Après Miami, alias Vice City, et la Californie, renommée San Andreas, bienvenue à Liberty City, autrement dit New York City ! Pour cette mission d'une trentaine d'heures, mais d'une durée quasi infinie si vous voulez explorer tout le périmètre de cette représentation extraordinaire et sans précédent de la ville qui ne dort jamais, votre identité est celle de Niko Bellic.
Vous êtes serbe, avez connu la guerre et fuyez la misère. Vous êtes jeune mais dépourvu d'illusions. Ou presque, puisque votre cousin Roman, qui possède une petite compagnie de taxis et habite une meublé minable dans les bas quartiers, vous a, dans ses courriers envoyés au pays, fait miroiter le rêve américain : voitures de sport, argent et filles faciles, belle maison, reconnaissance sociale, strass et paillettes.
En réalité, Roman l'affabulateur se débat pour survivre au harcèlement des nombreux usuriers lancés à ses trousses. Et c'est là, bien sûr, que vous intervenez, chargé de protéger votre imprudent cousin puis de faire le ménage pour Vlad, un petit caïd du coin. Plus tard, au fil des missions de racket et d'escorte et des contrats, vous gagnerez vos galons de malfrat pour finir au sommet de la pyramide de la pègre.
Des débuts difficiles
Parlons tout d'abord des choses qui fâchent ! Oui, GTA IV est un jeu inspiré, mais non, il n'est pas dépourvu de bugs et de défauts. Sa protection par le système SecuROM est un peu pénible, et son optimisation pour le PC n'est ni faite ni à faire. Le service de jeu et de communauté en ligne Rockstar Games Social Club, qui permet, entre autres, de partager les séquences enregistrées par les joueurs eux-mêmes, a quant à lui dû attendre que Rockstar apporte les correctifs nécessaires pour pouvoir enfin fonctionner ! La connexion au service Live pour Windows de Microsoft, gratuite pour toute souscription Silver et indispensable pour sauvegarder sa progression en cours de partie, est, elle, bel et bien opérationnelle.
Par ailleurs, mieux vaut une machine puissante si vous voulez augmenter la résolution et pousser les graphismes à leur maximum, ce que nous vous déconseillons de toute façon en attendant un correctif digne de ce nom ! Le transfert de la console au PC ne s'est pas fait sans heurts, apparemment. Gageons que Rockstar remédiera vite à tout ça.
Moins fougueux mais plus intense
Les « GTA » se suivent et ne se ressemblent pas tout à fait ! Bien entendu, le fond reste le même : poursuites en voiture, fusillades, bastonnades avec tous les détails, toutes ces petites choses de la vie quotidienne, ces minijeux, qui rendent l'expérience plus intense et plus immersive. Pensez par exemple à renouveler votre garde-robe si vous voulez séduire les filles !
Le souffle du changement est néanmoins passé sur la série avec ce numéro quatre. L'ambiance générale est tout d'abord moins déjantée, et les dialogues moins enlevés, que dans l'outrancier San Andreas. Le résultat est une atmosphère plus sombre, moins caricaturale mais plus pesante. La deuxième grosse modification tient au moteur physique du jeu, bien plus réaliste que par le passé. La conduite des véhicules s'en trouve littéralement transformée et se révèle plus subtile. Ici, pas question de circuler à fond tout le temps, sous peine de finir encastré dans un mur ! Les fusillades profitent aussi d'un remaniement complet, avec notamment une vue par-dessus l'épaule. Visée automatique ou manuelle, tir au jugé ou de précision avec lunette : les armes ont la part belle dans ce nouvel épisode. Les parties de cache-cache les flingues à la main prennent ici une tout autre dimension.
Les à-côtés
GTA IV peut aussi se vanter de l'utilisation ingénieuse du téléphone portable, qui sert non seulement à faire avancer le scénario et à prendre des photos mais aussi à passer au sein même du jeu d'une partie en solo à une partie en multijoueur ! Ce dernier mode propose d'ailleurs quantité de types de parties, de l'affrontement à mort (deathmatch) pur et simple jusqu'à une version du gendarme et du voleur, en passant par les missions mafieuses, lors desquelles le premier qui remplit le contrat a gagné.
Mais qu'apporte au fond cette version PC, en dehors de problèmes techniques malvenus ? Pour information, sachez que le multijoueur accueille 32 participants, contre 16 pour les versions console. De même, un éditeur de vidéos fait son apparition. Il permet d'enregistrer après coup les 40 dernières secondes de jeu écoulées et de les monter soi-même grâce à tout un panel d'outils. Ces séquences peuvent ensuite être partagées avec les autres joueurs sur le Rockstar Games Social Club, où elles attesteront de vos exploits ! Des fonctions bien sympathiques, même si des difficultés techniques altèrent un rien le plaisir procuré par un jeu de cette trempe.
points positifs
- - Liberty City qui fourmille de détails et de recoins à explorer
- L'ambiance et les possibilités, typiques de la série
- Les combats à l'arme à feu remaniés.
points négatifs

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