C’est comme retrouver sa madeleine de Proust. Lancer Rayman Origins, c’est d’abord des odeurs, des saveurs, des souvenirs. Ces moment passés à martyriser, sourire aux lèvres, une manette ou un clavier.
Worlds Apart
Rayman a toujours occupé une place à part dans le monde des jeux de plates-formes, pas surexcité comme Sonic, pas monumental comme un Mario. Non, il était plutôt l’ami vers qui on revient, celui qui évolue en voletant avec ses cheveux… Et puis, le jeu vidéo a connu une avalanche de polygones et de titres explosifs ; Rayman et ses plates-formes sont retournés tranquillement dans la clairière des rêves. Ils n’avaient plus le vent en poupe. Un jour pourtant, d’excellents titres, comme New Super Mario Bros. Wii ou le hardcore Super Meat Boy ont chassé la pluie…
Alliage
Et cet Origins, qui ne s’ennuie pas à trouver une trame, si ce n’est vous faire vivre la première aventure de Rayman et de ses amis, fait le pont entre le Rayman d’alors et l’approche plate-forme d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il est beau comme seuls le sont les jeux HD. Ensuite, parce qu’il est fluide comme devraient l’être tous les jeux qui demandent de la précision.
Enfin, parce qu’il mélange dans son creuset des tonnes d’influences, parmi lesquelles trônent évidemment Mario et Sonic. Rayman et Globox courent, sautent, virevoltent, se distribuent des baffes dans une cacophonie enchanteresse de rires d’adultes, d’enfants et d’une bande-son incroyablement soignée. Les yeux et les oreilles en prennent pour votre argent. Vos doigts, eux, trépignent et morflent, écrasant boutons et gâchettes.
G-Squad
Comme dans New Super Mario Bros. Wii, on peut aborder le jeu comme une balade dans des mondes colorés et variés ou alors essayer de récolter toutes les pièces et bestioles qu’on croise. Et les choses se compliquent. On peut tenter l’aventure seul ou faire appel à des amis, jusqu’à quatre joueurs. Certains niveaux étant plus simples seul, d’autres à quelques joueurs de plus. Sauf quand on commence à se balancer des mandales entre joueurs, pour le plaisir enfantin de voir les animations délirantes concoctées par l’équipe de Michel Ancel.
To be free
Quand on joue à plusieurs, le jeu devient beaucoup plus drôle, mais également un peu plus fouillis. On se perd un peu à l’écran ; les collisions, pas toujours bien gérées, ainsi que les enchaînements malheureux d’actions peuvent aboutir à une mort malvenue. On se retrouve alors dans une bulle en attendant d’être sauvé. Heureusement, on ne reste jamais bloqué longtemps ; la montée en puissance des niveaux et de la difficulté laisse largement le temps d’apprendre à maîtriser les nouveaux pouvoirs qu’on débloque.
Origins génère des rires, comme rarement. Pour autant, ce n’est ni le jeu de l'année, ni une révolution, ni même une évolution. C’est juste le bonheur de retrouver un vieil ami, de le faire partager à d’autres, à une nouvelle génération de joueurs et, bien sûr, de voleter. L’air de rien, insouciant, avec ses cheveux…
points positifs
- Les graphismes
- L'ambiance sonore
- La qualité de la réalisation
- Le plaisir de jouer (seul ou à quatre)
points négatifs

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