Dans un grand shaker, mélangez une bonne ration de Splinter Cell, une pincée de FPS de Seconde Guerre mondiale, une cuillerée de dimension mystique, saupoudrez le tout d'une musique à vous mettre les nerfs en pelote, et vous obtenez Velvet Assassin. Un cocktail savoureux, coloré et surtout très corsé!
Enfin des rafales efficaces
Dans ce jeu, vous dirigez une héroïne sexy (forcément) qui dispose d'une force et de pouvoirs quasi surhumains. Pour accomplir vos missions (poses de bombes, assassinats…), pas question de jouer les Rambo. Vos munitions sont en effet très rares. Le head shot est donc impératif si vous êtes un accro de la détente. De plus, contrairement aux héros des FPS guerriers traditionnels, vous ne pourrez pas encaisser une centaine de balles et deux missiles avant de mettre un genou à terre. Ici, une rafale suffit à vous faire passer l'arme à gauche.
Chérie, ça va planter!
La technique la plus efficace consiste donc à se cacher dans les zones d'ombre, à regarder par le trou des serrures et à approcher vos ennemis dans le dos pour les poignarder sournoisement. Vous pourrez également emprunter l'uniforme d'une soldate pour passer incognito au milieu des troupes ennemies. Et, pour réaliser ces actions, l'interface de commande à la manette est d'une simplicité déconcertante. Quelques minutes suffisent à tirer pleinement parti des capacités de l'héroïne. Notamment de ses talents de morphinomane.
L'opium du peuple
En effet, si pour le commun des mortels la morphine est un puissant analgésique, elle a pour notre héroïne l'effet d'une pilule d'ecstasy. Le monde autour d'elle se met à tourner au ralenti, et elle fond alors sur ses ennemis pour les poignarder à la vitesse de l'éclair. Saluons au passage la beauté de ces scènes dans lesquelles notre résistante évolue en nuisette dans un flou coloré, au milieu des feuilles balayées par le vent. Des scènes qui s'intègrent parfaitement à une ambiance captivante, bien servie par des graphismes soignés. Et des cinématiques splendides, à défaut d'être intelligibles, viennent régulièrement interrompre l'action.
Con comme un nazi
Ici, les ennemis ne sont pas une armée de clones sans âme. Les soldats allemands ne se ressemblent pas. Ils discutent, s'engueulent, tiennent de longs dialogues en allemand (sous-titré). Hélas, comme tous les méchants de ce type de jeu, ils sont d'une incroyable stupidité. Aucun garde ne s'apercevra que son copain, devant lequel il faisait des allers et retours depuis une heure, a soudain disparu. Aucun ennemi ne vous poursuivra si vous quittez une pièce fermée par une porte. Et, lorsque vous courrez en rond au milieu des soldats en faisant des zigzags pour éviter qu'ils s'approchent trop près, aucun d'eux ne s'étonnera de votre comportement.
You failed! Play again...
Malgré cela, ce jeu est d'une incroyable difficulté, notamment parce que la dissimulation fonctionne de manière aléatoire. Très linéaire, il vous impose de tuer la plupart des ennemis, et ce dans le bon ordre, s'il vous plaît. Tel garde devra être attiré par la radio que vous avez éteinte, tel autre par un sifflement – quant au dernier, il vous faudra le contourner en rampant à travers un trou dans le mur. Et comme la belle ne connaît pas le concept de poche (elle ne sait pas emporter des kits de premiers soins ni des seringues de morphine) et qu'elle est incapable d'emprunter l'efficace mitraillette des gardes qu'elle saigne, se faire repérer signe immédiatement son arrêt de mort. Il est impossible de déterminer soi-même ses points de sauvegarde, il vous faudra donc parfois refaire une vingtaine de fois la même scène avant de trouver la bonne stratégie. Impatients s'abstenir.















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