Alors qu'Activision nous proposait une image bourrine, bluffante graphiquement et finalement assez proprette des courses automobiles explosives, Disney joue sa partition à sa manière avec Split/Second Velocity, développé par Blackrock Studios, déjà responsable en 2008 de Pure et de ses acrobaties aériennes.
Blur, la concurrence
Si Split/Second n'égale pas Blur pour ce qui est de la richesse multijoueur, aussi bien pour les modes de jeux que pour le nombre de joueurs réunis, s'il joue un peu trop des scripts, il n'en est pas moins vrai qu'à y jouer et y rejouer, c'est celui qui donne le plus l'impression d'avoir un peu d'ADN explosif dans les veines, des bouts de Burnout qui auraient déteint sur le code.
Tout envoyer valser
Certes, on a la frustration de ne pas pouvoir vraiment faire de takedown systématique en poussant ses adversaires, mais le système d'attaques pyrotechniques s'en rapproche un peu. En remplissant une jauge d'attaque, divisée en trois parties, grâce à des dérapages, à l'aspiration quand on se place derrière un concurrent, ou à des esquives de dernière seconde, on peut provoquer des minicatastrophes devant le capot d'un adversaire. Encore faut-il que ce soit au bon moment et surtout au bon endroit. Les endroits, on apprend à les localiser sur le circuit, puisqu'ils sont toujours aux mêmes emplacements. Le moment, on s'habitue à le calculer. Trop tôt, et la voiture adverse contourne l'obstacle (grenades lâchées d'un hélicoptère, camion citerne qui explose, etc.), trop tard, et c'est vous qui risquez de rayer votre peinture et d'être retardé.
Total Annihilation
La jauge se charge rapidement et facilement et quand elle est pleine, on peut alors déclencher une attaque pyrotechnique apocalyptique : un bateau en cale sèche qui traverse la route, une cheminée de refroidissement de centrale nucléaire qui s'effondre, etc. Autant dire qu'on n'échappe pas facilement à ce genre d'accidents qui modifient profondément le circuit. Côté circuit justement, des raccourcis sont également disponibles, qu'on ouvre en vidant un tiers de sa jauge. Mais pour le reste, les pistes urbaines sont plutôt classiques et ont tendance à se ressembler. On a du coup une impression de répétition qui désoriente plus qu'elle ne gêne.
Epreuves défoulantes
En revanche, Split/Second emballe davantage avec ses différents types d'épreuves. Du classique mode Elimination, dans lequel le dernier est détruit toutes les 60 secondes, au vicieux mode Attaque aérienne, dans lequel il faut éviter les tirs de missiles d'un hélicoptère, en passant par le relativement facile mode Survie, où on évite les barils tombés d'un camion, ou encore avec détonateur, une course solo dans laquelle il faut éviter toutes les explosions qui se déclenchent automatiquement.
Parfois trop calme
En définitive, Split/Second a un côté plus raffiné que Blur, moins bourrin et plus tactique, qui peut vous faire gagner ou tout perdre à la dernière seconde. On regrettera juste que les seules attaques disponibles soient localisées (ce qui peut par ailleurs renforcer le côté tactique d'une course) et qu'on se retrouve parfois à mener une course assez classique, sans autre défi que la conduite d'un bolide. Surtout, quand, faisant la course en tête, on s'aperçoit que les adversaires gérés par l'IA n'ont pas tellement recours aux attaques. On se tournera alors vers le multijoueur, où le facteur humain remédiera immédiatement à cette extrême gentillesse.
points positifs
points négatifs

test










![]() |
Avira
Connaissez-vous l'antivirus professionnel au parapluie rouge ?
|
|


nos newsletters














agrandir la photo
