Squadron nous replonge dans les deux trilogies créées par Georges Lucas. Pour autant, cela fait bien longtemps qu'on se méfie et n'assimile pas Star Wars à grand jeu vidéo.
Sempiternel
Elite Squadron, deuxième itération de Battlefront sur PSP, apporte son petit lot de nouveautés avec la possibilité de commencer un combat au sol en bon vieux fantassin, d'enchaîner avec le pilotage d'un X-Wing, par exemple, dans l'atmosphère puis dans l'espace, pour finir dans un vaisseau capital ou un super destroyer de classe Victoire. Ou inversement. D'ailleurs, plutôt que la possibilité, disons que c'est une obligation. Pis, c'est le déroulement systématique d'une « mission ».
Chaque mission est bien entendu divisée en sous-objectifs qu'on doit atteindre avec son escouade. Généralement, on l'atteint seul, tant l'IA de ses coéquipiers les prédestine à une mort rapide et violente.
Jouabili quoi ?
Pour autant, si ces braves pioupious doivent batailler avec la même jouabilité en carton que nous, ils ont déjà du mérite. La lenteur du personnage à se retourner quand on lui tire dans le dos et le manque de précision de ses mouvements vident le jeu de tout plaisir et de toute fluidité. D'autant que les accès disque (UMD) sont assez fréquents et font parfois ralentir l'action.
On peut certes verrouiller un ennemi, mais ce sera au bon vouloir de la console qui sélectionnera le droïde tout au bout du couloir et pas celui qui vous charge dangereusement, même si le viseur est plus proche de ce dernier. Et c'est sans parler de la caméra qui se place automatiquement et généralement mal, surtout quand on passe d'un large hangar à un petit couloir, ce qui arrive plus d'une fois lors de la prise d'assaut d'un vaisseau spatial.
Si la jouabilité est peu glorieuse au sol, elle vire à un avant-goût de l'enfer aux commandes d'un chasseur stellaire. Des défauts qui enlèvent tout plaisir à d'éventuelles parties multijoueurs. Sans parler de la très frustrante impression de tirer non pas sur un ennemi mais sur sa jauge de vie, dont la baisse lente et régulière est le seul signe qu'on fait mouche.
Le choix mais pas trop
Des défauts d'autant plus regrettable que la richesse des modes de jeu est là. En solo, on peut choisir entre Action immédiate, pour les plus pressés, Campagne, qui nous mènera de Tatooine à Mustafar en passant par Bespin et Coruscant ou encore Conquête galactique, réparti en deux actes. Le premier nous plonge dans « la guerre des clones », le second dans « le monde des Ténèbres », soit la chute de l'Empire. Chaque acte étant divisé en trois scénarii de difficulté croissante.
On se retrouve alors à devoir soumettre des planètes par saut de puce au tour par tour. On recrute des effectifs, les déploie, achète des technologies pour renforcer une planète, mais on reste (évidemment) loin d'une gestion détaillée. Au moment des conflits, on peut demander la résolution automatique d'une bataille mais c'est alors souvent au profit de la faction adverse. Il n'y a pas moyen d'y couper. Vous allez souffrir.
points positifs
points négatifs

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